‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 133 sur 172 · lUud Faberianum. V. 1. 552, n · texte numérisé non relu

lUud Faberianum. V. 1. 552, n

— De illo Ostiensi nihil. V. 1. 35 b vers la fin.

— 3. — A Lamia. Y. 1. 352, n. 6. — 6. — Damasippuin (1. 124, n. 3). C'est-à-dire, il faudra voir pour les jardins de Licinius Damasippus, le sénateur.

i. — Lentulum. V. 1. 560, n. 6.-2. —Sih'i... Sica... EgncUium. V. les lettres précédentes. — 3. — Ad Clodium scribere. Ce Clodius ne seraitil pas parent ou plutôt affranchi de cette Clodia, propriétaire de jardins sur lesquels Cicéron avait jeté les yeux (1. 384 et 383)? Corradus croit même que c'est Clodius Hermogène cité 1. 308.

4. — Credo transigere Egnatium. Ceci indique qu'Égnatius était l'intermédiaire entre Castricius et Q. Cicéron, dans l'affaire des esclaves (1. 560, n. 4). — 5. — Ovia. V. 1. 332, n. 8.

Il s'agit ici des mêmes personnages et de !a même affaire qui remplissent les lettres o.'i; à 562.

1. — Coponianam villam. Peut-être une villa appartenant à C. Coponius (1. 342, n. 19) qui avait été préteur en 705.

\. — Puhlilia. Cicéron ne l'avait pas encore répudiée lorsqu'il écrivit cette lettre ; mais à la manière très peu obligeante dont il s'exprime, on sent que la répudiation ne se fera guère attendre. On en a dit ailleurs (1. 521, n. 1) les motifs probables.

2. — Ciccroni velim hoc j)ropbnas. Ces conditions étaient fort avantageuses au jeune homme, et elles indiquent un état assez prospère de la fortune paternelle. L'abbé Mongault suppose que le jeune Cicéron ne voulait pas rester à Rome, à cause de sa belle-mère; c'est une supposition gratuite. En tout cas il n'y aurait qu'à le louer de n'avoir pas voulu rester près d'une belle-mère dont l'âge à peu près égal au sien, eût pu rendre périlleuses pour l'un et l'autre des relations de tous les jours et d'une intimité trop étroite.

3. — Prœstabo nec Eibuhon, etc. Ces jeunes gens, l'un desquels, Acidinus, avait alors son père près de lui (1. 580, n. 3.), étant des plus grandes maisons de Rome, c'était assez pour le jeune Cicéron de vivre à Athènes comme ils y vivaient eux-mêmes. Parmi eux nous retrouvons le nom de Messala; c'est de Messala Corvinus qu'il s'agit, qui fut consul en 723 et qui protégea Tibulle. La chronique d'Eusèbe le fait naître en 693. Mais s'il mourut, comme il est vrai, en 763, et s'il vécut 72 ans (Scaliger dit même 77), il faut nécessairement faire remonter l'année de sa naissance à 690 ou 691. En effet, observe Borghesi, comment supposer que Cicéron ait pu dire en 711 (I. 893) d'un tout jeune homme, qui ne devait pas encore avoir quitté la prétexte, que mirabiliter exceUit dans l'éloquence, et comment croire que l'année d'après, les restes de l'armée de Brutus voulurent, comme dit Appien (IV, 136), prendre pour général ce jeune homme de 17 ans? Un moyen siir de déterminer l'âge de Messala Corvinus est dans la présente lettre, écrite en mars 709 par Cicéron , et où il nomme Messala parmi les compagnons d'étude de son fils à Athènes; car il ne peut être là question que de Messala Corvinus, soit par la raison des temps, soit parce qu'il est

NOTES

évident par les lettres 885 et 893, qu'il avait étudie dans cette ville. Si donc tous ces jeunes gens étaient alors à Athènes et dans le même but, ils étaient aussi à peu près du même âge. En ce qui regarde spécialement Messala et le jeune Cicéron, cette identité d'âge se prouve encore par leur consulat, celui-là l'ayant obtenu en 723, celui-ci en 724. Le fils de Cicéron, lorsqu'il était à Athènes, avait 19 ans, étant né en 690 (V. 1. H), et Messala serait né la même année, s'il avait les 72 ans accomplis que lui donne Eusèbe, lorsqu'il mourut. Ainsi se trouve fixé d'une manière non équivoque l'âge de Messala. A cet exposé si clair de la question M. Mommscn objecte qu'on peut le comparer à ce qui a été écrit en Allemagne sur l'âge de Messala Corvinus; il ajoute qu'on en trouve le résumé dans les fragments de Suétone rerecueillis et publiés par M. Reifferscheid, p. 80, que les résultats diffèrent beaucoup, et que la question est loin d'être vidée. Nous l'espérons bien ; il ne sera pas dit que le savant et limpide Italien aura eu le dernier mot, puisque les Allemands le cherchent encore. V. Borghesi, I, p. 404, et m, Osserv. X, et la 1. 893, l'en-tète des notes.

i. — Cornes e.st idoneus. Ce compagnon du jeune Cicéron était L. Tullius Montanus. V. 1. 596, —2.— Celer. Pilius Celer. V. 1. 228, n. 9 et ■1. 398.

1. — Damasippum. V, 1. 361, n. 6. — 2. — Atticœ nostrœ vaktudo. Cette préoccupation de la santé d'Attica, de la part de Cicéron, est touchante, et comme on a pu le voir déjà maintefois, elle est continuelle. On dirait qu'il redoute pour Atticus un malheur pareil au sien.

\. — G. Suberinus. Orelli prétend qu'il faut lire Subernius. — 2. — Leptœ. V. 1. 214, n. 1. — 3. — M. Varrûne. V. 1. 46, n. 4. — 4. -Post Afranium superatum. L. Afranius, fils d'Aulus. V. 1. 21, n. 23. — o. — A Scapula. Titus Quintius Scapula, chevalier romain. V. Dion, XLIll, 29, 30. — 6. — A. Pompeio. Cnéius, fils de Pompée. — 7. — Pla7iii Heredis. Planius Hérès, inconnu autrement.

8. — Atteri vix equestris {res). C'est-à-dire 400,000 sesterces ou 80,000 francs qui devaient

faire le fonds d'un chevalier romain. Horace, Ep. I, i ;

Si quadringentis, sex, septem millia desunt... Plebs cris.

Cette lettre est charmante; Cicéron s'y reconnaît, avec bien de l'esprit, coupable de maladresse, pour s'être obstiné à rester fidèle à Pompée, au lieu de se jeter dans les bras de César. On dirait presque qu'il avait cette déclaration sur le cœur, et qu'il a saisi une circonstance assez médiocrement intéressante d'ailleurs, pour s'en soulager. On ne sait pas quels sont ces Précilius qu'il recommande avec tant de grâce.

1. — 'AXX' l[a.ov ou7:oT£, etc. Odyss., IX, 34. — 2. — "AXxiixoç ÈW, etc. — Odyss., I, 302. — 3. — Mrj ij.àv à'j-.o\joîi, etc. — Iliad., XXII, 304. — 4. — Mtoôi oocp'.atrjv, etc. Euripide, pièce perdue. — '6. — \lh àpta-£j£tv, Iliad., XI, 784.

6. — Génère novo sum littcrarum usus. En effet, Cicéron ne recommandait pas habituellement par écrit à César les personnes auxquelles il s'intéressait; il chargeait de cette commission les Balbus et les Oppius, et sous ce rapport, il a raison de dire à César que sa recommandation n'est pas vulgaire, quoique la remarque en soit un peu hautaine.

i. —p. Crassum. P. Crassus (1. 120, n. 6), fils de M. Crassus qui fut tué chez les Parthes avec son père P. Crassus. Apollonius (1. 110), son affranchi, avait des titres qui le recommandaient assez à la bienveillance de César, sans que Cicéron s'en mêlât. Mais comment résister à l'envie de louer César à cette occasion, et de se louer soi-même en disant qu'on sait par expérience que sa recommandation n'est pas sans valeur auprès de lui ?

2. — Propter memoriam Crassi. On sait que M. Crassus le grand-père de ce Publius, avait fait partie, avec César et Pompée , du premier triumvirat. — 3. — Diodoto. V. 1. 46, n. 8.

i. — Scd cum scribas... ne opprimar. Allusion probable à la visite de Publilia et de sa mère, dont il avait été menacé. V. 1. 364, au commencement.

2. — Ficulensi. Ficuléa ou Ficulnéa, selon Tite- Live. Cette ville de la Sabine avait donné son nom

à une voie qu'on appelait via Ficulensis, et aussi Nomentana parce qu'elle commençait à la porte Noinentum. C'est près de cette tille que Cicéron voulait faire élever un temple à sa fille.

Cette lettre de Sulpicius est toujours et très justement admirée, et si la douleur pouvait être vaincue par les raisonnements, ceux que fait Sulpicius, quoique entremêlés de quelques lieux communs inévitables, et la gravité de son discours étaient fort capables de persuader un homme qui n'eiit point été Cicéron. Les grandes douleurs sont muettes, a-t-on dit, celle de Cicéron était presque bruyante, et par conséquent plus exposée à se dissiper. Aussi voit-on par sa réponse à Sulpicius (1. 579) que cette douleur commençait déjà à se détendre; les réflexions d'un homme, d'un ami tel que Sulpicius durent nécessairement y aider. H y aurait bien à dire toutefois sur des considérations de ce genre : que Tullie avait été mariée à ce qu'il y avait de plus illustre dans Rome, qu'elle avait vu son père préteur, consul et augure, qu'elle était morte au moment où la république expirait, et lorsqu'elle-mème enfin avait épuisé la coupe du bonheur; ces raisons pouvaient consoler ses mânes, si des mânes pouvaient être consolés; mais pour Cicéron elles n'étaient que de la froide rhétorique, et Tullie elle-même n'en eût pas jugé autrement.

L. Luccéius écrivit deux lettres à Cicéron. Celle à laquelle la présente est une réponse, manque. L'autre est la 1. 582. V. sur Luccéius, la notice t. V, p. 694, et 1. 6, n. 3.

i. — Ad consolandum plus illa valent. C'était en effet un moyen excellent de donner le change à la douleur de Cicéron que de l'entretenir de l'état de la république. Là était sa vraie et plus vive douleur, parce que là étaient son ressentiment et le spectacle de sa propre déchéance et de sa nullité. A cet égard il puise dans les espérances dont le berce Luccéius plus de fermeté, et l'image de Tullie en est un moment éclipsée.

A A. Torquatus (V. sa notice t. V, p. 197 et lesl. 530, 537, 539). Il était rentré en Italie, mais il n'avait pas encore la permission de rentrer à Rome.

I . — M. Antonius. C'est M. Antoine, l'orateur, un des interlocuteurs dans les différents dialogues de Cicéron sur l'éloquence.

1 . — Quo ad Sicam venturus ero. V. 1. 570. — l.—Eirtii. V. 1. 300, n. 3.

3. — In monumentum. Ainsi la loi somptuaire de César s'étendait jusqu'aux tombeaux. Aussi, Cicéron tourne-t-il la loi, en érigeant un temple (V. la lettre qui suit), outre qu'un temple seul s'accordait avec l'apothéose.

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