‹ Notes sur le néologisme chez Victor HugoChapitre 8 sur 55 · Adjectifs tirés de substanti/s · texte numérisé non relu

Adjectifs tirés de substanti/s

Victor Hugo emploie comme adjectif un substantif, en lui attribuant même au besoin une forme féminine :

C'est une vraie route apennine, roide, sauvage, encaissée.

{Alpes et Pyrénées, 82.)

Chaos vaincu est Chaos vainqueur, disait Ursus^ se mettant de moitié dans le succès de Gwynplaine, et tirant la nappe à lui, comme on dit en langue cabotine.

[L'Homme qui rit, II, 18.'

11 n'était pas de cette espèce chevalière et mousquetaire qui prend les jeunes filles d'assaut.

Notre-Dame de Paris, 1,150.,

1. Le substantif surcenue a été employé par Froissard, par Ambroise Paré, etc. (L.)

Séguier, Berlier, auront dépensé des semaines A souder la loi gotlie^ avec les lois romaines...

i Toute la Lyre, III, 190.

Ce rustre sombre, avec l'éloquence patoise' Qui ferait rire Athène et fait trembler Pontoise, Secouait sur Satan, Voltaire et le bon sens Toutes sortes de coups de foudre paysans.

[Toute la Lyre, 1,210.)

La légitimité, la ,^i'âco de Dieu, la monarchie pha-

ramonde. . . , ces choses-là luttent encore sur quelques

points.

(William Shakespeare, 416.)

Le poil rude et court, la joue en brosse, une barbe sanglière; on voit d'ici l'homme.

[Les Misérables, III, 266.)

Il rit. Mais si les rois et leurs valets sans nombre Viennent, s'il voit briller des prunelles tirjresses. Dans l'ombre . . .

(Art d'être grand-père, 114.

Cf. Dieu, 86.

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