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manifestement direct. Lors deg premières pluies il existe toujours une recrudescence momentanée de l'épidémie qui décroit dès les grandes averses. La permanence du virus semble assurée dans les cases par les objets souillés et dans la terre par les cadavres. Mais rien de ceci n’explique que la maladie reste épidémique au Cambodge et en Cochinchine alors qu’elle est manifestement importée au Laos à chaque épidémie et en disparaît presque complètement après chaque.
Lors de ces épidémies, les médecins du Laos ont noté des formes tuant en moins de six heures, parfois en deux ou trois heures, sans flux intestinal. A l’autopsie, l'intestin renferme des matières d'aspect normal, la muqueuse est hortensia. Les formes relativement bénignes sont rarement constatées dans les hôpitaux où les indigènes ne viennent que lorsque la gravité de leur état les y contraint, Les observations rapportées indiquent que les signes classiques sont nets mais avec diverses variantes. Les selles sont inconstamment riziformes et plus souvent semblables à de la râclure de chair. Les vomissements manquent souvent alors que les crampes sont toujours très marquées. Pour certains observateurs, leur violence serait en rapport avec le degré et la persistance de l’anurie. Celle-ci est constante et le retour de l’excrétion urinaire n’est pas toujours un signe d'amélioration et de réaction. Des néphrites avec albuminurie massive, forme presque toujours mortelle, sont fréquemment observées et, dans les rares cas guéris, l’albuminurie a persisté parfois trois semaines après la cessation des phénomènes cholériques.
La pauvreté et le manque d’eau diminuent considérablement l'importance des moyens prophylactiques autres que la vaccination. La mortalité est dix fois plus faible chez les sujets vaccinés que chez les autres et, suivant les époques, les régions et les épidémies, l’on a noté de 80 à 85 % de sujets immunisés. Le vaccin de l'Institut Pasteur de Saïgon est parfaitement toléré mais la difficulté de pratiquer correctement deux injections à huit jours d'intervalle a conduit les médecins à ne faire qu’une seule injection de 2 ou 3 centimètres cubes ; certains même la font de quatre ou cinq. ,
L’isolement du cholérique, la désinfection des logements contaminés (service médical au chef-lieu ou rôle des autorités locales à la campagne), les postes de savonnage à la porte des maisons atteintes et dans les lieux publics, la vaccination de l’entourage du malade, des tournées de vaccination et d'organisation des mesures prophylactiques, des tracts indiquant ces mesures, des affiches, un système de fichés par lequel les notables signalen:i chaque cas au chef-lieu, quelques médicaments ’: désinfectants, potions stimulantes, solution d’acide lactique paraissent agir effi-
cacement là où ces mesures peuvent être appliquées rigoureusement.
CES-FIEVRES 1 YPHOIDES
Elles apparaissent au début de la saison des pluies sans présenter aucune particularité notable.