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toire de la Confédération, qui baïgne les rives des provinces britanniques sous les noms de golfe Saint-Laurent et de baies des Chaleurs et de Fundy, a au moins 121,951 milles carrés.
Il y a, en outre, dans le Nord-Ouest, lès lacs Winnipeg, Manitoba, Winnépégosis * qui représentent collectivement une superficie de 12,33 milles carrés.
Comme on le voit, le champ est suffisamment vaste pour permettre aux pêcheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices d’une industrie à laquelle se livrent, à l'exclusion de presque toutes autres, les habitants des côtes de ces provinces, qui, au nombre d'au moins 200,000, vivent uniquement du produit de leur pêche.
Grâce à l’intelligente attention qu’on a portée au développement de cette immense et inépuisable source de richesse, les produits de la pêche ont augmenté depuis plusieurs années dans des pro-portions considérables. Pour donner une idée générale des ressources et du développement de cette branche importante du revenus nous donnons le chiffre de l’exportation de quelques-uns des principaux produits de la pêche, prenant comme terme de comparaison les deux années 1875 et 1881,
* Lac Winnipeg, 8 500 milles carrés, lac Manitoba, 1,900 milles carrés, Winnépégosis, 1,936 milles carrés.
quoique la production de cette dernière n’ait pas été aussi considérable que celle des précédentes.
1875. 1881, Morue et Merlan . . $1.836,307 . . . $3.176,844 Maquereau . . ... 479,312 . .. 801,580 Horeng. . . +. , 291,961 .,.,. 429,792 Saumon ...... 147,582 ... 470,502
donnant un total de $2,754,562 (14,784,997 fr.) pour 1875 ct de $4,878,648 (26,198,239 fr.) pour 1881, soit une différence de $2,124,086 (11,413.- 242 fr.) en faveur de 1881.
La pêche de lalose, des huîtres du Golfe qui n’ont d’égales en aucun pays du monde, du homard dont la mise en conserves a donné, en 1881, la jolie somme de $1,347,901, l'huile provenant du | loup marin, de la baleine et du marsouin donnent
aussi des produits qui mériteraient d’être signalés. c
PRODUITS. MINERALOGIQUES Ir
Les productions minérales du Canada, bien que à cette source de richesse ne soit pas exploit'e
comme elle pourrait l'être, méritent aussi d’être mentionnées. Dans la province d’Ontario on trouve en assez grande abondance, particulièrement dans el l’espace compris entre la baïe Georgienne et Ja
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16,844 )1,580 29,722 70,502 97 fr.) ) pour |,415.-
lfe qui Lomard 81, la int du nnent ralés.
n que ploit'e d’être rouve dans et la
rivière Ottawa, du fer, du cuivre, du plomb, de l'antimoine, du manganèse, du phosphate, du plâtre et une certaine variété de marbre que des géologues n’ont pas craint de comparer à celui de Carrare. Les mines de cuivre du lac Huron produisent d’excellent minerai, et on exploite, aux environs de la baie du Tonnerre, des gisements d'argent assez riches pour rémunérer amplement le travail des mineurs. Dans l’ouest, trois cents sources jaillissantes, et inépuisables d’huile de pétrole en fournissent ds milliers de barils par jour. Des . sulines livrent aussi an commerce un sel d’une pureté remarquable, dont un spécimen a obtenu
une médaille d’or à l'exposition universelle de
Paris, en 1867.
Quoique moins bien partagée, sous ce rapport, que sa voisine, la province de Québec possède néanrnoins en assez grande quantité du fer et du cuivre ; des phosphates de chaux * d’une pureté remarquable, dont on trouve des lits d’une grande richesse particulièrement dans la vallée de l’Ottawa; de l'amiante que l’on rencontre en abondance dans plusieurs des Cantons de l'Est, notamment dans-ceux de Colraine, de Thetford et d’Ireland
* En 1881, le Canada exportait 15,000 tonneaux de phosphate de chaux, dont 12,000 en Europe, quoique ce geure de cowumerce ne soit encore qu'à son début.
où on l’exploite déjà sur une assez vaste échelle, et enfin de magnifiques carrières d’ardoise et de pierres granitiques. Il s’y trouve aussi quelques gisements argentiféres, et l’on espère que les mines d’or de la Beauce seront avant longtemps une sourse importante de revenus pour le pays.
Le Nouveau-Brunswick produit de la houille, du fer, du cuivre, de l’antimoine et du manganèse,
La Nouvelle- Ecosse est celle de toutes les provinces de la confédération canadienne qui retire le plus de profits de l'exploitation de ses mines, Outre quelques gisements auriferes et argentifères et des mines de cuivre, de plomb, de soufre et Ce mercure de plus ou moins grande importance, on y trouve du fer d’une qualité supérieure, qui vaut celui de provenance anglaise, et on y exploite des houillères dont les produits rivalisent avantageusement avec ceux d'aucun autre pays du monde,