‹ Notes sur le Canada [microforme]Chapitre 7 sur 69 · PRE PDT. RS PO · texte numérisé non relu

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+ établies L le seul des vice-rois qui ait visité la Nouvelleservir. © France, où il débarquait le 30 juin 1665, la colonie Séminaire 1 naissante fit des progrès relativement rapides. T1 fut y après, un b puissamment aidé par M. Talon qui fut le mieux naissance, k: intentionné et le plus remarquable, sous le rapport

rsité Laval, L administratif, de tous les intendants qu’a eus le L à

institutions M Canada et qui tourna tous ses efforts vers le déjortantes du À vcloppement de l'agriculture et de l'industrie.

ée, les Sul M Le nouveau vice-roi était accompagné de vingtsix ans, de- ; quatre compagnies du régiment de Carignan, qui w fut confé- "revenait de Hongrie où il s'était fort distingué ateurs et les "pendant la guerre contre les Tures. 11 emmenait

aussi avec lui un certain nombre de bœufs et de jt parmi les “moutons et les premiers chevaux * qu'on eût

rent denotu- encore vus au Canada.

Duvernement. Dès que le marquis de Tracy se fut rendu un

il souverain, compte exact de là situation, il décida de pousser posant d'un MMavec vigueur la guerre contre les Iroquois qui consessions fran "Binuaient leurs déprédations. T1 fit construire un de vice-roi, ertain nombre de petits fortins pour mettre un ce et d'un in Obstacle aux incursions des sauvages et servir, à me adminis MBoccasion, de refuge aux colons. Puis, à la tête de :4 de Tracÿ Morces relativement imposantes, il marcha à la mme gouve Mfencontre des Iroquois qui, après avoir vainement Talon commenté de lui résister, se virent bientôt dans la

* On assure cependant que le gouverneur de Montmagny en avait it venir uu de France, 2

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nécessité de signer un nouveau traité, le seul qui eût quelque durée, puisqu'il donna seize années de paix à la colonie,

La petite vérole, qui fit plus pour Ja destruction des races aborigènes de l'Amérique du Nord que ne l’auraient pu faire toutes les armées du roi de France réunies, sévit d’une manière particulièrement rigoureuse vers cette époque. Dans l’espace de quelques années, en 1670 spécialement, des tribus entières disparurent frappes par le fléau terrible qui dépeupla, presque complètement, la partie nord du Canada.

De 1672 à 1682 la colonie fut administrée par le comte de Frontenae qui fut rappelé en France À la suite de certains démélés avec Les autorités religieuses.

Sous l'administration de M. de la Barre, marin habile mais administrateur médiocre, nommé, en 1682, gouverneur de la Nouvelle-France, les Iroquois menacérent de nouveau l'existence de ln colonie. Poussés en sous main par les émissaires de l'Angleterre, ils devinrent plus audacieux qu’ils n'avaient jamais été, et le plus souvent cependant leurs déprédations restaient impunies. Il n’y avait qu'une voix dans la colonie pour blimer la mollesse de ce gouverneur, qui dut bientôt se retirer devant le mécontentement général.

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Malheureusement, son successeur, M. de Denonville, ne se montra guère plus énergique et ne sut pas profiter des avantages assez considérables qu'il avait remportés, quelque temps après son arrivée, sur ses sauvages ennemis. Il s’endormit dans une fausse sécurité, trompé par la tranquillité apparente que lui avaient gagnée les succès de son expédition.

Ce fut sous Fadministration de ce gouverneur qu'eut lieu un des épisodes les plus sanglants de ces époques de guerres sans merci. Dans la nuit du 5 au 6 août 1689, nuit terrible qui a fait donner à cette année le nom d’anné du massacre, quatorze cents guerriers [roquois traversent le fleuve Saint-Laurent, pendant un orage effroyable qui fa'orise leur projets, débarquent en silence sur l'ile de Montréal, cernent les maisons des colons sans défiance, et, à un signal donné, commencent leur œuvre de carnage. Rien ne fut épargné ; hommes, femmes et enfants furent impitoyablement égorgés à la lueur de leurs maisons en flammes, Puis, ces hordes sauvages se répandirent au milieu des populations des campagnes terrifiées, tuant, saccageant, brûlant tout sur leur passage, pour ne se retirer, impunies, que vers le milieu du mois d'octobre.

Cette violation manifeste du droit des gens et

de la foi des traités, fut le prélude d’une guerre qui éclata la même année entre les colonies française et anglaise de l'Amérique du Nord ; guerre inégale, s’il en fut, puisqu’à cette époque, la Nouvelle-Angleterre possédait déjà une population de 200,000 âmes au moins, tandis que la Nouvelle- France comptait 15,000 habitants à peine. De plus, pendant que les Anglais devaient attendre des secours effectifs des Iroquoïs, les ennemis naturels des Francais, ceux-ci ne pouvaient espérer aucune aide de leurs anciens alliés, les Hurons, décimés par les dernières guerres qu'ils avaient eu à soutenir. :

Néanmoins, grâce à la fermeté dont fit preuve :e comte de Frontenac, successeur de M. de Denonville, qui revenait en 1689, pour la seconde fois, occuper la charge de gouverneur de la Nouvelle- France, les chances de cette campagne, guerre de représailles et d’extermination de part et d'autre, dans laquelle les Iroquois faisaient leur partie, furent souvent partagées.

Dans le cours de l’hiver 1690, M. de Frontenac prépara une expédition contre les établissements de la Nouvelle-Angleterre, dont les habitants poussaient les Iroquois à des actes d’hostilité continuels contre les Francais.. Il divisa son armée en trois corps ; l’un, organisé à Québec, sous le

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