‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 4)Chapitre 5 sur 29 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

En Europe, on se fait généralement une idée aussi fausse que peu avantageuse du Canada.

Pour beaucoup de personnes, cette imporante colonie n’est qu'un pays perdu couvert de orêts inextricables et de savanes marécageuses, nseveli, pendant sept ou huit mois de l’année, ous une épaisse couche de neige, où on gèle n hiver, où on grille en été, où le colon doit oujours être sur le qui-vive pour défendre sa ie et sa propriété contre les attaques incesantes de tribus sauvages, complétement inciilisées et à moitié anthropophages.

On ignore l’incomparable fertilité de son sol,

la salubrité incontestable de son climat, l’ac croissement relativement prodigieux de sa po

pulation, en un mot, tout ce qui constitue les;

nombreuses et inépuisables ressources que ren ferme cet immense territoire.

Le Canada, dont la superficie est évaluée neuf millions quatre-vingt-dix-neuf mille cen quarante kilomètres carrés, est borné: au nord par le territoire de la baie d'Hudson, au 52 degré de latitude; à l’est par l'océan Atlantique à l’ouest par l'océan Pacifique, et au sud pa la frontière nord des États-Unis.

Si l'on considère quela superficie de l’Europd ne dépasse pas 13,450,000 kilomètres carrés on se rend facilement compte de l’importanc&: de cette colonie peu peuplée encore, en raiso de l’immensité de sa surface territoriale, don plusieurs centaines de millions d'hectares, d'’ut sol exceptionnellement fertile, sont encore inex ploitées.

Le Canada se compose, depuis 1867, de seph;

provinces unies entre elles par un lien‘fédératifh:t4

Ce sont : %

La province d’Ontario (ancien Haut-Canada qui contient, sur 279,139 kilomètres carrés une population de 1,420,850 âmes, en majo% rité de race anglaise ;

La province de Québec (Bas-Canada), qui nç

ompte encore que 1,191,576 habitants, en brande partie d'origine française, sur 500,769 Rilomètres carrés.

Ces deux provinces formaient, à elles seules, e Canada avant 1867. Mais l’acte de confédération, passé à cette époque, leur a annexé le ouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, l'ile au nOTŒu Prince-Edouard, la Colombie anglaise et Au Sianitoba. La population de ces cinq dernières intiqueRrovinces est de 821,378 âmes, et leur superficie sud Paerritoriale de 720,381 kilomètres carrés. Leterritoire du Nord-Ouest plus considérable, Europ% jui seul, que toutes les autres provinces du carrésManada réunies, puisqu'il contient 7,599,000 ortanc&ilomètres carrés, a été acheté par le gouverà r'aisO sement canadien à la compagnie de la Baie le, donS'Hudson, vers 1868. On évalue le nombre de es, d'os habitants à environ 85,000, vivant, pour la re inex@]upart, à l'état sauvage. À l'encontre du Basanada où l’élément français et catholique dohine, les autres provinces sont, en grande majce lité, anglaises et protestantes ; ceux qui y pro- Acssent le catolicisme et descendent de la race rançaise n’y comptent que pour un quart, au carrésBlus.

Onexagère beaucoup, ordinairement, l'âpreté qui nu climat canadien. Au Canada les hivers sont

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rigoureux, c’est vrai, et la neige y couvre 1 sol pendant près de cinq mois de l’année. Mais en revanche, ces froids secs et vivifiants, qu l’on envisage avec tant d'horreur, donnent l: force et l'énergie aux populations qui l’habilfables p tent ; cette neige elle-même, si redoutable edivrer a apparence, tout en étant le préservatif le plu Les efficace des plantes qu'elle garantit contre 14harque gelée, procure aussi, aux habitants des villes efjours les des campagnes, un mode de locomotion defussi p plus rapides et des moins coûteux. Les étéfu Can: sont habituellement chauds, c’estincontestableremie mais l'atmosphère n’y est jamais lourde et sufflémont focante comme dans certaines parties de l'Amé hiffre rique méridionale ou dans quelques contrées diflevé q! sud de l’Europe, et cette température provoque D'aill et soutient une des végétations les plus luxuMa salu! riantes qu'il y ait au monde. >xcepti:

Si tout le monde sait qu’à Saint-Pétersbourdénéral la température moyenne des trois mois d’hivelbieux d est de dix degrés centigrades, beaucoup d8@ 765, ll personnes ignorent qu’elle ne dépasse jamaif 0,000 huit degrés à Montréal. D’après des rapport@ecense météorologiques d'une autorité incontestable 005,4 dans cette dernière ville, la moyenne de janæ0ns à vier, le mois le plus rigoureux de l’année, varid@/anadi entre neuf et dix degrés centigrades. Ces mélrovin mes rapports constatent que là moyenne démous el

illet, le mois le plus chaud au Canada, varie ntre vingl et vingt-deux degrés.

Cependant, ni cette grande chaleur, ni ce roid tant redouté, ne deviennent assez intoléables pour empêcher le colon canadien de se ivrer aux travaux d'exploitation de sa ferme. Les variations considérables que l’on remarque entre les grands froids de l'hiver et les ours les plus chauds de l'été, sont loin d’être ussi préjudiciables à la santé des habitants lu Canada qu’on pourrait se l’imaginer, au premier abord. Les statistiques sérieuses ont lémontré que, toutes proportions gardées, le hiffre des décès y est plus de moitié moins levé qu’en France.

D'ailleurs, la meilleure preuve à donner de a salubrité du climat, c’est la vitalité tout exceptionnelle de la population du Canada, en rénéral, et le développement vraiment prodivieux de la race française, en particulier. En 763, le Haut et le Bas-Çanada qui comptaient [0,000 âmes, tout au plus, possédaient lors du ecensement de 1870, 2,812,367 habitants dont 005,200 d’origine française. Si nous ajoude janons à ce dernier nombre environ 500,000 e, vari@anadiens français disséminés dans les autres es mélrovinces de la Confédération et aux Etats-Unis, nne d@ous en arrivons à constater que, dans l'espace

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de cent sept ans, ce petit groupe de Françait s’est multiplié près de vingt-deux fois, par sal simple force d'expansion et sans le secours de l’'émigration étrangère.

On doit conclure de ces observations, et celali

en dépit de toutes les opinions scientifiques émises pour expliquer le peu d'augmentation relative de la population en France, que |:

race française possède des qualités tout auss éolonisatrices, à ce point de vue, qu'aucundks autre du monde. Cette progression rapide de 1: population, au Canada, est due un peu, sans doute, à la salubrité du climat et beaucoup probablement, à la moralité des habitants Quoi qu'il en soit, si l’accroissement qui s’esf manifesté jusqu'ici continue à se maintenir, i y aura, avant la fin du siècle prochain, plus de Français qu'en France même, dans les colonies anglaises de l'Amérique du Nord.

Chacune des provinces du Canada possède d'innombrables ressources pour la plupart inex ploitées encore.

Les. forêts séculaires qui couvrent une partie considérable de son territoire offrent une va riété infinie de bois, fort appréciés, pour I: construction et l’ébénisterie. Des centaines de rivières, au cours rapide, peuvent faire mouvoi

Françaises milliers d'usines alimentées par les pro- , par saduits naturels du pays; ses chemins de fer, ses cours déficanaux, ses lacs grands comme des mers, son fleuve Saint-Laurent qui, à plus de cent soixante , et celdMlieues de son embouchure, devant Montréal, ntifiquedla encore une largeur u’au moins trois kilomèentatiorftres et une profondeur suffisante pour permet- , que litre aux steamers du plus fort tonave d’y mas ut aussBnœuvrer à l'aise, sont autant d’:vantages ’aucunæ%sérieux offerts au développement du commerce de de let de l’industrie.

U, San® Enfin, mettant en ligne de compte un grand aucoupnombre de manufactures et d’usines de toutes bitantsÆsortes, une immense quantité de produits miqui s’esfnéralogiques enfouis dans le sol, on se fera tenir, iBune idée des richesses inconnues que renferme plus déce pays inévitablement destiné à jouer, un jour olonieÆou l’autre, un rôle important, sinon brillant, parmi les peuples du nouveau monde.

Afin de donner un aperçu de quelques-unes possèddi des ressources actuelles du Canada, nous emrtinex® prunterons quelques chiffres officiels au recensement fait de ce pays, en 1871. Comme dans ce travail statistique sont comprises seulement les provinces d'Ontario, de Québec, du Nouveau- Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, à tous les points de vue, du reste, Les plus importantes de la Confédération canadienne, nous serons

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obligé de nous borner aux renseignements qu nous donnent ces documents, les seuls digne de foi sur la m°‘ière.

Nous trouvons d’abord, dans ces quatr provinces, 7,015,805 hectares de terre el état de culture. Ces terrains sont occups pa 376,862 personnes dont 326,160 comme pro priétaires et 39,583 à titre de fermiers.

On serait tenté de croire que la neige q couvre le sol, pendant les mois d'hiver, doit, e interdisant l’accès des pâturages aux bestiaux présenter un obstacle presque insurmontabl à l'élève du bétail. Il n’en est rien cependant et, malgré la nécessité où l’éleveur se trouvi de nourrir ses animaux à l’étable durant cin( mois de l’année, il ne retire pas moins des re venus considérables de ce genre d'industrie Les chevaux canadiens, doués d’une vigueu exceptionnelle, sont très-recherchés sur tou les marchés américains. Les races bovine ovine ef porcine acquièrent aussi au Canada ui développement tel, que souvent de grands éle veurs anglais viennent y retrouver les produit améliorés d'animaux dont ils ont, quelque années avant, fourni la souche aux fermier canadiens. Les pâturages peuvent avantageu sement être comparés avec les plus plantureul pacages de la Suisse.

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On comptait, lors du dernier recensement, B36,743 chevaux, 1,139,635 vaches, 3,155,509 moutons, 1,366,083 porcs, etc.

Leproduitdesforêts canadiennes, pour l’année

1870, était de 744,040,659 mètres cubes de ois de toutes sortes. plus 121,685 mâts de avires.

Les pêcheries canadiennes sont, sans contredit, des plus considérables et des plus produc- Rives. La longueur des côtes maritimes des Huatre provinces dont nous nous occupons, Est évaluée, sans tenir compte des anfractuo- . Pités du rivage, à 5,982 kilomètres. On apprécie Hu outre la superficie des eaux intérieures à 315,764 kilomètres carrés. Le champ est donc suffisamment vaste pour permettre aux pèheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices l'une industrie à laquelle se livrent, à l’excluion de presque toutes autres, près de 200,000 nabitants des côtes. En 1870, 991 navires porant 6,984 hommes d'équipage, et 16,876 barjues montées par 25,347 pêcheurs, faisaient le ervice de ces pêcheries.

Les productions minérales, sans être aussi

Bonsidérables maintenant qu’elles sont appelées

le devenir un jour, n’en méritent pas moins

d'êtrementionnées. On y trouve,en assez grande abondance, du cuivre, du fer, du plomb, dt mercure, du manganèse, de l’antimoine, d soufre; on y exploite des houillères d’une grande richesse, et des carrières produisan des marbres et des granits très-prisés. On y 2 même découvert des gisements d’or et d’argen dont l'exploitation serait avantageuse, au dire de géologues compétents. Les mines de cuivre du lac Huron rapportent déjà pour 125,500,00 de minerai, annuellement. Dans l’ouest de |:

province d'Ontario, plus de trois cents source jaillissantes, inépuisables, fournissent plusieur: milliers de barils d'huile de pétrole, par jour Des salines livrent, journellement, au com merce, plus de mille sacs d’un sel d’une pureté annu: remarquable, dont un spécimen a obtenu une médaille d’or à l'Exposition universelle de 1867 Le fer extrait des mines de la Nouvelle-Ecossd est réputé comme étant d’une qualité supé rieure. Il rivalise avantageusement avec celu

produit par la Suède, et est de beaucoup pré En féré au fer anglaïs. Tandis que ce dernier esthou d coté à 100 fr. 80 le tonneau, celui de la Nou bles, velle-Ecosse en vaut 176 fr. 40 sur le marchél une 1 de Londres. que |

Avec d'innombrables chutes d'eau qui me de-Æ auxq nandent qu'à être utilisées par l'industrie, vu tr..v:

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surtout la facilité avec laquelle on peut s’y procurer la matière première, produite ou non par le pays, on peut, en toute sûreté, prédire un grand avenir industriel au Canada.

Déjà, un assez grand nombre de fabriques de tissus de laine et de coton, de papier, de chaussures, de meubles, de clous, etc.,sont en pleine activité. Le recensement évalue à 624,535,730 francs le prix de la matière brute employée, pendant l’année 1870, dans les différentes opérations industrielles. Le rendement avait été de 1,108,088,865 francs. On a pu établir aussi que ces manufactures emploient 187,942 personnes gagnant, collectivement, 204,255,045 fr. par an, ce qui donne une moyenne de salaire annuel de 1,086 fr. 75, ou 3 fr. 60 par jour ouvrable, — le travail étant interdit le dimanche — pour chaque homme, femme ou enfant.

Les provinces d'Ontario et de Québec entrent, à elles deux, pour les sept dixièmes, dans le total de ces valeurs industrielles.

En sus des produits provenant de fabriques ou de manufactures plus ou moins considérables, il faut tenir compte de ceux fournis par une foule de petites industries indigènes, telles que le tissage des étoffes de laine et de lin auxquelles la femme du cultivateur canadien tr. vaille à domicile, et dont une bonne partie

est affectée à l'usage de la famille ; la fabricaæ Un tion des chapeaux de paille, tressés pendant leshpuver longues veillées d'hiver et exportés par mil-frése lions vers le sud des Etats-Unis ; le sucreBque, provenant de la séve de l’érable, qui ne coûteBinist rien à celui qui le fabrique lui-même; enfin} Uns une foule d’autres producions plus ou moinsires n( rémunératrices, que le colonindustrieuxsaittouh Enf jours ajouter aux produits naturels de sa ferme le dép age 0 e la c opor elap Dans voir | nglais

Au point de vue administratif et religieux, le Canada jouit de la liberté la plus étendue. La suzeraineté de l'Angleterre sur cette colonie est toute commerciale. Les possessions britan niques de l'Amérique du Nord sont un débouché avantageux pour les nombreux articles d’exportation qui sortent des docks de la Grandetre, f Bretagne et inondent leurs marchés, à l’exclu-W Ces sion de presque tous autres produits européensilienne c’est tout ce que la métropole leur demande. Mgisla

La constitution qui régit la ConfédérationkMèglen canadienne, tout en étant constitutionnelle mo-Byant narchique, a beaucoup d’analogie avec celle des Cha Etats-Unis d'Amérique. Comme dans la grandelBn got république américaine, il y a une administrationkion e: fédérale et des gouvernements provinciaux. [le la

Le gouvernement fédéral siége à Ottawa, ca-Rpouvo pitale du Canada. Il est administré par : Aux il

\ fabrica® Un gouverneur général, fonctionnaire du ndart leshbuvernement métropolitain, chargé d'y repar mil-Ærésenter les intérêts de la couronne britane sucreBque, avisé par un conseil composé de treize ne coûteMinistres ;

e; enfinS Un sénat, où siégent soixante-dix-sept memju moinsres nommés à vie par le gouvernement ; xsaittou® Enfin, une Chambre des Communes, formée sa ferme.Be députés élus, tous les cinq ans, par le sufage des habitants des différentes provinces e la confédération, qui y sont représentées oportionnellement à l'importance numérique e la population de chacune d'elles.

Dans les deux Chambres, la discussion peut voir lieu, indifféremment, en français ou en nglais et tous les documents officiels doivent re, forcément, publiés dans les deux langues. Ces trois branches de la législature canaienne, telle que constituée, pourvoient à la gislation pénale, douanière et commerciale et èglent toutes les questions d'intérêt commun yant rapport aux relations extérieures.

elle des® Chacune des provinces possède, en outre, grandeMn gouvernement particulier dont la constitustrationion est, à peu de chose près, analogue à celle iaux. Me la législature fédérale et possède les mêmes Wa, ca-Mouvoirs sur toutes les questions ayant trait

aux intérêts locaux. Ces administrations se

eligieux, étendue, à colonie s britan ébouché les d’ex Grande l’excluopéens; mande.

dérationk elle mo

composent : d’un Lieutenant gouverneur, d'Œu él Conseil Législatif dont les membres sont nom@htég més à vie, comme ceux du sénat, et d’une AB'une semblée législative éligible tous les quatre arelon Les provinces d’Ontario et de Manitoba différeBbten des autresen ce qu’elles n’ont pas de Conseil LE Un gislatif. Ces législatures provinciales sont conNouv plétement indépendantes du parlement fédérdhabit. pour tout ce qui concerne la législation civilpion « et ont aussi l'administration exclusive et salhlors contrôle, de toutes les propriétés du domaidflerg: public contenues dans leurs limites. sectes

Le droit de velo que le Gouverneur générÆérab et les Lieutenants Gouverneurs ont le dr Ç'e d'exercer, au besoin, au nom du souverain, eMParis la seule mesure répressive que l'autorité m@ajur tropolitaine se soit réservée sur ses coloniqu’en de l'Amérique du Nord. Bien rarement, cävince représentants de la couronne britannique Skées ] croient dans le cas d'user d’un privilége qguurer leurs pouvoirs leur confèrent. Bas-(

La propriété foncière n’est soumise à aucumprès, taxe directe et les impôts perçus sur les maëtoutec chandises importées et sur différents produifQuélt manufacturés dans le pays, suffisent aux fraBfranc généraux de l’administration. leurs

Le suffrage électoral n’est pas universel, ÆTout Canada, comme en France. Pour être électedjuris

rneur, d'u éligible, il faut, en outre de la possession sont no@htégrale de ses droits civils, être pourvu t d’une AB'une certaine qualification pécuniaire qui varie quatre arelon l'importance du mandat à conférer ou à ba différeBbtenir.

Conseil LE Une des clauses de l’acte de cession de la s sont conNouvelle-France à l'Angleterre assure aux ent fédérdhabitants du pays la libre pratique de la relition civilion catholique et l'exercice des lois civiles ve et sallors en usage dans la colonie. Au Canada, le lu domaiglergé catholique est respecté de toutes les sectes religieuses et jouit d’une influence considérable parmi les habitants d’origine française. Ç'estsur l'interprétation des Coutumes de Paris que les tribunaux appuyèrent toujours a jurisprudence civile du Canada français, jusqu’en 1866. A cette époque, les lois de la proement, cvince, après avoir été soigneusement condennnique %kées par un comité composé de savants légistes, ilége qfurent publiées sous le titre de Code civil du DBas-Canada. Ce code renferme, à peu de chose près, les dispositions du Code français. Devant toutes les cours de justice de la province de Québec, l'avocat comme le plaideur, d'origines française ou anglaise, peuvent faire valoir leurs prétentions dans leur langue maternelle. versel, ÆToutes les autres provinces sont soumises à la e électejurisprudence civile anglaise.

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L'instruction primaire est obligatoire a Canada, en ce sens que chaque père de famill est tenu de payer une certaine contribution an nuelle affectée au soutien des écoles de soi canton, pour chacun de ses enfants âgés di sept à quatorze ans, qu'ils y assistent ou non. k

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