‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 7 sur 25 · hect · texte numérisé non relu

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Ces terrains sont cultivés par 307,802 personnes, dont 320,100 comme propriétaires et 39,583 à titre de fermiers ; soit une moyenne de plus de 54 hecîares par cultivateur.

Si l'on considère que la population totale de ces quatre provinces n'est que de 3,485,701 âmes, on établira aussi une moyenne d'environ 5 hectares 73 ares par tête.

Un coup d'œil que nous allons jeter maintenant sur le tableau qui donne le résultat des produits de l'agriculture, prouvera que la ri-

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gueur, souvent trop exagérée, du climat de l'Amérique septentrionale, n'est pas un obstacle à la végétation, car, outre une quantité relativement considérable d'orge, de seigle,, de sarrasin, de maïs., de tabac, de pommes de terre, etc., que le Canada produit ckaque année, nous voyons qu'on y avait récolté en 1870:

Avoine

. . 15.4U.727 hoctol

Navets

Foin

. . 3.818.G41 tonnes

Malgré la nécessité où l'éleveur se trouve de nourrir ses animaux à l'étable, pendant au moins cinq mois de l'année, il ne retire pas moins de ce genre d'industrie des revenus considérables.

On comptait, lors du recensement, parmi les priacipaux produits de l'élevage :

Clievaux

Bœufs de travail . .

Vaches

Autre bétail d'espèce bovine . 1.233.446

Moulons.

Porcs

Ruches d'abeilles

On a évalué la production du beurre à

PRODT'ITS NATURELS ET INDT'STRTELS

37,568,000 kilogrammes, et celle du fromage à 2,850,000 kilogrammes.

Vu le prix relativement élevé de la maind'œuvre et les difficultés que les cultivateurs canadiens ont à se procurer les bras nécessaires à l'époque des récoltes, ils sont obligés d'avoir recours aux instruments aratoires perfectionnés dont l'usage est, pour les causes que nous venons de mentionner , beaucoup plus répandu en Amérique qu'en Europe.

Ainsi, on a enre^'istré :

Machines 5 cribler 163.064

Moi?s tiineuses et fauclieusos . . 44.201

Miichinfs à battre 30.735

Râteaux ii cheval G3.003

L'aisance relative dont jouissent la plupart des habitants du Canada leur donno la facilité de se procurer un confort domestique qui est loin d'être en rapport avec la vie, presque toujours restreinte, des populations rurales de la plupart des nations européennes.

Les économistes reprochent, généralement, au cultivateur canadien une tendance au luxe assez prononcée pour entraver quelquefois la marche d'une plus grande prospérité, à laquelle la classe agricole pourrait atteindre. On ne peut, en effet, remarquer sans quelque étonne-

NOTES S LU LE CANADA

mont que, sur un total de 1,350,630 voitures, 514,110 sont classées comme voitures de promenade.

Les immenses forêts vierges qui couvrent la majeure partie du territoire canadien seront, pendant longtemps encore, une des principales sources de revenus de ce pays. Quoique l'année 1870, sur laquelle nous établissons nos calculs, ne soit pas considérée comme ayant produit une aussi grande quantité de bois que la plupart do celles qui l'ont précédée et suivie, le tableau suivant nous prouve qu3 le chiffre de production en est néanmoins assez respectable :

Mètres cubes.

Pin (en billots) 399.311.48?

Pin (en pièces équarries). . 8.730.398

Mélèze (id.) 1.100. 340

Erable el merisier (id.) . . 646,453

Ormo (id.) 610.884

Noyer (id.) 139.466

Autres bois 208.649.298

Bois de chauffage 34.852.332

Ainsi que 121,085 pièces de bois préparées pour faire des mâts de navires.

Le Canada exporte, chaque année, pour plus

rUODIITS NATURELS ET INDUSTRIELS

de (120,000,000) cent vingt millions de francs des produits de ses forêts.

Les pêcheries canadiennes sont, sans contredit, des plus considérables et des plus productives.

La longueur des côtes maritimes des provinces de Québec, du NouYeau-Bruns^vick et de la Nouvelle-Ecosse, sans tenir compte des anfractuosités du rivage, est évaluée à 5,332 kilomètres.

En outre, on apprécie la superficie collective do la partie canadienne des grands lacs Ontario, Erié,Huron et Supérieur, que partage la ligne frontière du Canada et des E^ats-Unis et de l'immense nappe d'eau salée enclavée dans le territoire de la Confédération , qui baigne les rives de? provinces britanniques sous les noms de golfe Saint-Laurent et de baies des Chaleurs et de Fundy, à au moins 225,853 kilomètres carrés.

Comme on le voit, le champ est suffisamment vaste pour permettre aux pêcheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices d'une industrie à laquelle se livrent, à l'exclusion de presque toutes autres, les habitants des eûtes de ces provinces, qui, au nombre d'au moins 200,000,

assuro-t-on, vivent uniquement du produit de leur pèche.

A l'époque du recensement, 991 navires portant 0,984 hommes d'équipage", et 10,876 barques montées par 25,847 pêcheurs, faisaient le service de ces pêcheries.

Grâce à l'intelligente attention que le gouvernement canadien porte au développement de cette immense et inépuisable source de richesse, les produits de la pèclie ont augmenté depuis dans des proportions tellement considérables, qu'on ne peut s'en former une idée exacte qu'en établissant la différence des chiffres de production de 1870 avec ceux qui • ont été donnés successivement dans les rapports officiels du ministre de la marine et des pêcheries du Canada, pour les années subsé- ♦ quentcs jusqu'en 1874 inclusivement.

Les produits de la pêche livrés au commerce, ont été : . i

Pour 1870, de Pour 1871, de Pour 1872, de Pour 1873, do Pour 1874, de

32,88G,0G0 fr.

Il s'en faut de bien peu, en raison de cette progression rapide, que le rapport des pêcheries canadiennes n'ait doublé en cinq ans.

PRODUITS NATURELS KT INDU.STRIIiUS

Maintenant, pour donner un aperçu do la production générale de la pèche, nous produirons le cliifTro des produits fournis par dilTéreutes catégorie de poissons péchés sur les côtes canadiennes, et afin d'établir le contraste, nous mettrons on regard les résultats obtenus pour les années 1870 et 1874 :

Moruo . . .

. 38,227,330 kil.

50,140,080 kil.

llaroii.:^ . .

Maqiioivau.

Saumon . .

Aloso . . .

HuUros . .

1 1,500 barricj.

27,288 barriq.

itte he-

II s'est vendu, en 1874, pour 2,164,955 fr. d'huile de poisson.

Une industrie naissante, qui est appelée à prendre, d'ici à pou de temps, une extension considérable, celle de la préparation et de la mise en conserve du homard, a produit aussi, cette môme année, Tassez jolie somme de 6,073,745 fr., sans compter pour plus de 600,000 francs de homards frais qui ont été expédiés de ces lieux de pêche sur les marchés américains.

NOTKS SUR LE CANADA

Les productions minérales du Canada, bien que cette source de produit ne soit pas exploitée comme elle pourrait l'être, méritent aussi d'être mentionnées.

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Dans la province d'Ontario on trouve en assez grande abondance, particulièrement dans l'espace compris entre la baie Géorgienne et la rivière Otta^va, du fer, du cuivre, du plomb, de l'antimoine, du manganèse, du plâtre, et une certaine variété de marbre que des géologues distingués ne craignent pas de comparera celui de Carrare. Les mines de cuivre du lac Iluron produisent pour environ 125,500,000 fr. de minerai, par année. On exploite aussi, aux environs de la baie du Tonnerre, des mines d'argent assez riches pour rémunérer amplement le travail des mineurs. Dans l'Ouest, trois cents sources jaillissantes et inépuisables d'huile de pétrole en fournissent des milliers de barils par jour. Les salines livrent aussi une énorme quantité de sel d'une grande pureté et trèsapprécié dans le commerce.

Quoique moins bien partagée que sa voisine, la province de Québec possède néanmoins un assez grand nombre de mmes de fer et de cuivre et de magnifiques carrières d'ardoises et

PRODUITS NATURELS ET INDUSTRIELS

de pierres granitiques. On y a même découvert quelques gisements aurifères et argentifères que des géologues compétents prétendent être d'une grande richesse.

Le Nouveau-Brunswick produit une assez grande quantité de houille, do fer, de cuivre, d'antimoine et de manganèse.

La Nouvelle-Ecosse est celle, de toutes les pi'ovinces de la confédération canadienne, qui retire le plus de profits do l'exploitation de ses mines. Outre quelques gisements aurifères et argentifères et de riches mines de charbon, de cuivre, de plomb, do soufre et de mercure, on y trouve du fer d'une qualité supérieure qui rivalise avantageusement avec celui si renommé de la Suède, et est beaucoup plus apprécié que ceux de provenance anglaise.

Voici quels étaient les montants respectifs de quelques-unes dos principales productions minérales de ces quatre provinces en 1870:

Or 22,941 onces.

Argent 60,194 »

Minorai do caivro . . . . 13,310 (onnes.

Minerai de fer 129,363 »

Clicirbon 671,008 »

Piàtro 114,433 »

Pyrite 2,800 »

Manganèse 035 »

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NOTES SLR LE CANADA

Phosplialo du cliaux . . . 1,980 loniies

Plombagine 270 »

Huile de pétrole 588,812 liectolit.

La facilité avec laquelle on peut s'y procurer la matière première, qu^elle soit produite ou non par le pays, unie aux nombreux cours d'eau qui le sillonnent et peuvent être employés comme force motrice, forme une réunion d'avantages tellement incontestables, qu'il est facile de prédire, à première vue, au Canada, un grand avenir industriel.

Déjà, sont en pleine activ'ité un assez grand nombre de fabriques de tissus de laine et de coton, de papier, de chaussures, de meubles, de clous, etc., donnant, pour la plupart, d'assez beaux b'^néfices aux compagnies ou aux individus qui les exploitent, et servant d'aliment au commerce extérieur et intérieur de la colonie.

Le dernier recensement porte à G:i4 millions 535,730 francs le prix de la matière première employée, en 1870, dans les différentes opérations industrielles du Canada.

Le rendement général avait été de 1 milliard 108,088,805 francs.

On a établi que 187,942 personnes, travail lant dans ces manulactures, gagnaient coIIgc-

l'UODUlTS NATUKEr^S T INDUSTRIELS

tlvcmeiit 20 1,255,045 francs par année ; ce qui donne une moyenne de salaire annuel de 1,08G francs 75 centimes ou 3 francs 60 centimes par jour ouvrable pour chaque homme, femme et enfant qui y travaille.

Les seules provinces de Québec et Ontario entrent, à elles deux, pour les sept dixièmes au moins dans le total de ces valeurs industriellv.";.

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COMMERCE ET NAVIGATION

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