‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 4)Chapitre 6 sur 29 · E CANADA SOUS LA DOMINATION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

E CANADA SOUS LA DOMINATION FRANÇAISE

De l’autre côté de l'Atlantique, à plus de iuatre mille kilomètres des rives de France, il

a de cela plus de trois siècles, Jacques Carier remontait le fleuve Saint-Laurent et preait possession, au nom du roi de France, de astes contrées, encore inexplorées, auxquelles | donnait le nom de Nouvelle-France.

En dépit des vicissitudes de tout genre v'ils ont eu à subir, les quelques rares pioniers qui vinrent, à l'ombre du drapeau planté Dar le navigateur malouin, fonder la nouvelle olonie, ont grandi et prospéré. Aujourd'hui,

plus de onze cent mille représentants de | race française conservent précieusement a Canada, au milieu des éléments étrangers q les entourent, la langue, les mœurs et les tra ditions de l’ancienne mèére-patrie.

Les premières tentatives de colonisation d la Nouvelle-France, découverte en 1535 échouëèrent presque complétement, et celle qui suivirent ne réussirent jamais qu'à dem Aussi, pendant près de deux siècles, le déve loppement de la population y fut-il à peu pré nul.

C'est en 1541 que le roi François 1° pensa pour la première fois, à coloniser les vastes pos sessions américaines dont JacquesCartier venai de doter la couronne de France. M. de Roberv fut chargé de jeter les fondements de la nou velle colonie. A la tête de deux cents émigran et accompagné d’un certain nombre de gentils hommes, il partit au commencement du prin temps de 1542 et vint aborder sur la rive nori du Saint-Laurent, près du lieu où fut bâti plus tard la ville de Québec. Le premier hive fut fatal au nouvel établissement français qui dans l’espace de quelques mois, perdit près di tiers de ses membres.

Sur ces entrefaites, la guerre s'étant rallu mée entre François I* et Charles-Quint,

er ve qui Vé de Co son f nouvé on n° resta cette

L’a repre avec 1 débar chure

dalle y tro

ment.

Ipête

où il:

heure une Î plus trouv sorte

nts de lieu des renforts qu'il attendait, M. de Roberement aëlval reçut l'ordre de revenir en France et d'y ngers quiramener ses compagnons.

t les tra Après la conclusion de la paix, M. de Roberval reprit, avec l’assentiment de Henri If, qui venait de succéder à son père, ses projets de colorisation du Canada. Accompagné de son fr. .e, ilse remit, en 1549, à la tête d’une nouvelie expédition qui dut périr en mer, car on n’en eut jamais de nouvelles. Le Canada resta oublié pendant le demi-siècle qui suivit cette terrible catastrophe.

L'an 1600, le marquis de la Roche tâcha de reprendre l’œuvre de M. de Roberval. IL partit ier venailavec un assez grand nombre d’émigrants qu’il Robervaldébarqua sur une ile inculte située à l’embou- > la nouBchure du golfe Saint-Laurent, sous prétexte imigrantd'aller explorer les ‘ivages de l'Acadie pour e gentilsMy trouver un lieu propice à leur établissedu prinfment. Poussé, dit-on, par une violente temive nor@pête qui le rejeta sur les côtes de France, fut bâtifoù il débarqua, il paraît avoir oublié les malier hivelheureux abandonnés sans ressources sur çais quilune île désèrte. On ne songea que cinq ans : près diplus tard à ces pauvres gens, que l’on retrouva décimés par les privations de toutes sortes.

MM. de Chaste et de Pontgravé ayant ob-

sation d n 1535 et celle a’'à demi le déve peu pré

°° pensa astes pos

nt rallu uint,

tenu un privilége exclusif pour la traite des pelleteries sur tout le territoire compris entre} le cap Race et le 50° degré de latitude nord, à: condition de coloniser les contrées dont ils de venaient ainsi les concessionnaires, mirent le marquis de Champlain, habile homme de mer du temps, à la tête d’une nouvelle expédi tion qui fut dirigée vers le Canada, dans le cours de l’année 1608.

En 1604, M. de Monts, qui venait de rempla cer M. de Chaste, mort dans l'intervalle, s’em barquait, à son tour, avec quelques centaines de colons et allait atterrir sur les côtes de l’'Acadie (Nouvelle-Ecosse), où il jetait, peu de temps après son arrivée, le fondement de 1:

ville de Port-Royal, aujourd’hui Annapolis.

De son côté, Samuel de Champlain, après avoir exploré les rives du Saint-Laurent, fon dait le 3 juillet 1608 la ville de Québec, qui devint et resta, jusqu’en 1867, la capitale d Canada, sur les ruines mêmes du village sau vage Stadaconé, où Jacques Cartier abords quand il planta, pour la première fois, la croix de la civilisation sur les plages du nouveau monde. ÿ

À dater de la fondation de Québec, le Canads qui avait toujours été laissé sous la direc tion exclusive des Compagnies possédant le

raite des

pris entre

nord, à l:

nt ils de-k

, mirent omme de e expédi , dans le

le rempla alle, s’em centaines côtes de it, peu de ent de Ia apolis.

in, aprés ent, fon sbec, qui pitale d age sau r abords , la croix nouvea

e Canad:

a direc dant le

brivilége de faire la traite des pelleteries dans

à une organisation

out le pays, fut soumis plus régulière.

Jusque-là, les quelques rares colons établis sur les bords du Saint-Laurent avaient eu beaucoup à souffrir du voisinage des aborigènes, avec qui ils avaient de fréquents démêlés.

Champlain tenta d'établir des relations amicales avec les tribus sauvages, dont il était en-

ironné. À cet effet, il conclut un traité d’aljance avec les Algonquins et les Hurons, ses voisins, | ar promettant son concours pour combattre leurs ennemis héréditaires, les Iroquois, peuplade nombreuse et redoutable établie au sud du lac Ontario.

Quoique peu nombreux, les Français rendirent immédiatement de grands services à leurs nouveaux alliés. Les effets foudroyants des armes à feu jetèrent bientôt l’'épouvante et le désarroi dans les rangs ennemis.

En 1612, le prince de Condé fut nommé viceroi de la Nouvelle-France; mais les troubles politiques dans lesquels il se trouva bientôt mêlé, en France, l’empêchèrent de ‘rendre une part effective à la direction de la colonie. |

À la sollicitation de Champlain, quatre frères récollets, les premiers missionnaires qui aient évangélisé la partie nord du nouveau

monde, débarquaient, en 1615, sur les rives du Saint-Laurent. Dans la même année (1615 une expédition que les Algonquins et les Hurons entreprirent contre leurs ennemis, les Iroquois, et à laquelle Champlain prit part, échoua complétement. Emporté assez grièvement blessé du champ de bataille, le capitaine français dut passer l'hiver au pays des Hurons où il utilisa les nombreux loisirs que lui laissait sa convalescence, en étudiant les mœurs et les usages de ses hôtes.

En 1617, s'établit sous les murs de Québec la première famille française qui vint se fixer au Canada, avec l'intention de cultiver la terre. Cette famille nommée Hébert qui a fait souche et laissé de nombreux descendants, se composait de cinq membres: le père, la mère, deux filles et un garçon. Quelques années plus tard, en 1620, Champlain faisait venir, lui-même, plusieurs de ses parents.

C'est en 1625 que les premiers jésuites se fixèrent à la Nouvelle-France, à la demande des récollets qui les reçurent à leur arrivée et leur offrirent l’hospitalité, en attendant qu’ils eussent le temps de se préparer un établissement convenable.

Richelieu, alors ministre tout-puissant du roi Louis XIII, afin de couper court à des dis-

les rives ée (1615) t les Huemis, les prit part, z grièvecapitaine >s Hurons lui laismœurs et

e Québec t se fixer r la terre.

fait soudants, se

sensions qui s'étaient déclarées entre les difféentes sociétés qui se partageaient les possesions françaises de l'Amérique du Nord, pour ‘exploitation des fourrures, annula les chartes jui leur avaient été octroyées et concéda, à ine seule Compagnie qui se forma, en 1628, ous le nom de « Compagnie des cent associés »

es privilèges exclusifs pour le trafic des pel-

eteries sur toute l'étendue des territoires de la

ouveile-France et de la Floride. En retour, ette compagnie s’engageait à transporter au anada quatre mille colons français et cathoiques, de cette époque à l’année 1648.

Cette nouvelle tentative de colonisation ne éussit guère mieux que les précédentes, ar la guerre ayant éclaté, sur ces entrefaites, ntre la France et l'Angleterre, l’envahissenent du Canada qui en fut la conséquence, la berte des vaisseaux venant ravitailler la coonie capturés par la flotte anglaise, la prise le Québec réduite à la famine, par l'amiral nglais Kerth, qui s’ensuivit, furent autant de auses qui entravèrent les progrès de la colonie Laissante.

La ville de Québec ayant été rendue à la rance par le traité de Saint-Germain-en-Laye, n 1632, Champlain, qui venait d’être nommé rouverneur général de la Nouvelle-France,

24 NOTES SUR LE CANADA di

tenta de nouvelles démarches dans le but déffon p coloniser le pays. À son appel, un certain nomlines bre de familles françaises étaient déjà venuedlons g se fixer sur les bords du Saint-Laurent ; ulrice : mouvement d’émigration vers le Canada asseMBullio accentué, commençait à se manifester enhl qu France ; M. de la Violette jetait, en 1634, ledharit: fondements de la ville des Trois-Rivières; enfinu No une ère de prospérité générale semblait vouhconn loir s'ouvrir pour la colonie naissante, quandBans |. le fondateur de la nationalité française enlon in Amérique mourait le 25 décembre 1635, avantlants T d’avoir eu le temps de consolider son œuvre. RE Con

En 1642, M. de Maisonneuve, gentilhommdN'éduc: champenois, fondait la ville de Montréal Tout À cette époque, comme le prouvent les stalburd’h tistiques du temps, la population d’origindhème européenne, au Canada, ne dépassait pas ins. Les cents àmes. uis de

Un grand nombre de maisons d'éducation el inter d'institutions charitables furent aussi fondéedl se fai vers la même époque. En 1635, le père ddMages. Brohant, fils du marquis de Gamache, établisŒuels i sait le premier collége de jésuites au Canadalkkes Fra Mme la duchesse d’Aïguillon dotait en 163%aient l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Québec, dirigé patbstent des religieuses hospitalières qu’elle envoya dŒu'ils p Dieppe ; la même année, une maison d’éducaæ la m

> but de in nom | venues ‘ent ; un

ion pour les jeunes filles, le couvent des Urlines de Québec, ouvrait ses portes, grâce aux ons généreux de Mme de la Peltrie, sa fondaice ; à Montréal, Mlle Mance et Mme de da asseæBullion bâtissaient en 1642, le premier hôpister enhl qui est peut-être aujourd’hui l'institution [634, ledharitable la plus considérable de l’Amérique ss; enfinu Nord ; enfin la sœur Bourgeois, religieuse lait vou-Mhconnue et d’une naissance obscure, trouvait >, quandMans les seules ressources que lui fournissait caise enon incomparable charité, les moyens suffi- 5, avantants pour fonder sous le nom de « Couvent de æuvre. M Congrégation de Notre-Dame » une maison ilhommdl'éducation pour les jeunes filles du peuple. [ontréall Toutes ces institutions existent encore aules staburd'hui et plusieurs d’entre elles possèdent d'origindhème de nombreuses et prospères succursales. as deux Les gouverneurs qui succédèrent au mar-

- Muis de Champlain ne crurent pas à la nécessité ‘intervenir dans les guerres que continuaient se faire entre elles les différentes tribus sauages. Les Hurons, privés des secours sur lesuels ils avaient droit de compter de la part es Français, réduits à leurs propres forces, deaient bientôt subir les conséquences de cette bstention maladroite. Une bataille décisive ‘ils perdirent, en 1649, les mit complétement la merci de leurs redoutables ennemis.

ation el fondée père de établis Canada en 1639 rigé pa voya de d’éduca

La colonie française ne devait pas tarder à res, sentir le contre-coup dela défaite de ses alliés, çar les Iroquois qui n'avaient pas oublié les défaites que Champlain leur avait fait essuyerkk,,.+ se répandirent alors sur le territoire de la Nouge,,,1; velle-France, ravageant les nouveaux établis; p sements, massacrant sans merci, à l'abri; même des murs de Québec, des familles ent us * tières de colons, sans défense. Mais, en 16628 ct grâce aux mesures énergiques qui furent priseqant. par M. Voyer d’Argenson, alors gouverneur dféute Canada, cette tribu guerrière se vit obligée d@; Ja rentrer dans ses limites, après avoir signé uMhjics. traité de paix. De

En 1663, la Compagnie des cent associés fuupiss dissoute, Les administrations civiles et mililé sv] taires concentrées, jusque-là, complétemen4, ,i

entre les mains des gouverneurs, en dépit d évêqu certaines modifications qui avaient été faite épisec en 1647, dans le mode du gouvernement, don const

ils n'avaient jamais tenu compté, subirenlgtei alors des changements assez notables.

Une nouvelle constitution due à l'initiative di Colbert, ministre de Louis XIV, établissait w conseil souverain composé du gouverneur, di titulaire ecclésiastique le plus élevé du pays, d cinq conseillers et d’un procureur dr rai, Ce con seil revêtu des mêmes pouvoirs que la cour sou

lier, :

unifot et des

Dés de Qu ün p naïsse

der à res es alliés ublié lei essuyerk > la Nou . établis à l’abr nilles en en 1662 nt prise rneur di bligée d signé ul

veraine en France, à cette époque, avait, en sa qualité administrative, le droit de disposer des deniers publics et de faire tous les règlements relatifs au commerce intérieur et, èn sa qualité judiciaire, les pouvoirs ls plus étendus qui pouvaient être conférés à un tribunal colonial. Les Coutumes de Paris firent loi devant tous les tribunaux civils du pays. À un haut fonctionnaire, auquel on donna le titre d’intendant, fut dévolue la haute surveillance sur toutes les questions se rattachant à la justice, à la police, aux finances et aux travaux publics.

Dé son côté, l'administration ecclésiastique subissait de très-notables changements. Mgr de Laval qui remplissait, depuis 1658, la charge de vicaire apostolique, fut nommé, en 1674, évêque du Canada et établit à Québec son siége épiscopal. Les membres du clergé qui, étant considérés jusque alors comme missionnaires, n'étaient soumis à aucun règlement particulier, furent astreints alors à des règles plus uniformes. Enfin des paroisses furent établies et des curés furent nommés pour les desservir.

Dès 1663, Mgr de Laval fondait le séminaire de Québec auquel il adjoïignit, cinq ans après, ün petit séminaire. Cette maison a donné naissance, près de deux siècles plus tard,

sociés fu s et mili blétemen dépit d été faite ent, don subiren

tiative di lissait ut neur, d

pays, di ,Cecon Dour sou

tingu barqn le co!

nait

encor amér

à l'Université Laval, considérée, à justi titre, comme l'institution d'instruction supé rieurelaplusimportante du continentaméricain La même année, les sulpiciens établis à Mont réal, depuis déjà six ans, devinrent, en verti d’une charte qui leur fut conférée par le ro de France, les administrateurs etles suzerain de l’île de Montréal. Qu:

Les dissensions qui éclatèrent bientôt parn Pxact les membres du conseil souverain, nécessitéW #2 rent de nouvelles modifications dans le mod@fti de gouvernement. t ser

En 1665, on remplaça le conseil souverain 4 Pà. tel que constitué, par un äutre se compogsan Has

juois

d’un gouverneur général de toutes les posses sions françaises en Amérique, portant le titr de vice-roi, d’un gouverneur pour chaque pro vince et d’un intendant général. Ce nouvea système administratif fut inauguré avec M. à Tracy, comme vice-roi, M. de Courcelles comm gouverneur de la Nouvelle-France, et M. Talon comme intendant général. ord 1

Il fut alors décidé que la guerre contre 1j °° Iroquois, qui continuaient leurs ravages € PSE leurs déprédations sur le territoire français, sd que rait poussée avec vigueur. À cet effet, ving Dr0 sp quatre compagnies du régiment de Carigns jrent

qui revenait de Hongrie, où il s’était fort dis des d a a

ésiste igner urée, à colo La p on dé

à just n supé éricain à Mont en vert ar le ro uzerain!

ôt parm écessité le mod

ouverain ompogai s posses tle titr aque pro nouvea ec M. d es comm

. Talon

ontre ls .. AT Banière particulièrement rigoureuse vers cette

vages

çais, S6

et, ving Carign:

fort dis

oo

tingué contre les Turcs, reçurent ordre de s’embarquer pour le Canada où elles arrivèrent dans e courant de l'été 1665. Ce régiment emmenait avec lui les premiers chevaux qu’on eut encore vus dans la partie nord du continent américain.

Quand M. de Tracy se fut rendu un compte exact de la situation, il fit construire un cerain nombre de petits fortins qui devaient mettre un obstacle aux incursions des sauvages et servir de refuge, à l’occasion, aux habitants lu pays. Puis, à la tête de forces relativement mposantes, il marcha à larencontre des Irojuois qui, après avoir vainement tenté de lui ésister, se virent bientôt dans la nécessité de igner un nouveau traité, le seul qui eut quelque urée, puisqu'il donna seize années de paix à a colonie.

La petite vérole, qui fit plus pour la destrucon des races aborigènes de l'Amérique du ford que ne l’auraient pu faire toutes les arnées du roi de France réunies, sévit d’une

poque. Dans l’espace de quelques années, en 570 spécialement, des tribus entières dispaarent frappées par le fléau terrible qui dé-

>upla, presque entièrement, la partie nord du anada.

Sous l’administration de M. de la Barre, marin habile mais administrateur médiocre, nommé, en 1682, gouverneur de la Nouvelle France, les Iroquois menacèrent de nouvea l'existence de la colonie. Poussés en sous maïñ par les émissaires de l'Angleterre, ils devinrent plus audacieux qu'ils ne l'avaient jamais été et le plus souvent cependant, leurs déprédationt restaient impunies. Il n’y avait qu’une voix dans la colonie, pour blâmer la mollesse de cë gouverneur qui dut bientôt se retirer devant lé mécontentement général.

Malheureusement , son successeur, M. d Denonville, ne se montra guère plus énergique et ne sut pas profiter des avantages assez con sidérables qu’il avait remportés, quelque temp après son arrivée au pouvoir, sur ses sauvage ennemis. Il s’endormit dans une fausse sécu rité, trompé par la tranquillité apparente que lui avaient gagnée les succès de son expé dition.

Ce fut sous administration de ce gouver neur qu'eut : *ù ”: des épisodes les plus san glants de ces époques de guerres sans merci Dans la nuit du 5 août 1689, nuit terrible qu a fait donner à l’année 1689 le nom d’annd du massacre, quatorze cents guerriers Iro quois traversent le fleuve Saint-Laurent pen

Barre, diocré, ouvélle 1ouveai us Mmair syinrent is été el édationt 1e voix se de ct evant le

dant un orage effroyable qui favorise leurs projets, débarquent en silence sur l’île de Montréal, cernent les maïsons des colons sans défiancé, et à un signal donné commencent leur œuvre de carnage. Rien ne fut épargné, hommes, femmes et enfants furent impitoyablement égorgés à la lueur de leurs maisons en flammes. Puis, ces hordes sauvages se répandirent au milieu des populations des campagnes terrifiées, tuant, saccageant, brûlant tout sur leur passage, pour ne se retirer, impunis,

. M. & | ergiqué sez con e temp sauvages se sécu

ente que

n expé

gouve lus san

merci ible qt d'année rs Iro nt pen

Mauve vers le milieu du mois d'octobre.

Cette violation manifeste du droit des gens et de la loi des traités, fut le prélude d’une ouerre qui éclata la même année entre les olonies française et anglaise de l'Amérique du Nord ; guerre inégale, s’il en fut, puisqu’à ette époque, la Nouvelle-Angleterre possédais déjà une population de 200,000 âmes au moins, tandis que la Nouvelle-France comptait 15,000 habitants à peine. De plus, pendant que ès Anglais devaient attendre des secours effecifs des Iroquois, les ennemis naturels des ançais, ceux-ci ne pouvaient espérer aune aide de leurs anciens alliés, les Hurons, lécimés par les dernières guerres qu’ils avaient eu à soutenir.

Néanmoins, grâce à la fermeté dont fit

preuve le comte de Frontenac, successeur d& M. de Denonville, les chances de cette cam pagne, guerre de représailles et d’extermi nation de part et d’autre, dans laquelle lef Iroquois faisaient leur partie, furent souven partagées.

Après avoir pris Port-Royal et conquis l’A cadie, l'amiral anglais Phipps, avec une flott de sept vaisseaux, vint mettre le siége devank Québec, le 16 octobre 1690. Ayant bom bardé la ville pendant plusieurs jours san succès, désespérant de s’en rendre maître pa la force, il essaya d'employer la ruse. Pen dant qu'il faisait faire ostensiblement tous le préparatifs de la levée du siége, il opérait clan °u"eu destinement une descente à quelques mille ile de de la ville, dans le but de surprendre les assié à de gés du côté de la terre. Mais, surpris lui-mêm ile, f et attaqué à l'improviste par un bataillon caM'0té8 nadien, l’amiral Phipps dut rejoindre précipil Puis tamment ses vaisseaux, abandonnant toute soi anse e artillerie de campagne sur le rivage et laissan Huds plus de six cents morts sous les murs de Quél?!$bec. De plus, en regagnant la pleine mer, l: Le ü flotte anglaise fut assaillie, dans le golfe Saint re 16° Laurent, par une tempête furieuse au miliellfe 2UX de laquelle la plupart des vaisseaux se per Ce L dirent corps et biens. Ceux qui restèrent, à moi ective

sseur dé tte cam extermi

1elle let

; SOUVEN

quis l’A ne flott

e devani

nt bom urs San aître pa

se. Pen

tous lei rait clan es mille les assié ui-mêm illon ca précipi oute sol laissan de Qué

mer, l:

fe Sain u milie

se per t, à moi

tié désemparés, ne regagnèrent qu'à grand”’peine le port de Boston d’où l’expédition était partie.

Profitant du désarroi dans lequel la réussite

nespérée de cette campagne avait jeté l’ennemi, M. de Frontenac, désireux de poursuivre e cours de ses succès, décida de prendre l’ofensive à son tour. Il donna le commandement les armées franco-canadiennes à M. d’Iberille, gentilhomme canadien, que sa bravoure bt ses succès dans différentes expéditions ontre les Anglais et les sauvages ont fait surnommer le Cid du Canada.

Ce général, après plusieurs combats toujours deureux, sur terre et sur mer, débarqua sur ‘île de Terre-Neuve, dans l’été de 1696, et se it ouvrir les portes de Saint-Jean, capitale de île, après avoir pris d'assaut les forts qui rotégeaient la ville.

Puis, dans le mois de mai de l’année suirante , il s'emparait des forts de la baie "Hudson qui redevenait ainsi possession franaise.

Le traité de Ryswick, signé le 20 septemre 1677 entre la France et l'Angleterre, mit n aux hostilités.

Ce traité assurait aux deux nations, resectivement, les possessions qu’elles avaient

avant la guerre, à l'exception de la Baidmer d'Hudson qui restait à la France. glai Grâce à l'intervention d’un chef haronkMdéss nommé Kondarionk, ou le Rat, qui, par la suouer périorité de son intelligence, avait acquis undlisouv influence considérable sur toutes les tribusiirise indiennes du Canada, un projet de paix futlitage arrêté le 18 septembre 1700 entre le gouver{tenuc nement colonial français et les aborigènesllles lu Malgré tous les efforts des émissaires de l’AndMAprè gleterre pour faire cesser la bonne harmonidMégale qui existait depuis lors entre les Français et leduerr indigènes, le traité fut définitivement ratifiditrecht le 4 août de l’année suivante par les délégué Ang] de toutes les tribus. La hache de eombat quit l'A avait, pendant de longues années, laissé de si Le sanglantes traces de la baie d'Hudson au galf@lédom du Mexique, fut enfouie dans le sein de lAlel’A. terre, selon la coutume indienne, avec tout 14fap-B cérémonial usité en pareille circonstance. e trai Le Canada jouissait, depuis quatre ans dMtablis

peine, des douceurs de la paix que devait lui empr assurer le traité de Ryswick, quand la guerr@pour v de la succession d’Espagne, dans laquelle l’Anlaise. gleterre se trouvait encore une fois engagé@ions 1 contre la France, éclata en Europe. Naturelfüté, n lement, le contre-coup s’en fit ressentir sur IMfaites. continent américain et les hostilités recomk En

mencèrent de nouveau entre les colonies an-

glaises et la Nouvelle-France. Quoique moins désastreuse pour le Canada que ne l'avait été la ouerre de 1687, quoique les avantages fussent ouvent du côté des Français, cette nouvelle re-

prise d’armes eut pour effet d’affaiblir davan-

age encore la colonie française qui, peu souenue par la mère-patrie, était épuisée déjà par les luttes incessantes qu’elle avait eu à soutenir. Après une série de succès et de revers presque également partagés de part et d’autre, cette guerre se termina, en 1713, par le traité d'Utrecht par lequel la France abandonnait à ‘Angleterre le territoire de la Baie d'Hudson

Le gouvernement français crut pouvoir se lédommager de l’abandon qu’il venait de faire le l'Acadie, en attirant l’émigration sur l’île du ap-Breton qui ne lui avait pas été enlevée par etraité d'Utrecht. Il espérait que les colons Mtablis sur les provinces cédées à l'Angleterre, empresseraient d'abandonner leurs propriétés pour venir se fixer sur cette terre restée franaise. Mais, à peu d’exceptions nrès, ces préviions ne se réalisérent pas et la France, de ce ôté, ne put compenser les pertes qu’elle avait

En 1722, quoique la population du Canada

MESRINE AMENER ANT ; pierre = —— — +

eut sensiblement augmenté puisqu’onl’évaluait alors à environ 25,000 âmes, l’agriculture | était encore peu prospère, l'instruction du peuple avait été complétement négligée et les finances se trouvaient dans un état déplorable. M. de Vaudreuil, alors gouverneur, pensa qu'il était nécessaire de faire subir quelques changements à l’organisation intérieure de la colonie. En conséquence, il ordonna la révision des lois civiles et criminelles, établit des maîtres d'école dans les endroits les plus peu plés et divisa le pays en quatre-vingt-deux paroisses dont quarante-huit sur la rive gauche du Saint-Laurent et trente-quatre sur la rive droite. Malheureusement ce gouverneur, qui unissait à la plus grande fermeté des qualités inappréciables comme administrateur, mourait en 1725, laissant son œuvre inachevée.

Quand commença, en 1756, la guerre de sept ans qui devait se terminer par la cession défnitive du Canada à l'Angleterre, il était aisé de prédire le résultat de la lutte. Tandis que la population des colonies anglaises de l’Améri: que du Nord s'élevait déjà à un million deux cent mille habitants, celle de la colonie fran: gaise n’était que de soixante-cinq mille âmes à peine.

Aux quinze mille hommes de troupes “is

aluait ulture !

n du et les

rable. |

pensa elques e de la à révilit des us peu- >uX pagauche la rive ur, qui qualités aourait

de sept in défiaisé de que la A mérin deux > fran:

e àmes

s régu-

lières que l'Angleterre entretenait sur le continent américain, la Nouvelle-France n'avait à opposer que deux mille huit cents soldats et quatre mille deux cents volontaires, n'ayant à espérer aucun secours de la mère-patrie.

Néanmoins, la lutte fut héroïque et désespérée et malgré l’infériorité du nombre, cette guerre sans issue fut une de celles où la valeur française eut le mieux l'occasion de s’affirmer.

Après avoir vainement demandé des secours à la France, le marquis de Montcalm, lieutenant général des armées du roi, au Canada, voulut tenter un dernier effort. Par ses ordres, tous les hommes valides de seize à soixante ans furent appelés sous les armes. Malgré tout, l'effectif de l’armée canadienne ne dépassait pas douze mille horames, dont trois mille cinq cents seulement de troupes régulières. Le reste se composait de nouvelles recrues faites parmi les Canadiens français et les Indiens alliés. Les forces anglaises n’étaient pas moindres de trente mille soldats aguerris, commandés par le général Wolfe, un des officiers les plus dis-tingués des forces britanniques.

Le 13 septembre 1759, après une série de luttes héroïques où souvent, en dépit du nombre, la fortune avait penché en sa faveur,

le brave Montcalm, à la tête de 4,500 hommes ;,;+ vint offrir le combat au général anglais qu... l’attendait à la tête d'une armée de 8,000 sol ra dats, sur les plaines d'Abraham, au pied ded,4.. murs de la citadelle de Québec. Malgré la dis angle proportion du nombre,la victoire fut longtemps ru. indécise dans cette journée où on vit les com; mandants en chef des deux armées tomber} ; £.] mortellement blessés, sur le même champ d&i a, bataille. Mais il fallut céder enfin sous le poids fr du nombre, et cette défaite des plaines d’Abra Les ham qui amena la reddition de Québec, donna l@ ren coup de grâce à la domination française sur I@fyt sig continent américain. L'h M. de Lévis, qui devenait par la mort déisrs marquis de Montcalm, général en chef des arr Je mées françaises au Canada, rassembla néanamné moins les débris épars de ses troupes et, dès Ia & printemps de l’année suivante, le 20avrill7604% C’en prenait sur ces mêmes plaines d'Abraham unur la revanche éclatante de la défaite de l’année pre cel cédente.

Après un combat homérique de quelque heures, pendant lequel les Français durent sup pléer au nombre par le courage, l’armée an glaise dut lâcher pied et se réfugier derrié les murs de Québec.

Alors, comptant sur les secours qu'il av:

Siècle a le la monde Parl ouis X es quel Du tant

ommes lais qu 300 sol ied de

la dis ngtemp les com tomber hamp d le poids s d’Abra donna | ise sur |

mort di des ar la néa et, dès 1 ril 1760 ham ul née pré

quelque ent Sup mée al derriè

’il ave

fait demander en France, et espérant les recevoir d’un jour à l’autre, M. de Lévis mit le siége devant la ville. Mais, au lieu des renforts qu'il attendait, il vit, le 15 mai, les voiles d’une flotte anglaise considérable remontant le fleuve Saint- Laurent. La résistance devenait plus que jamais impossible et le général canadien vit qu’il lui fallait céder devant la coupable indifférence de la cour de Versailles plus encore que devant les forces supérieures de l’ennemi.

Les débris de l’armée française au Canada durent donc déposer les armes et la capitulation fut signée Le 8 septembre 1760.

L'heure était sonnée où les vaillants pionniers qui avaient fondé une nouvelle France sur le continent américain, allaient être condamnés à vivre désormais à l’ombre d’un drapeau étranger et jusqu'alors ennemi.

C'en était fait ; le drapeau anglais, flottant sur la fière citadelle de Québec à la place de celui que Champlain y avait fixé plus d’un siècle et demi auparavant, disait assez que l’ère le la domination française dans le nouveau monde était à jamais finie.

Par le traité de Paris, signé le 10 février 1763,

ouis XV cédait définitivement à l'Angleterre es quelques arpents de neige qui avaient déjà bu tant du sang le plus pur de la France.

Page 1