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sent ces derniers mois les jouets guerriers : soldats, tanks, fusils, etc... Mais souvent, il est impossible de trouver la raison d’un enthousiasme collectif.
I suffit de se promener dans les quartiers populeux de Paris, un jeudi ou un dimanche matin, pour voir qu’ existe une « grande saison » de la marelle, une « grande saison » des toupies, etc.
De même, quelle peut être la cause de l’engouement subit de toute la population parisienne, enfantine et adulte, pour le yo-yo, il y a quelques années ? Certes, les fabricants en ont envahi le marché, maïs si les acheteurs ne les avaient pas accueillis avec tant d'enthousiasme, ils auraient aussi bien pu être d'emblée les «rossignols » qu'ils furent quelques semaines plus tard. En 17092, le même jouet sous le nom d’'émigrette pouvait faire fureur, on y trouvait tout de même une explication politique. Mais depuis ? on pent seulement constater son succès en disant avec Brid'Oison, dans le Mariage de Figaro : « À quoi c'est-y bon l’émicrette D on n’est pas plus idiot que ça! » |
Cette influence de la mode sur le jouet est tellement grande et peut parfois tellement envahir tout un peuple, que l’on n’a même pas dû être choqué de voir paraître, en 1754, une publication datée de « lan 42 des bilboquets, 8 des pantins, 1 des navets ». Le premier a presque disparu, le deuxième est toujours en faveur, mais personne ne songe plus au troisième qui consistait à planter une jacinthe dans un navet creusé et rempli d’eau.