Villages à quelques kilomètres Je Montréal
NOTES SL-R LE CANADA
déclara vers la mémo époque dans le Haut- Canada, n'eut pas plus de succès.
Partout, les troupes anglaises restèrent maîtresses du champ de bataille.
La rébellion était vaincue.
Cette révolte prématurée n'était pas de nature à ramener vers les Canadiens français les sympathies de l'Angleterre . Le résultat immédiat de cette échauffourée, sans issue possible, où tant de nobles et sincères patriotes payèrent de leur vie ou de leur liberté des convictions politiques trop ardentes peutêtre , fut de permettre au gouvernement métropolitain d'exercer, avec moins de discernement que jamais, le droit de répression dont il s'était servi jusque-là.
Le 17 janvier 183S, lord John RusscU faisait adopter par le Parlement anglais un bill demandant la suspension de la Constitution canadienne. Quelques semaines après, lord Durham, nommé gouverneur général du Canada, débarquait à Québec, le 27 mars ; il avait été chargé de mettre à exécution le projet d'union du Haut et du Bas-Canada, depuis longtemps nourri par le gouvernement britannique. Homme d'Etat habile, le nouveau fonctionnaire anglais inaugura son administration en accordant une amnistie générale aux prisonniers politiques
RKSUMK HISTORIgUK
accusés d'avoir pris part à la révolte de l'année précédente ; puis, il visita le Haut-Canada, où il fit accueillir favorablement son plan d'union des deux provinces. Mais, ayant appris que sa proclamation d'amnistie avait été désavouée par le cabinet de Saint-James, il donna sa démission et partit pour l'Angleterre le 1" novembre 1838, laissant l'administration de la colonie à sir John Colborne, qui la garda jusqu'à l'arrivée de lord Sydenliam, l'année suivante. Après le départ de lord Durham, de nouveaux soulèvements s'organisèrent, simultanément, dans le Haut et le Bas-Canada. Mais comme la première fois, ils furent promptement réprimés par sir John Colborne; celui-ci, pour effrayer les populations révoltées, saccagea et brûla tout sur son passage, ne laissant après lui que des monceaux de ruines et de cendres ; il traduisit ensuite les prisonniers devant une cour martiale, qui en condamna *■,) à mort et 47 à ladéportation; l'une et l'autre peincentraînaicnt après elles la confiscation de tous les biens des condamnés. Vers la même époque, le Parlement anglais vota une résolution consacrant l'union des deux provinces du Canada, malgré les protestations nouvelles de toute la population bas-canadienne ainsi que des membres de répiscopat et du clergé catholique
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Cette loi qui reçut la sanction royale le 23 juillet 18-10, décrétait, entre autres choses, que, dès lors, l'anglais serait seul reconnu comme langue légale et parlementaire ;
Que le nombre des représentants serait le mémo pour chacune des deux provinces, quoique alors la population du Bas-Canada fût beaucoup plus considérable que celle du Haut- Canada ;
Qu'il faudrait une majorité composée d( deux tiers de la législature pour changer les divisions électorales et le chiffre de la représentation.
Dès lors, jusqu'en 18G7, époque depuis laquelle les deux provinces canadiennes font partie de la grande Confédération britannique de rxVmérique du Nord, le Haut et le Bas- Canada ont été administrés en vertu do l'acte d'union de 1840.
Bientôt, le gouvernement métropolitain ayant inauguré une politique coloniale plus large et plus libérale, dont un des effets fut de rendre aux Canadiens français l'exercice lécral de leur langue maternelle, les dissensions intestines s'apaisèrent peu à peu et finirent 'par disparaître complètement.
Depuis longtemps, les rivalités de race qui ont entravé le développement de la colonie
RESUME HISTORIQUE
pendant plus de soixante-quinze ans n'existent plus, et un parfait accord règne entre les représentants des deux origines.
Aujourd'hui, les Canadiens français jouissent, sans contrainte, du libre exercice de tous les privilèges qui leur avaient été reconnus par le traité de Paris, et nous pouvons ajouter, sans crainte d'être taxé d'exagération, qu'aucun peuple au monde ne possède de plus, grandes libertés politiques et religieuses..
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PRODUITS NATURELS ET INDUSTRIELS
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Dans ce chapitre qui a trait aux productions naturelles et industrielles, nous avons cru devoir puiser nos renseignements aux sources les plus autorisées. A défaut d'autres documents officiels plus récents, nous sommes obligé d'emprunter souvent les chiffres, que nous aurons occasion de citer, au dernier recensement de ce pays, qui date déjà de 1871.
Quoique sèches et dénuées de tout attrait littéraire, les statistiques que nous y avons cueillies nous ont paru de nature à offrir quelque intérêt à ceux de nos lecteurs qui désireront se rendre compte, approximativement, des ressources matérielles du Canada.
Cependant nous devons faire observer en commençant que, pendant les quelques années qui nous séparent de l'époque où ces statistiques ont été dressées et classées, il s'^st produit dans ce pays des changements assez notables.
Néanmoins, les extraits que nous ferons de ce travail, quelque incomplet qu'il soitaujour-
PRODUITS NATURELS ET INDUSTRIELS
(l'hui au point de vue do l'actualité, donneront une idée assez exacte do l'état matériel de cette colonie, quoiqu'ils ne s'appliquent qu'aux quatre provinces d'Ontario, do Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, les plus importantes, du reste, des sept qui forment 1: Confédération canadienne.
Ainsi ,nous voyons, en première ligne, que dans ces quatre provinces 19,979,242 hectares de terre sont en état de culture.
La répartition s'en fait comme suit :
Pour Oii..irio
— Québec
— Nouvuau-Bruns\\ick.
— Nouvelle-Ecosse . ,