‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 123 sur 172 · Canùiio. Ganinius Gallus. V. 1. 93, n · texte numérisé non relu

Canùiio. Ganinius Gallus. V. 1. 93, n

2. — rXau/.' st; 'AOrjva;. Qui ne connaît pas ce proverbe ne connaît pas non plus Ihistoire d'Hylas.

i. — Caninius. V. 1. 447, n. 1 . — 2. — Victoria se efferunt. La victoire de César, près de Thapse, en Afrique.

3. — Erit eni}n 7iobis honestius, etc. Ce scrupule de Cicéron est bien puéril. Cicéron disait plus haut que les événements de Rome avaient usé sa sensibilité, callum obduxit stomacho; le même cal n'avait-il pas endurci celle des Romains à l'égard de tout ce qui le concernait personnellement? C'est fort probable.

1. — Anagnino. Aujourd'hui Anagni, à 48 kilom. de Rome. — 2. — V. Kal. Le 23 mars. —

3. — Atticœ. Fille d'Atticùs. — Piliœ. Pi lia, sa femme. — 4. — IV Kal. Le 27 mars. — RL Le 28 mars. — Axio. V. 1. 145, n. 14 et 387, n. 11.

0. — Quinto. Cicéron était donc réconcilié avec lui, ou plutôt il lui avait rendu son amitié ; malgré tout ce qu'avait fait Quintus pour mériter de la perdre à jamais.

1. — Murcum. L. Statius iJurcus, lieutenant de César en Afrique. Le bruit de sa mort était faux; mais l'ajournement qu'elle subit ne fut pas à l'honneur de la victime. Après la mort de César, il s'était joint à un des plus farouches ennemis du dictateur, à C. Cassius qui lui donna le commandement de sa flotte. Celui-ci vaincu à

Philippes, Murcus passa en Sicile, où Sextus Pompée, sur une fausse accusation de Menas et de Ménécrate, deux de ses officiers qui le jalousaient, le fit mourir. V. Velléius Paterc, II, 77.

2. — AsiVi/if/». Asinius Pollion. V. I. 2ol, n. 2. — 3. — L naics delatas in Uticam reflafu hoc. C'est ce coup de vent qui rejeta le vaisseau de Scipion fuyant en Espagne, à la côte d'Afrique, et dont les conséquences lui furent si fatales. V. i. 4o9, n. 3. — 4. — Pojnpcium. Sextus Pompée, qui, après Pharsale, était passé en Espagae et qui depuis peu était allé rejoindre Scipion en Afrique.

5. — Paciœcus. L. Julius Paciécus, Espagnol, homme habile et connu dans sa province où il servit César, et où il s'empara notamment par surprise de la ville d'Ulia vainement assiégée par Cn. Pompée. (Ces., de Bell. Hisp.)

6. — Ludi interea Fnrneste. Ces jeux étaientils célébrés en l'honneur de la Fortune qui avait à Préneste un temple magnifique où l'on consultait les sorts? C'est très probable. Cependant ces jeux, d'après le calendrier prénestin composé par Verrius Flaccus, avaient lieu les 9 et 10 avril, et ne duraient par conséquent que deux jours; la lettre de Cicéron, qui, dans notre traduction, porte la date du mois de mai, devrait donc être datée d'avril. Il est dit de plus dans cette même lettre que les jeux devaient durer huit jours. Qui croire du calendrier prénestin ou de Cicéron? Celui-là sans doute. .Mais il en était alors des fêtes, de celles surtout qui avaient un caractère religieux, comme il en est encore aujourd'hui; on en reportait le terme bien au delà de celui canoniquement fixé. C'est ce que faisaient apparemment Hirtiuset ses compagnons de plaisir, non pour donner quelques jours de plus aux pratiques de dévotion envers la divinité du lieu, mais pour en honorer davantage une autre qu'ils portaient quand et eux, et l'objet principal de leur culte : le ventre. Voyez sur l'origine du culte de la Fortune prénestine un passage curieux de Cicéron, de Divinat. II, 41 ; et M. Emmanuel Fernique, dans sa savante Étud^ sur Préneste, 2^ partie, p. 7o-90 (Ernest Thorin, 1880, in-8°). Voy. aussi sur les dernières fouilles de Préneste ]a Revue archéologique d'avril 1878.

7. — Hirtius (V. 1. 300, n. 3). De ce passage il semble résulter qu'Hirtius ne suivit pas César en Afrique, et que s'il décrivit cette gusrre, c'est sans en avoir été témoin.

8. — Balbus œdificat. Heureux homme que cet autre Espagnol, et plus heureux caractère: Pompée l'avait fait citoyen romain et lui avait donné des jardins, des villas; César lui avait donné sa

NOTES

ir;i

faveur, et fourni peut-être les moyens de bâtir à son aise. Cicéron se raille un peu de lui; mais je m'imagine qu'il regrette peut-être quelquefois de ne pas lui ressembler, et de vivre, ^EotuTa-., comme lui, en épicurien. — 9. — Tyrannioni. \. 1. 32.

A Varron. V. sa notice, t. V, p. 698.

1. — Karà A'.6owsov. V. sur le système de Diodore et celui de Chrysippe nomnio plus bas, le traité de Cicéron De Fato, ch. 7 et les notes, t. IV, p. 2G4 de notre édition.

2. — Diodotus noster. V. 1. 46, n. 8. — 2. — Le Coctio. Nom corrompu, selon Corradi, qui propose Coccéius.

1 . — iîay.âswv vîjao'.. Les Ilcs fortunées, aujourd'hui les Canaries. — 2. — De auctiotie. Il s'agit de la vente d'un bien de quelque créancier de Cicéron, banni par César ou mort les armes à la main contre lui. Ce bien appartenant à César par droit de conquête, Cicéron ne pouvait le revendiquer et le faire vendre qu'avec son agrément, lequel d'ailleurs il avait obtenu.

3. — yenno7ui. C'était un historien médiocre, des œuvres duquel Cicéron dit {de Legib., I, 2), qxiid tam exile? le ne saurais dire s'il diffère de C. Vennonius, cité 1. 257, 269 et 312.

4. — Metonis anmis. Année de dix-neuf ans. Ce cycle de dix-neuf ans est ce qu'on appelle dans

'notre calendrier le Nombre d'or. Cicéron fait ici allusion à un de ses débiteurs du nom de Méton, clairement indiqué d'ailleurs à la fin de la lettre b94; et, jouant sur cette homonymie, il semble dire que l'année accordée à son créancier pour payer, aura sans doute la longueur de celle de Méton l'astronome. — 5. — Vcttieni. V. 1. 374, n. 5. — 6. — Ludis factis. V. 1. 4o0, n. 6.

i . — Sed de Catone. C'est à cet éloge de Caton qui s'était tué à Utique, que César répondit par l'Anti-Caton.

2. — Aledio. Quelque ami de César, plus césarien probablement que César même. Il est encore nommé 1. 5o5 et 556.

!. — Caninius noster. V. 1. 448, n. i, et 03, n. 2. — In Alsiense. Alsium, port sur la mer d'E-

trurie, éloigné de Cœré qui est dans l'intérieur des terres, d'environ 4,000 pas (Pline, III, 8;, et non Cœré môme, avec laquelle on l'a confinidu.

3. — 0""^ interest. Cela n'importait guère en effet, Ostie, située au nord d'Alsium, n'étant qu'à très peu de distance de cette localité. Dans l'un et l'autre cas. César arrivait d'Afrique, la guerre y étant terminée, et c'est là ce qui importait.

4. — Ilirtius. V. 1. 450, n. 7. — Balbum. V. 1. 450, n. 8. — Opphtm. V. 1. 41 o, n. 3. — o. — Nam tu aheras. Varron était alors un des lieutenants de Pompée, et en Espagne. — 6. — Ad bestiarum auxlliiim tonfugere. Allusion aux éléphants de l'armée de Juba, roi de Mauritanie, qui avait pris parti pour Pompée et s'était joint aux troupes de Scipion.

1. — Seium. V. 1. 175, n. 3.-2. — L. Cœsare filio. Le fils de L. César qui fut consul en 690 avec Marcius C. Figulus. Selon l'auteur de la Guerre d'Afiiqm, ch. 89, il s'était, après la prise d'Adrumète, jeté aux genoux du vainqueur qui lui avait pardonné. Mais les termes dont Cicéron use ici, en parlant de lui, permettent de croire que César le fit périr d'une manière ou d'autre. C'est l'opinion de Dion (XLIII, 12) qui accompagne son récit de circonstances très propres à lui donner crédit.

3. — Equis xiris. Mot à mot, à pied et à cheval. Ailleurs (De Offic, III, 33] vîris equisque. — 4. — Quid hic mihi faciet patri? Vers de Térenec, Andr., l, se. 2, v. 85. — 5. — Africa terribill, etc. Vers d'Ennius, qui est répété, De Orat., III, 42.

6. — Prœdium suum. Qui ne sent la force de cette expression où l'abbé Prévost a tort de ne voir qu'un badinage. Elie signifie que Rome et son empire étaient le domaine de César, et qu'un seul petit coin, la Sardaigne, attendait encore les regards du maître. — 7, — noÀ).c,\, etc. Vers d'un poète inconnu. — 8. — Dolabella. Il revenait d'Afrique où il avait suivi César.

\. — Ad Xonas. Du 2 au 13 juin. — 2. — Consilii nostri, etc. A faire son apologie Cicéron n'éprouve ni honte, ni fatigue ; mais à tant se répéter, on se contredit, on se condamne même quelquefois, et c'est ce qui frappera quiconque lira ses lettres avec suite et attention.

1. — Liiperco filio. On ne peut dire pis que ce que dit Cicéron de cette mascarade où s'affichait

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LETTRES DE CIGERON.

la flatterie la plus déhontée, et qui réunissait son neveu, l'affranchi favori de son frère, Statius, et l'affranchi de Térentia, Philotime. C'étaient là les prêtres d'un troisième ordre de Luperques fondé en l'honneur de César (1. 124, n. 15) sous le nom de Luperci Julii.

2. — Xisi mea major esset. Selon Manuce, Cicéron veut dire qu'il est encore moins pardonnable à lui, ancien vengeur de la liberté romaine, de consentir à vivre sous un tyran, qu'à son neveu de se faire Luperque, et à son frère de l'approuver.

3. — "Ep-vov. Proprement son écot, sa quotepart contributive dans les frais de la fête, et pour laquelle le jeune Quintus avait impudemment mis à contribution Atticus.

4. — 'AtArvEupa, etc. Paroles tirées de la 1"'= Némienne de Pindare, où il est fait mention non de Pyrène, mais d'Aréthuse, fontaine d'Achaïe absorbée par l'Alphée et qui, passant sous terre, venait jaillir à Ortygie, île voisine de Syracuse, et respirer enfin après avoir été si longtemps comprimée.

o. — Cato me dckctat. V. 1. 4o3, n. 1. — 6. — Bassum LudUu7n. Méchant auteur, qui, à défaut des éloges de ses contemporains, se contentait des siens propres. Inconnu d'ailleurs.

7, — De Cœlio, tu quœres, ut scribis; ego nihil novi. Noscetida est natura non facilitas modo. On n'aurait guère compris ce que Cicéron veut dire ici, sans le secours du commencement de la lettre 461. Par là, en effet, nous voyons que Cicéron cherchait à se procurer de l'or. La crainte que quelque nouvelle révolution, trop facile à prévoir, ne l'obligeât encore à quitter l'Italie, et qu'il ne se trouvât dans la même pénurie d'argent où il avait été pendant la guerre contre Pompée, lui faisait prendre cette précaution. Le banquier Célius (1. 299, n. 30) lui offrait sans doute de l'or; mais Cicéron en suspectait l'aloi, avouant d'ailleurs qu'il n'était pas en état de le vérifier : ego nihil novi, dit-il, et il charge Atticus de s'informer à cet égard. Il ajoute qu'il a écrit à Aulus, ami de Pison, autre banquier auquel Cicéron s'adressait également pour avoir de l'or, mais qui exigeait pour le change contre d'autre monnaie, un taux supérieur au taux courant. Cicéron connaissait ce taux, et c'est ce qu'il faut entendre par les mots ea quœ bcnc nossem de auro, qu'on trouve un peu plus loin. C'est la nature de l'or et, comme on vient de le dire, l'aloi qu'il ne connaissait pas; mais quant au change, il savait à quoi s'en tenir, et il écrit à Aulus d'en avertir Pison. D'où il faut conclure avec Manuce que ce galant homme ne se contentait pas.

dans l'opération du change, du bénéfice habituel, mais qu'il avait élevé à cet égard des prétentions usuraires. Cicéron pense que Pison, voyant qu'il était si bien informé, deviendra raisonnable, et il compte sur l'intervention d' Aulus pour le décider à se soumettre, et à en finir promptement. V. 1. 461, n. 1.

8. — Be Hortensia et Virginio. Manuce croit que ce sont deux banquiers. Pour Hortensius, quo jure non video, dit Orelli.

9. — Ci<w3lMS<c?a.CeMustela était, avec Crispus, Othon et Virgilius, un des quatre héritiers des jardins de Scapula, que Cicéron voulait acheter pour y élever un monument à Tullic. On verra dans la suite les difficultés sans nombre qu'il eut à ce sujet, tant pour se procurer l'argent nécessaire à cette acquisition que pour vaincre les obstacles qu'Othon mettait à la vente aux enchères. Othon voulait en effet que les quatre héritiers licitassent, auquel cas il n'était pas possible, selon la loi, de se présenter à la vente. V. 1. 577.

10. — Tubulum. L. Ostilius Tubulus, préteur en 612, ayant été chargé de faire leur procès à des assassins, avait reçu d'eux de l'argent avec si peu de mystère que le trib. du p. P. Scévola porta l'afTaire devant le peuple qui ordonna le poursuites. Le sénat chargea le consul Cn. Cépion d'informer. Tubulus n'osa pas se défendre et s'exila volontairement. V. De Finib., II, 16. Peu après, il s'empoisonna. Borghesi, t. II, p. loC, cite une médaille de ce Tubulus.

11.— Equidcm puto proximis Qœpionc et Pompeio. Cicéron avait raison, comme on le voit pa^ la note précédente. Ces deux personnages étaient consuls en 612.

12. — P. Furiù, Scxt. Âttilio. L'un et l'autre furent consuls en 617. — 13. — Dabitur tribunatum... Tubulus quo crimine. La réponse à ces questions est note 10. Il semble que Cicéron n'ait demandé ces renseignements à Atticus que pour les consigner dans son traité de Finibus, à l'endroit indiqué dans cette même note.

14. — L. Libo. L. Scribonius Libon fut effectivement tribun du peuple sous le consulat de Manilius et de Censorinus, en 605. V. Cicéron, Brut., 23; de Orat., Il, 65.

15. Serv. Galba. Q. Servius Sulpicius Galba accusé d'avoir, étant préteur en Espagne , mis à moitdes Lusitaniens, au mépris de la foi qu'il leur avait jurée. V. Suétone, Galba, 3.

16. Fanniana. C. Fannius, fils de Marcus Fannius, et neveu de C. Fannius Strabon, est un des interlocuteurs du traité de la République, de celui de Lélius ou de l'Amitié. Il est indiqué dans

NOTES

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Brufus, 20, comme gendre de Lélius, et comme auteur d'une histoire assez élégamment écrite. Atticus contestait cette qualité de gendre de Lélius; Brutus et Fannius soutenaient le contraire; Cicéron, malgré la preuve mathématique d'Atticus, maintint sa première assertion, ainsi que le traité de Brutus écrit environ un an avant cette lettre, en fait foi.

17. — l'iibus. Le i'6 juillet. — 18. — Nicasionum. Orelli voit là un nom corrompu. 11 y a pourtant un Nicasion cité dans Verr., IV, 51, comme ayant été un des députés d'Enna qui déposèrent contre Verres.

A Papirius Pétus. V. i. 2bl.

i. — Silius. V. 1, 257, n. 29. — 2. — Senius. Servius Claudius. V. 1. 25, n. 12.

3. — Volumina... «7:090 $Y:-ta"wv. Suétone [Cœs., 56) appelle ce recueil Dicta collcctanea. — Dans tout ce passage où Cicéron s'égaye sur le penchant qu'il a à faire des bons mots, sur la réputation qu'il s'y est faite et qu'il doit soutenir, on sent combien son esprit s'est détendu, comme il est plus à l'aise et presque rassuré par la douceur d'une servitude de laquelle César paraît vouloir l'excepter, allant jusqu'à montrer soi-même du plaisir, quand on lui rapporte ces bons mots, et à en dénoncer la véritable origine. — 4. — (Enomao tuo. Énomaùs, tragédie d'Accius, citée par Festus et Nonius.

5. — Non... Atellanam. Papirius, après avoir cité les vers d'Accius, s'était sans doute raillé de Cicéron, non avec quelque mesure, comme le faisaient autrefois les acteurs dans les Atellanes, mais avec la grossièreté des acteurs de mimes.

6. — Po-pilliwn... Be7iarium narras. Les commentateurs ont donné la torture à ces deux noms pour en faire sortir deux autres exprimant chacun un mets, afin de les faire concorder avec le tyrotarique, autre mets (1. 111, n. 1). On ne saurait aller aussi loin; on respecte le texte, tout en ne le comprenant pas.

7. — Hirtium et DoIaheUam. L'un et l'autre [>renaient des leçons d'éloquence de Cicéron et les lui payaient en soupers fins.

8. — £stimationem te aliquam. Allusion à l'estimation des biens que César avait fait faire par des commissaires arbitres, d'après le prix oîi ces biens étaient avant la guerre, et pour en donner le titre en paiement aux créanciers, et pour conserver le crédit des débiteurs {de Bell. Civ., lll, 1). Papirius avait de ces titres qu'il cherchait même

à vendre, comme on le verra dans la lettre qui suit; il n'en paraissait pas |)lus triste puur cela, comme aussi Cicéron ne craignait pas de le plaisanter à son tour sur cette misère. — 9. — Pkameœ. V. 1. 356, n. 20.

10. — Miniani Jovis. Statue de Jupiter peinte en rouge, placée dans le Capitule et dont on avait grandsoin d'entretenir la couleur : de là son nom de Jupiter Minianus. Mais pourquoi lui comparer le polype pour la couleur? L'abbé Prévost dit que le polype n'est pas rouge, et qu'il s'agit sans doute de la sauce avec laquelle on l'accommodait. Comme il lui plaira.

11. — Lucunicis tuis. De la chair de porc hachée menue en usage dans la Lucanie, et dont on retrouve une image plus ou moins fidèle dans le fromage d'Italie de nos charcutiers. — 12. — Tyrûtarichum. V. la note 6. — 13. — Seliciana villa. Sur Sélicius, V. 98, n. 2.

14. — Sannionum. Au figuré : des plastrons. C'est-à-dire que s'il y avait beaucoup de sel ou de salines dans la villa de Sélicius, il y manquait des gens qui valussent la peine qu'on en fit pour eux la dépense. Or, Cicéron ne voulait pas que ses bons mots fussent perdus.

LETTRE io9.

1. — Discipulos. Dolabella et Hirtius. V. 1. 458, n. 7. — 2. — Ohviam... familiari suo. Au-devant de leur bon ami César.

3. — Pompeius , Lcntulus, Scipio, Afranius fœde, etc. On sait assez oti et comment périt Pompée; P. Lentulus (l. 414, n. 5) fut étranglé ou autrement en prison, par ordre de Ptolémée. Q. Métellus Scipion, cherchant à fuir en Espagne, fut rejeté à la côte africaine, enveloppé sur son navire; et comme les ennemis criaient : « Où est le général? » U se frappa de sa propre main, en disant : « Le général est en sûreté. » (Tite-Liv., Epit. 114). L. Afranius (1. 21, n. 23), pris, dans sa fuite en Mauritanie , par P. Siltius (César, de Bell. Afr., 95) fut massacré quelques jours après dans une émeute de l'armée. Faustus Sylla eut le même sort. V. Dion, XLIII, 12.

4. — Hateriano jure. Selon Orelli, cet Hatérius était jurisconsulte. C'est peu probable. Évidemment il s'agit ici de ragoûts, et Cicéron oppose ceux d'Haterius à ceux d'Hirtius qui ne passait pas pour jurisconsulte. Ou bien, si Orelli a raison, Cicéron a fait un jeu de mots sur j»rc; ce qui n'est pas impossible. — 5. — JEstimationes tuas vendcre. V. 1. 458, n. 8.

A M. Marius. V. la notice qui le concerne, t. \, p. 693, et 1. ■121, n. 3: 1. 126 et 187.

i. — A. d. lîl Mus Matas. Le 13 mai. — 2. — Lentulo et Marcello. P. Cornélius Lentulus Crus (1. 21, n. 2) consul avec C. Claudius Marcellus, en 70b. — 3. — ISisi quadam ex pugna. Le combat de Dyrrachium (1. 398, n. 6) où Pompée fut proclamé imperator par ses soldats. Y. César, de Bell. Civ., III, 11. — i. — Ad Jubarn crmfuQiendum. Comme avait fait Scipion, après la défaite dePharsale. V. 1. 454, n. C.

3, — Notum tibi consilium meiim volui. C'est ici en effet un résumé admirable de tout ce qu'il a dit en vingt autres lettres, touchant sa conduite avant, pendant et après la guerre civile,

6. — Rhodum aut Mitylcnas. Ces deux villes étant libres étaient le refuge de quantité d'exilés volontaires qui se dérobaient à la domination de César. C'est l'honneur de César d'avoir ]ais.=é à ces villes ce privilège, quand il pouvait si facilement le leur enlever.

i. — De Cœlio vide ne qua laciina sit inauro. Corradus explique le mot lacima par /"mws. Il est très vrai qu'entre de l'or rogné et de l'or altéré il n'y a au point de vue de la probité aucune différence, et que celui qui fait usage de l'un ou de l'autre, fraude également. Il semble toutefois que Cicéron fait ici une distinction ; car après avoir recommandé à Atticus de faire attention à la nature {1. 4o7, n. 7), c'est-à-dire à la pureté de l'or, il le prie en outre de voir si cet or a bien le poids. î\Iais de quel or s'agit-il? D'or monnayé ou en lingots? M. Moramsen {Eist. de la monnaie romaine, trad. Blacas, t. H, p. 110) observe que, du temps de Cicéron, l'or circulait régulièrement en lingots, que le poids en était souvent constaté par des pesées, mais que jamais on ne songeait à contrôler la finesse du métal, et que même il était admis une fois pour toutes que les lingots en circulation étaient de for le plus pur. Pourquoi donc Sylla fit-il une loi {Digest., XLYllI, 10, 9, pr.) qui punissait avec la même sévérité ceux qui altéreraient des lingots d'or, et ceux qui fabriqueraient de la fausse monnaie? On ne fait guère de lois en prévision d'un crime qui n'a jamais été commis, et sans doute que le crime, prévu par la loi du dictateur, l'avait été assez souvent pour qu'on songeât à en arrêter les progrès. Ce fait admis, et il ne paraît pas contestable , la loi de Sylla pourrait encore, selon M. Mommsen, faire supposer que les lingots destinés à la circu-

lation et à tenir lieu d'argent monnayé, portaient un signe quelconque, espèce de contrôle officiel qui en garantissait la finesse, comme cela s'était pratiqué autrefois pour les lingots de cuivre (Mommsen, ib. t. I, p. 176). Cependant on n'en voit de traces nulle part. Peut-être, ajoute M. Mommsen, au lieu d'une marque qui aurait rendu moins facile le fractionnement de ces lingots, se contentait-on de leur donner une forme particulière. Quoi qu'il en soit, dans ce passage et dans celui de la lettre 457, il n'y a, dirons-nous, de bien clair qu'une chose, savoir que Cicéron se défie et du métal et du banquier, de celui-ci à cause du change auquel Cicéron estime quil perdra déjà bien assez : in colhibo est detrimcnti satis, de celui-là, parce que toute loi quelconque contre les faussaires n'a jamais été une garantie qu'il n'y en aurait plus. On a bien des deniers adultérés par le fourrage, et s'il s'agissait d'argentum, on pourrait donner une explication archéologique telle quelle des craintes de Cicéron ; mais il n'y a pas de pièces d'or fourrées à Rome.

2. — Hegesiœ. Hégésius, orateur athénien, qui, pour imiter Lysias, affectait le style coupé : Saltat. incidens particuîas, dit Cicéron, Orat., 67.

3. — Tyrannioncm. V. 1. 32, n. 3. — 4. — Sine me. C'est-à-dire : vous l'avez lu et sans moi?

0. — Si librum' miser is. Quelque traité de grammaire, Oswpfav, où il était parlé d'accent grave, d'accent aigu, toutes choses n'ayant point de rapport à un traité de morale comme le de Finibus, mais curieuses pour Cicéron qui aimait tout ce qui est oùJZr^<j.o-i, ou écrit pour le peuple comme est la grammaire.

6. — Asso sole. Soleil sec, c'est-à-dire qui ne fait pas transpirer, opposé hsolemvnctum qui fait le contraire. — 7. — Chrême, etc. Térence, Eeauton., I, 1, V. 23. — 8. — Aristophanem pro Eupoli. Cette faute fut corrigée (De Orat., 9) comme Cicéron le demandait; du moins elle ne se trouve dans aucun manuscrit.

9. — Quœso. C'est dans une requête à César, dans Tintérèt des habitants de Buthrote qui s'étaient montrés trop ardents pour Pompée, qu' Atticus s'était servi de ce quœso dont César était choqué. Sans l'affirmation de Cicéron sur la propriété de ce terme au cas présent, il faudrait bien s'en rapporter à César qui s'y connaissait, et qui ne paraît pas d'ailleurs avoir invoqué son pouvoir dictatorial pour faire accepter sa critique.

1. — Neque hocadmiror, quod non suam potius, scd illud, quod non ad suam. Cette version diffère

NOTES

■de celle de tous les textes imprimés et n'est autorisée par aucun manuscrit. Les textes portent : Nequc hoc admiror quod non ad tmim potiux, scd illud quod non ad suam : « Je suis surpris, non qu'il n'ait pas d'abord été chez vous (puisque vous n'étiez pas à Rome, et que vous veniez de le régaler à la campagne), mais qu'il n'ait point été plutôt chez lui. » Il n'y a rien de piquant, dans cette remarque de Cicéron, et toutefois il est certain qu'il a voulu dire quelque chose de piquant. Or, ce piquant, on le retrouve en substituant à qnod non tuam, quod non suam, et en entendant par ad suam de la fin de la phrase, la maison de César que Balbus pouvait dire effectivement sienne. "Cette ingénieuse et nécessaire émendation est de Scliûtz. — 2. — Regcs... consulares. Les ,rois du jour comme Balbus; les consulaires tels 'que Cicéron.

1. — De istis municipiis. Il s'agissait vraisemblablement de ce fameux partage des terres de la Carapanie, décrété sous le premier consulat de César et sur sa proposition. Pétus était alors dans ces cantons où il avait du bien.

2. — Quod iste nesciat. Balbus étant des meilleurs amis de César ne devait rien ignorer de ses projets. — 3. — Ex ebrio scire passes. On a beau s'appeler Balbus ou le bègue, dès que la tête est un peu échauffée par le vin, la langue se délie, et les secrets, si l'on en a, ne sont plus en sûreté.

4. — Veicntem agrum et Capmatcm. Les territoires de Véies et de Capène, fort loin de Tusculum en effet, et au nord de Rome, Tusculum étant au sud-est.

0. — 'Son possam non diligere cum, etc. La conversion de Cicéron à César fait du chemin , comme on le voit; mais il va trop vite pour ne pas reculer; et d'ailleurs il sème lui-même sa route de tant d'obstacles, c'est-à-dire il multiplie tellement les objections, les réticences, que ses déclarations d'amour ne méritent guère de créance.

6. — Ne ipsum scire quid futurum sit. Cicéron se trompe certainement. César savait bien où il allait; ce qu'il voulait c'est de ne pas trop hâter sa marche, et il est vrai qu'il était poussé par bien des impatients.

^• — Malis oneratum esse. Pétus avait sans doute envoyé des pommes à Cicéron. Cicéron plaisante sur ce que Pétus, vétéran armé de tou-

tes pièces, se décharge d'une partie de ses armes sur le dos d'un vélite ou apprenti soldat qui subit en bouffonnant la corvée. Tous les commentateurs ne disent rien qui vaille sur le sens de scurram velitem. Ils se perdent dans des explications où ils nous apprennent bien ce que c'était qu'un vélite, mais où ils ne peuvent se démêler du scurram, et par conséquent ils embrouillent toute la phrase. Je ne sais si mon interprétation sera acceptée, mais le sens m'en paraît assez naturel.

2. — Ad ovum. On sait que les Romains commençaient leurs repas par des œufs et le finissaient par des pommes. Ne leur ressemblons-nous pas un peu au moins au déjeuner que nous ouvrons par des œufs ù la coque?

3. — '0}'.u.aO£rî. 0 seri studionim! dit Horace, Sut. I, 10, V. 21, traduisant littéralement le mot grec.

4. — Sportellœ et artolagani. Deux sortes de mets dont le premier tirait son nom de sporta, corbeille , laquelle le contenait habituellement; ce qui ne nous apprend rien sur la nature de ce mets; le second ipToXxyavov, était une sorte d'échaudé (Pline, XVilI, 27) ou de beignet, et se transportait aussi, au dire de Robert Estienne, en son dictionnaire latin, dans les Sportuîœ.

0. — Verrium. Il s'agit ici de Yerrius Flaccus, très habile, selon Varron, dans le droit pontifical, (Macrobe, Saturn., I, i'6,, et dont l'affranchi Yerrius Flaccus mutila si cruellement le grammairien Festus. V. Suétone, de III. Gram., 17.

6. — Camillum. V. 1. 417, n. 9. — 7. — Hirtio. V. 1. 4b8, n. 7. — 8. — Nihil potuit imitari. C'est-à-dire imiter le cuisinier d'Hirtius. Cicéron ne lui avait sans doute pas fourni les éléments nécessaires à cette imitation.

LETTRE 46o.

1. — 31. Cœparius. Un descendant peut-être de M. Céparius, complice de Catilina, qui fut étranglé dans le Tullianum (Salluste, Catil., oo), mais descendant bien dégénéré, puisqu'il était de la connaissance de Cicéron.

2. — Silva GalUnaria. Forêt située dans la Campanie, entre les embouchures du Vulturne et du Literne. (Varron, dc'R. R., IH, 9) dit qu'elle tirait son nom de ses gélinotes.

3. — Expccta hospitem quain minime edacem. Voyez maintenant comme il en donnait à garder à Pétus, dans la lettre précédente, en le menaçant de dévaster sa table! Après tout, il y a bien de l'esprit, bien de la gaieté dans ces lettres à Pétus, et cela repose un peu des moro-

LETTRES DE CIGERON.

sites politiques et philosophiques que Cicéron prodigue ailleurs.

1. — Amyntœ fiUus. L. Marcius Philippus qui avait épousé une nièce de César (1. 88, n. o). Cicéron l'appelle fils d'Amyntas, comme l'était Philippe, père d'Alexandre, parce qu'il y joint une exclamation peu gracieuse, et afin que, si sa lettre venait à tomber en de méchantes mains (ce qui est sa préoccupation constante), on ne sache pas de qui il veut parler.

l. — Athamunte. Esclave ou affranchi d'Atticus, ainsi que Tisamène et Alexis (1. 233, n. 29). On a déjà eu l'occasion de remarquer l'affection des Romains illustres pour leurs esclaves et affranchis lettrés, celle principalement que Cicéron et Atticus témoignaient aux leurs avec cet abandon et cette vivacité qu'on retrouve en ce billet.

A Servius Sulpicius. V. I. 371, 377 et 3GG, n. 3 ; 1. 386, n. 4, etc.

i. — Servius quidem tuus. "V. 1. 102, n. 5; 2ob, n. 3o; 36o, n. 6.

A P. Servilius Isauricus. V. sa notice, t. V, p. 097, et I. 402, n. 3.

1. — De statu provinciœ. La province d'Asie dont Servilius était. gouverneur. — 2. — Propter periculum ejusmodi litterarum. V. 1. 467, n. i.

3. — Cœsari collegœ nostro. Collègue dans l'augurât, ce qui n'empêchait pas César d'être grand pontife en même temps. Mais il y avait des exemples de ce cumul. Tite-Live en cite un, Fabius Maximus Cunctator, qui fut à la fois augure et pontife. — 4. — Patrem tuum. V. 1. 90, n. 3.

A P. Nigidius Figulus. V. sa notice, t. V, p. 696, et I. 327, n. 2.

i. — Quod pollicerernon erat. ^"igidius était un des exilés depuis la journée de Pharsale, et Cicéron n'avait pas eu lieu jusqu'ici de lui promettre l'apaisement de César; il l'assure cependant ici que César est très bien pour lui, et que s'il le fait languir, ce n'est que pour rester plus long-

temps armé de sévérité contre les autres. V. 1. 473, n. 2.

A Marcellus (Marcus Claudius). V. la notice qui le concerne, t. V, p. 69o. Il avait été pendant tout son consulat l'adversaire acharné de César et de SCS prétentions. Après la bataille de Pharsale, et quand César fut le maître, Marcellus s'exila volontairement à Mitylène, dans l'île de Lesbos.

1 . — Médium tuum consilium fuit. Ne pas suivre les géViéraux de Pompée en Afrique, et ne pas se livrer non plus à César, était en effet une conduite très sage. C'avait été celle de Marcellus. 11 ne faisait donc aucune avance à César, et César ne lui en faisait pas davantage, ne comptant pas, comme dit Cicéron, sur sa reconnaissance : ne tu ilhid beneficium omnino non putares.

2. — De quo quid sentiam... ipse quid fecerim. Quoique pense Cicéron de la réserve de César, il s'offre en exemple à Marcellus, et cet exemple parle en effet assez haut. Il n'y avait pas de meilleure raison à opposer à la répugnance que montrait Marcellus de rentrer à Rome, comme aussi il ne pouvait y avoir de meilleure apologie de la conduite de Cicéron que la soumission de Marcellus. Jusque-là il lui semblera que les tergiversations de l'exilé volontaire sont la critique du rentré en grâce. C'est pourquoi Cicéron se donne tant de peine pour en triompher, et que, dans ce travail, il révèle des embarras de conscience que la soumission de Marcellus dissiperait sans doute tout à fait.

3. — C. Marcelli, fratris optimi. V. 1.220, n. 1. Il n'était que son cousin germain ou frater patruelis (1. 89, n. 23). 11 n'avait pas pris les armes contre César; il était donc en mesure d'intercéder auprès de lui pour son frère; mais il n'y était pas secondé par les autres membres de la famille. V. 1. 470, n. 2.

A Ligarius. V. sa notice, t. V, p. 694.

1. — Non fore in te Cœsarem duriorem. Cicéron, lorsqu'il écrivit cette lettre, venait de prononcer sa harangue pour Ligarius au forum et en présence de César, et il avait raison d'en bien augurer. V. Plutarque, Cic, 63. Toutefois la grâce se fit un peu attendre, et Cicéron dut revenir à la charge dans le particulier. Ligarius ne se piqua guère de reconnaissance, car il fut un des complices de Brutus et de Cassius. V. Plutarque, Brut., 12; Appien, II, 113.

NOTES

2. — Diutius velle videtur cos habere soUicitos. Cicéron fait la même remarque à Nigidius Figiilus (1. 471, n. 1); mais il y appuie ici avec plus de force.

3. — Cum fratribus tuis. Ciccron nous les fera voir plus loin (1. 483) prosternés aux pieds de César.

A Marcellus. V. 1. 472.

i. — Is qni omnia tend favet ingeniis. Rien n'était plus vrai. Quelle différence à cet égard entre César et Marius, Carbon et Sylla!

A Gallus ou T. Fadius Gallus; car c'est de l'ancien tribun qu'il s'agit ici, de celui à qui est adressée la 1. 184, et dont il est parlé dans les lettres 09 et 80. V. aussi l'en-tète des notes de la 1. i24. On ne comprend pas du reste quel était le sujet de la querelle entre Gallus et Cicéron.

1. — Q. Mucio. Je ne vois ici de possible que le Q. Mucius Scévola des 1. o2, n. 29 et 210, n. 10. — 2. — Nec fratre tuo consulatum gcrente. Ce frère ou plutôt ce cousin germain (V. 1. 220, n. 1) était C. Claudius Marcellus qui fut consul en 704 avec L. Émilius Paullus. V. 1, 472, n. 3.

A Servius Sulpicius. V. 1. 371.

1. — Litteras uno exemplo. « Lettres sorties du même moule. » Il ne s'agit pas de cela, mais d'un seul exemplaire de ces lettres dont on faisait et envoyait le duplicata, ut si, comme dit fort bien Manuce, qua periret, aliqua tamen perfeirctur epistola.

2. — Achaicum negotium. Le gouvernement de l'Achaïe était celui de toute la Grèce, et César l'avait donné à Sulpicius.

3. — Victoris.^. quo nihil moderatius. A la bonne heure. Nous voilà bien loin des Marius et des Sylla que Cicéron présageait si facilement devoir revivre dans César.

4. — De Marcelli... sainte. M. Marcellus ayant été en 703 collègue de Sulpicius dans le consulat (1. 220, n. 1), rien ne pouvait être plus agréable à celui-ci que l'annonce de la grâce de l'exilé, et rien ne pouvait mieux justifier la louange que Cicéron donne à la modération de César. V. i. 472.

5. — L. Pisone. Beau-père de César. V. 1. 24, n. 7. — 6. — C. Marcellus. V. 1, 220, n. 1 ; 470, n, 2.-7. — Egi Cœsari grattas. C'est cet admirable remerciement Pro Marcello que nous savons tous par cœur.

8. — Servius tuus. Le fils de Sulpicius. On voit quelle amitié Cicéron avait pour lui, nonobstant l'abandon du mariage projeté entre Servius etTuUie. V. 1. 192, n. 5.

9. — Nihil melius ipso est. Cicéron se répète, mais son expression y gagne en force, et César est presque redevenu à ses yeux l'idole qu'il était l'année d'avant la guerre civile.

A Cécina (Aulus). V. sa notice, t. V. p. 692, et le discours pro Cœcina dont il est le sujet.

1 . — Etruscœ disciplinœ. La famille de Cécina était d'origine étrusque, et la science augurale devait s'y être transmise de père en fils, à partir de Cécina Volaterranus qui avait été chef des augures.

2. — Cui quidem divinationi plus confidimus. On le croit sans peine. C'est en effet cette divination, suite d'une longue expérience des hommes et des affaires, qui fit prévoir à Cicéron tous les événements dont il retrace ici le tableau, comme elle le porte à prévoir sinon à prédire à Cécina sa rentrée en grâce auprès de César.

3. — Ut... Amphiaraus. Il s'était caché pour ne point aller à la guerre de Thèbes. Èriphyle^ sa femme, le trahit pour un collier d'or que lui donna Polynice. Obligé alors de partir, il périt, devant cette ville , une génération , dit Pline (XVI, 87), avant la guerre de Troie. Voy. Eschyle, les Sept chefs devant Thèbes, v. 600 et s.

4. — Ex tripudiis solistimis. Cicéron explique au livre II, c. 34, de Diiinatione, ce que c'était que le tripudium solistimum : « Les poulets, en mangeant, laissent nécessairement tomber de leur bec quelque chose qui frappe la terre; c'est ce qu'on a appelé d'abord terripavium, puisîerripndium, et maintenant tripudium. Et quand il tombe ainsi quelque morceau de pâte du bec des poulets, on annonce alors à celui qui prend les auspices le tripudium solistimum. » Et c'était de bon augure, car cela témoignait que les poulets avaient bon appétit, et qu'ils ne regardaient pas aux morceaux. Si au contraire ils ne mangeaient pas ou semblaient rêveurs, c'était de mauvais augure. Le vol des oiseaux, leur chant, etc., étaient d'autres règles de la divination. Les auspices par le chant étaient nommés oscines, ceux par le vol, prœpetes. La droite ou la gauche était

LETTRES DE CIGERON.

le côté heureui ou malheureux, suivant certaines observations dont cela dépendait. V. Tite- Live, X, 40, et Feslus, au mot Sollistimum.

0. — Libro Querelarum tuanm. C'était la contre-partie ou la palinodie d'un écrit très criminel (Suétone, Ces., 7b) que Cécina avait fait contre César, avant la bataille de Pharsale. Il y ménageait d'autant moins les protestations de son repentir que la circonstance aggravante d'avoir pris les armes contre César irritait celui-ci davantage.

6. Caesium... Brutum. De ces deux meurtriers de César, le premier s'était livré à lui avec sa flotte (1. 416, n. o), et arrangé bientôt de façon à être de tous ses conseils : tu eam partan petisti ut consiliis interesses (1. 430); le second s'était accommodé volontiers du gouvernement de la Gaule cisalpine que César lui avait offert.

7. — Sulpicium Grœciœ. V. 1. 477, n. 2. — Marcellum. V. ibid., n. 4. — 8. — Familiares quidem sicuti neminem. Ces familiers de César si empressés vers Cicéron, et ayant comme on peut le croire reçu pour consigne de lui plaire, étaient Pansa, Hirtius, Balbus, Oppius, Matius et Postumius.

A Volumnius. V. 1. 234, n. 1.

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