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gateur malouin, fonder la nouvelle colonie, ont grandi et prospéré. Aujourd'hui, près de treize cent mille représentants de la race française conservent préciensement au Canada, au milieu des éléments étrangers qui les entourent, la langue, les mœurs et les traditions de l’ancienne mère-patrie.
Comprenant qu’à l'instar des autres grandes nations de l’Europe, la France devait réclamer sa part du monde nouveau découvert par Christophe Colomb, Francois °° qui règnait alors, suivant en cela l'avis de Philippe de Chabot, amiral de ses armées de mer, confia à Jacques Cartier, navigateur de Saint-Malo, connu pour son énergie et son esprit d'entreprise, le soin ‘l'aller explorer la partie norl du nouvel hémisphère.
Le 26 üvr'i 1534, Jacques Cartier partait donc de Saint-Malo avec deux vaisseaux d'environ soixante tonneaux chacun, montés par soixante-ctun hommes d'équipage. Le 16 juillet de la même année, il jetait l'ancre, dans le bassin de Gaspé et plantait sur cette partie du territoire d'Amérique, dont il prenait possession au nom du roi, son maître, une croix sur laquelle étaient écrits ces mots : Vive le roi de France ! Puis, il revint :endre compte de sa mission à Francois I". Le 19 mai 1535, le capitaine malouin mettait de nouveau à la voile avec trois vaisseaux dans le but de pousser
France, de bonne heure, le printemps suivant.
plus loin ses explorations de l’année précédente. Après avoir remonté le Saint-Laurent jusqu’à Hochelaga, il revenait mouiller à l'embouchure de la rivière Saint-Charles * pour y passer l'hiver. Mais pendant l’hivernage, son équipage ayant été décimé par le scorbut, il se vit obligé de retourner en
Les premières tentatives qui furent faites pour coloniser le Canada ou la Nouvelle-France, comme on appelait alors indistinctement l'immense territoire dont Jacques Cartier venait de doter son pays, échouèrent complètement, et celles qui suivirent ne réussirent jamais qu'à demi. Aussi, pendant près de deux siècles le développeraent de la population y fut-ii à peu près nul.
Dès 1541, Francois 1°" avait songé à fonder une colonie dans le Nouveau-Monde. M. de Roberval, nommé lieutenant-général du roi, pour les nouvelles possessions, avait été chargé d’en jeter les premiers fondements. Jacques Cartier, choisi pour diriger cette expédition, partit en. avant, le 23 mai 1541, avec cinq vaisseaux de quatre cents tonneaux chacun, munis de provisions pour deux ans, avec l’intention d’hiverner au Canada. Mais, malgré les précautions qu’il avait pu prendre, ses équipages ayant autant souffert que pendant l'hiver de 1535-56, il
* Jacques Cartier l'avait appelée rivière Ste-Croix . à
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résolut de retourner en France, le printemps venu, sans attendre l’arrivée de M. de Roberval. Chemin faisant, dans les parages de Terreneuve, il rencontra ce dernier qui, parti de la Rochelle, le 16 avril, venait le rejoindre avec trois vaisseaux portant 200 émigrants et accompagné d’un certain nombre de gentilshommes. N'ayant pu réussir à persuader à Cartier de revenir avec lui, M. de Roberval continua sa route et vint attérir à Charlesbourg. L'hiver fut fatal au nouvel établissement qui, dans l’espace de quelques mois, perdi£ près du tiers de ses membres.
Sur ces entrefaites, la guerre s'étant rallumée entre Francois I‘ et Charles Quint, au lieu des renforts qu'il attendait, M. de Roberval recut l'ordre de revenir en France et d’y ramener ses compagnons.
Après la conclusion de la paix, M. de Roberval reprit, avec l’assentiment de Henri II, qui venait
.de succéder à son père, ses projets de colonisation
de la Nouvelle-France. Accompagné de son frère,
a se.remit,en 1549, à la tête d’une nouvelle expédition qui dut périr en mer, car on n’en eut jamais de nouvelles. Le Canada resta oublié pendant le
demi-siècle qui suivit cette catastrophe.
“Le marquis de la Roche, nommé, le 3 janvier
1578, -Jlieutenant-général et vice-roi de la Nouvelle- 1*
France, tâcha de reprendre l’œuvre de M. de Roberval. Il partit avec un assez grand nombre d’'émi- 4 grauts qu’il débarqua sur l’île de Sable, île inculte, L située à l'embouchure du golfe Saint-Laurent, d'où # il partit pour aller explorer les rivages de l'Acadie, pensant y trouver un lieu propice à leur établissement. Poussé, dit-on, par une violente tempête qui le rejeta sur les côtes de Normandie, où il débarqua, il prit part à la guerre civile qui alors ravageait la France et fut jeté en prison, où on assure qu’il resta pendant huit ans. Ce ne fut qu'après sa mise en liberté, en 1596, que l’on songea aux pauvres malheureux abandonnés sans ressources sur une île déserte, que l’on retrouva-décimés par les privations de toutes sortes.
M. de Chates, ayant obtenu un privilège -exclusif pour la traite des pelleteries et formé une société, à Rouen, pour l'exploitation de tout le territoire compris entre le cap Race et le 50° degré de ltitude nord, à la condition de coloniser les contrées dont lui et ses associés devenaient ainsi les concessionnaires, mit MM. de Pontgravé et Samuel de Champlain, habile homme de mer du temps, à la tête d’une nouvelle expédition qui fut dirigée vers le Canada, dans le cours de l’année 1603.
M. de Monts, qui avait remplacé comme lieutenant-général, le 8 novembre 1603, M. de Chates,
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RÉSUMÉ HISTORIQUE 21 ©) mort dans l'intervalle, s’embarquait, à son tour, Li au commencement d'avril 1604, au Hâvre, et, un # mois après son départ, attérissait avec quelques 4 centaines de colons les côtes de lAcadie (Nouvelle-Ecosse). Il passa l'hiver sur la petite - île Sainte-Croix * où il eut beaucoup à souffrir du ) manque presque complet d’eau douce.
sur
Au printemps de 1605 il fondait Port-Royal.
De son côté, Champlain, après avoir exploré les rives du Saint-Laurent, jetait les fondements, le 3 + juillet 1608, de la ville de Québec, qui devint et L. resta jusqu’en 1867, la capitale du Canada, sur l’emplacement même du village Stadaconé, où Jacques, Cartier aborda quand il planta, pour la première fois, la croix de la civilisation sur les plages du Nouveau- Monde.
A dater de la fondation de Québec, le Canada
qui avait toujours été laissé sous la direction exclusive des compagnies possédant le privilège de ire la traite des pelleteries dans tout le pays, fut soumis à une organisation plus régulière.
Jusque là, les quelques rares colons établis sur : les bords de Saint-Laurent avaient eu beaucoup à souffrir du voisinage des aborigènes, avec qui ils M avaient de fréquents démêlés.
à Champlain tenta d'établir des relations -ami-
À ‘ L'ile Sainte-Croix est située dans la baie de Passamuquoddy:
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cales avec les tribus sauvages, dont il était environné. À cet effet, il conclut un traité d'alliance avec les Alzonquins et les Hurons, ses voisins, leur promettant son concours pour combattre leurs ennemis héréditaires, les Iroquois, peup'ade nombreuse et redoutable établie au sud da lac Ontarlo.
Quoique peu nombreux, les Français rendirent immédiatement de grands services à leurs nouveaux alliis. Les effets foudroyants des armes à feu jetèrent bientôt l’épouvante et le désarroi dans les rangs ennemis.
Le prince de Condé, nommé en 1612 vice-roi de la Nouvelle-Frane:, fut empêché, par les troubles politiques dans lesquels il se trouva mêlé en France, de prendre une part effective à la direction de la colonie.
À la sollicitation de Champlain, quatre frères Récollets, les premiers missionnaires qui aient évangélisé la partie nord du Nouveau-Monde, dcébarquaient, en 1615, sur les rives du Saint-Laurent. Dans la même année, une expédition que les Alconquins et les Hurons entreprirent contre leurs ennemis, les Iroquois, et à laquelle Champlain prit part, échoua complètement. Emporté ” assez grièvement blessé du champ de bataille, le Ms capitaine français dut passer l'hiver au pays des M
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4 À AI . L] L) MR 7 208 1 Hurons, où il utilisa les nombreux loisirs que lui L | laissait sa convalescence, en étudiant les mœurs et les usages de ses hôtes.
Dans les derniers j jui S À à ers Jours de juin 1617, s'établit … sous les murs de Québec la première famille fran-
k çaise qui vint se fixer au Canada avec l'intention à de cultiver la terre. Cette famille, nommée Hébert, qui a fait souche et laissé de nombreux sonia, se composait de cinq membres : le père, la mère, deux filles et un garcon. Quelques années plus tard, en 1620, Champlain, qui avait passé en France pour mettre la compagnie formée par M. de Monts en demeure d’exéeuter ses obligations, revenait à Québec avee le titre de lieutenant-général de la Nouvelle-France, que lui avait conféré le duc de Montmorency, qui venait de succéder au prince de Condé, aecompagné de sa femme, * d’un certain ombre «le ses parents et de trois Récollets.
La Compagnie de Monts persistant à ne tenir Bucun compte de ses engagements envers la coloie, le duc de Montmorency en prit occasion pour a remplacer, en 1620, par une autre dont il confia la direction à MM. Guillaume et Emery de Caen: mais cette nouvelle société ne remplit pas lie que les autres les obligations qu’elle avait prises
* Madame de Champlain i étai ge 2 arriva a | C . qui était alors âgée de 2 an i | à 8, Canada. en juillet 1620, et en repartit, pour n'y plus revenir 1e N pr ?
C’est en 1625 que les premiers Jésuites se fixèrent à la Nouvelle-France, à la demande des Récollets qui les reçurent à leur arrivée et leur offrirent l'hospitalité, en attendant qu’ils eussent le temps de se préparer un établissement convenable, M. de Ventadour, qui avait remplacé le duc de Montmorency, tait alors vice-roi de la Nouvelle-France.
Lo cardinal de Richelieu, alors ministre toutpuissant du roi Louis XIITI, afin de couper court à tous les abus dont s'étaient rendues coupables les différentes compagnies qui avaient exploité jusque-là les possessions françaises de l'Amérique du Nord, annula les chartes qui leur avaient été octroyées. Il concéda à une seule société, dont le contrat fut signé le 29 avril 1627, et qui prit le nom de ‘“ Compagnie des cent Associés,” des privilèges exclusiis qui devaient durer pendant quinze ans, à dater du premier janvier 1628, pour le trafic des pelleteries sur toute l'étendue des territoires de la Nouvelle-France et de la Floride. En retour cette compagnie s’engageait à transporter au Canada, dans les vingt ans qui devaient suivre, quatre mille colons français et catholiques.
Cette nouvelle tentative de colonisation ne
réussit guère mieux que les précédentes. La | guerre ayant éclaté, sur ces entrefaites, entre
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la France et l'Angleterre, l’envahissement du 01 Canaca, qui en fut la conséquence, la perte des raisseaux venant ravitailler la colonie eaptiurs par la flotte anglaise, la prise de Québec, rcdu: la fainine, par l'amiral anglais Kertk, qui s’eusuivit, î le 19 juillet 1629, furent autant de causes qui à entravèrent les progrès de la colonie naissante.
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® A la suite de la capitulation de Québec, Chum- ‘44 PS , . Q
“plain fut emmené prisonnier en Angleterre, et “la plupart des colons francais retournèrent en France. Il ne resta que cinq familles de cultiva-
teurs, au nombre desquelles se trouvait celie le premier qui s'établit à Québec.
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l'endant que le cardinal. de Richelieu fesait des éparatifs d'armement considérables vour rentrer Len possession de la Nouvelle-France, le traité de
Suint-CGrermain-en-Laye fut signé entre la France Let l'Angleterre, le 29 mars 1632. Par ce traité "li Angleterre s’engageait à restituer à la France out c qu'elle lui avait pris en Amérique. En ‘absence de Champlain, Québec fut alors remis, le 15 juillet 1632, à Emery de Caen, commandant général de la flotte et de toute la colonie.
Revenant au Canada, en mai 1653, avec le titre de gouverneur-général de la , Nouvelle- France, Champlain fit de nouveaux efforts pour coloniser le pays. A son appel, un certain
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26 RÉSUMÉ HIS! JRIQUE
nombre de familles francaises vinrent se fixer sur les bords du Saint-Laurent et un mouvement d'émigration assez accentué vers le Canada commenca * se manifester en France. Robert Giffard, arrivé au mois de juin 1634, avec un assez grand nombre de cultivateurs et d'artisans de tous les métiers, s'était établi à Beauport; M. de la Violette avait jeté, le 4 juillet de la même année, les fondements de la ville des Trois- Rivières ; enfin, une ère de prospérité semblait vouloir s'ouvrir pour la colonie naissante, quand le fondateur de la nationalité francaise en Amérique mourut, le 25 décembre 1635, avaut d’avoir eu le temps de consolider son œuvre.
Alors, comme le prouvent les statistiques du ternps, la population d’origine européenne au Canada ne dépassait pas deux cents âmes.
Un certain nombre de maisons d'éducation et d'institutions charitables furent aussi fondées vers la même époque. En 1635, le père de Brohant, fils du marquis de Gamache, établissait à Guébec le premier collège de jésuites au Canada. Mine la duchesse d’Aiguillon dotait, en 1639, l'hôpital de l’Hôtel-Dieu de Québec, dirigé par des religieuses hospitalières de Dieppe ; la même année, une maison d'éducation pour les jeunes filles, le couvent des Ursulines de Québec, ouvrait ses portes, grâce
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aux dons généreux de Mme de la Peltrie; à Montréal, fondé le 17 mars 1642 par M. de Mai. “) sonneuve, Mlle Mance construisait, dès 1644, un hôpital sur l'emplacement où, en 1657, fut bâti A ) A 5 Q .
… l'Hôtel-Dieu ; enfin la sœur Bourgeois, religieuse + inconnue et d’une naissance obscure, trouvait dans " les seules ressources que lui fournissait son incomparable charité, les moyens suffisants pour W établir une école qui est devenue depuis le couvent ‘0 À PTE ” + de la Congrégation de Notre-Dame. Toutes ces institutions existent encore, et la plupart possèdent même de nombreuses et prospères succursales.
Les gouverneurs de Montmagny, d’Aiïlleboust, LE. , k de Lauzon, d'Argenson, d'Avaugour, de Saffray, de Mézy, qui succédèrent à Champlain, ne crurent pas à la nécessité d'intervenir dans les guerres que continuaient à se faire entre elles les . , .
différentes tribus sauvages. Les Hurons, privés des secours sur lesquels ils croyaient avoir droit de compter de la part des Francais, réduits à leurs propres forces, devaient bientôt subir les conséquences de cette abstention. Une bataille décisive qu'ils perdirent, en 1649, sous l’administration de M. d’Aiïllehoust, à qui M. de Mont- 0 L4 : , magny avait cédé les rènes du gouvernement en Ê 4 .
1648, les mit complètement à la merci de leurs redoutables ennemis.
RÉSUMÉ HISTCRIQUE
CD EE ee canne conne
La colonie francaise ne devait pas tarder à ressentir le contre-coup de la défaite de ses alliés, car les Iroquois, qui n'avaient pas oublié les échecs que Champlain leur avait fait essuyer, se répandirent alors sur le territoire de la Nouvee- France, ravageant les nouveaux établissements,
massacrant sans merci, sous les murs mêmes de Québec, et en dépit des traités, des familles entières de colons sans défense. Mais, en 1662,
grâce aux mesures énergiques qui furent prises M par M. Voyer d’Argenson, alors gouverneur du Canada, cette tribu guerrière se vit obligée de 1 rentrer dans ses limites, après avoir signé un traité de paix. 1 En 1663, la Compagnie des Cent Associés fut 4 dissoute.
\ 18 Les administrations civiles et militaires, com- | All plètement concentrées jusque là entre les mains |
| des gouverneurs, en dépit de certaines modifica- !« al tions qui avaient été faites en 1647 dans le 4 | mode du gouvernement, mais dont ils n'avaient
ments importants. Fe Une nouvelle constitution, due à l'initiative de Colbert, ministre de Louis XIV, établissait un Conseil souverain composé: du gouverneur, du ## titulaire ecclésiastique le plus élevé du pays, de #
(l | jamais tenu compte, subirent alors des charge- Î a |
nt
l'intendant et de cinq conseillers. Ce conseil, re-
er à res- . .
tés vêtu des mêmes pouvoirs que la Cour souveraine en
es ces: "A France, à cette époque, avait, en sa qualité admiublié les * nistrative, le droit de disposer des deniers publics et ca | de faire tous les règlements relatifs au commerce Nouvelle- “ intérieur, et, en sa qualité judiciaire, les pouv oirs moments, U les plus étendus qui pussent être conférés à un nèmes de à É tribunal volonial. Le Gouverneur avait la direcmilles en- ; “tion des affaires extérieures, le commandement des en 1662, forces militaires et représentait l'autorité royale, ent prises MA l'Intendant était dévolue la haute surveillance erneur du 4 sur toutes les questions se rattachant à la justice, us : | | Mi la police, aux finances et aux travaux publics. sign
Les Conseillers jugeaient les procès de peu d’im- et veillaient à l'exécution des décisions “du Conseil. Les Coutumes de Paris firent loi evant les tribunaux civils qui furent établis à Québec, Montréal et Trois-Rivières.
1 De son côté, l'administration ecclésiastique sus modifica- 4 issait de très notables changements. Mgr de 7 dans 3 Lo val-Montmorency, évêque de Pétrée, fut envoyé s n'avaient ne ju Canada pour y remplir la charge de vicaire des change- épostolique. Il arriva le 16 juin 1659 et fixa à Québec son siège épiscopal. Les membres du lergé qui, étant considérés jusqu'alors comme aissionnaires, n'étaient soumis à aucun règlement
articulier, furent astreints à des règles plus
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20 RÉSUMÉ ITISTORIQUE
uniformes. Enfin, des paroisses furent établies et des curés furent nommés pour les desservir,
Dès 1663, Mgr de Laval fondait le Séminaire de Québec auquel il adjoignit, cinq ans après, un petit séminaire. Cett: maison a donné naissance, près de deux siècles plus tard, à l'Université Laval, considérée à juste titre comme une des institutions d'instruction supérieure les plus importantes du continent américain. La même année, les Sulpiciens, établis à Montréal depuis déjà six ans, devinrent, en vertu d’une charte qui leur fut confcrée par le roi de France, les administrateurs et les suzerains de l’île de Montréal.
Les dissensions qui éclatèrent bientôt parmi les M
membres du Conseil souverain, nécessitèrent de nouvelles modifications dans le mode du gouvernement.
En 1665, on dut remplacer le Conseil souverain, M tel que constitué, par un autre se composant d'un gouverneur-général de toutes les possessions fran- M
caises en Amérique, portant le titre de vice-roi, d’un gouverneur pour chaque province et d’un intendant-général. Ce nouveau système administratif fut inauguré avec le marquis de Trac; comme vice-roi, M. de Courcelles comme gouver neur de la Nouvelle-France, et M. Talon comm
intendant-général.
Pendant, l'administration du marquis de Trac\#