‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 165 sur 172 · L. Miircum. Y. 1. 4o0, n. 1. — Q. Crispum · texte numérisé non relu

L. Miircum. Y. 1. 4o0, n. 1. — Q. Crispum

Q. Marcius Crispus, qui avait été tribun militaire sous César {de Bell. Afr., 11), lieutenant de L. Pison (in Pison., 23), puis proconsul {Philipp., XI, 12). — Q. Cœcilius Bassus. V. 1. 656, n. 1 et 1. 778, n. 14. — A. Allic7ius (V. 1. 29, n. 5), 387, 443 et 444. Lieutenant de Trébonius. Il amena ces quatre légions à Cassius, dès qu'il eut appris l'assassinat de Trébonius par Dolabelia. — Q. Carteius. Inconnu autrement.

1. — C. Asinius Pollio. V. l. 251, n. 2. — Castidonensis saltiis. Ce bois tirait son nom de la ville de Castulon, aujourd'hui Carbona, dans la Bétique.

2. — Ne movear ejus sermonîbus. Il parle d'Antoine qui disait partout que Pollion était de son parti; ce qui n'était pas encore (ce sera pour l'année suivante), et ce que Cicéron ne doit pas croiie. Ou a lu ici moveare pour movear; et l'abbé Mongault trouve avec raison cette seconde version que nous avons adoptée plus naturelle, y ayant toute apparence que Cicéron avait plus besoin d'être mis en garde contre les propos d'Antoine que Pollion.

3. — Ea castra fugi. Après Pharsale, Pollion passa à César qui l'envoya en Espagne.

4. — Ab insidiis inimici. On ne sait s'il s'agit ici de M. Caton que Pollion, à 22 ans, avait accusé (Tacite, Orat., 34), ou de Labiénus qui avait accusé Pollion.

5. — Ita, si id agitur ut. . . in potestate unius, etc. Qu'est-il résulté de ces engagements de Pollion? Son passage d'abord dans le parti d'Antoine, sa soumission ensuite à Auguste, enfin l'honneur d'être immortalisé par Virgile. Cela valait bien la peine de retourner sa casaque.

6. — Illius prûvinciam. M. Émilius Lépidus (1. 667, n. o) gouvernant alors non seulement l'Espagne Citérieure , mais encore la Gaule Narbonnaise, barrait le passage à Pollion et à ses dépèches, soit qu'elles partissent de l'Espagne ultérieure, soit qu'elles y allassent. V. 1. 862, n. 1.

7. — De legione tricesima tradenda. V. 1. 877. — XYIIKal. April. Le 16 mars.

i . — Furnius. V. 1. 802, 805. — Pacis aiictor eras. Conf. 1. 805, n. 2. — 2, — Gradus dignitatis. Plancus était consul désigné avec D. Brutus enfermé dans Modène. — D. XIIIKal. April. Le 16 mars.

NOTES

A Lépido. V. 1. 81-2, n. G.

i. — Ornatus suminis ho)ioribus. V, le dt-crct du sénat concernant ces honneurs, P/i/Z/pp. V, jo. — 2. — Perditum homincm. Antoine. — 3. — In istam pacificationem non inteiyones. V. la Xlll* Philipp., 4 et suiv.

i . — Sur la sincérité des déclarations de Plancus, exposées dans cette lettre, >oyez la note 2 de la 1. 802,

1. — M. Varisidium. Personnage inconnu d'ailleurs, mais fidèle messager, comme on le verra, 1. 819.

1. — Mea sententia in senatu. C'est la XI* Phi- Uppique. Cicéron s'y efforça de faire donner à Cassius le gouvernement de la Syrie et de l'Asie, contrairement à l'avis de Pansa, qui était que les consuls tireraient ces provinces au sort. Le sénat rendit un décret conforme à l'avis de Cicéron, et par lequel Cassius était spécialement chargé de punir Dolabella, auteur du meurtre de Trébonius, proconsul de l'Asie mineure.

2. — M. Stnilio. M. Servilius, tribun du peuple, avait déjà présenté une fois Cicéron à l'assemblée du peuple pour qu'il le haranguât (IV^ Philipp., G; , après que l'orateur venait de prononcer sa troisième Philippique devant le sénat. Ici, on voit qu'il le présenta une seconde fois, car il n'était pas encore sorti de charge. On n'a pas le discours au peuple que Cicéron prononça dans cette occasion, et lorsque le sénat venait d'entendre sa XI® Philippique. M. Servilius avait échappé au désastre de Pharsale; mais la persécution des triumvirs le força de se réfugier à l'armée de Brutus et de Cassius. C'est lui qui fit frapper une médaille en l'honneur de Cassius qui venait de remporter une victoire navale sur les Rhodiens. Borgliesi, I, p. 389 et s., donne sur cette curieuse médaille les explications les plus intéressantes et les plus concluantes.

3. — Socru tua. Servilia, sœur de Caton, mère de M. Brutus, et par conséquent belle-mère de Cassius qui avait épousé Tertia ou Tertulla (1. 714, n. 4), sœur de Brutus. — Ne Pansœ ani-

mus offenderctur. V. ci-dessus, n. I. — 4. — Fratnm. L. Cassius (1. 774, n. 8). — 5. — Per teque Asiam... reciperatam. Sur Dolabella qui s'en était emparé.

i. — Fumio. V. 1. 773, n. 3. — Tuis litteris lectis. La lettre 815 au sénat. — 2. — In uno prœlio. La bataille de Modène à laquelle on s'attendait. — 3. — Opitulare collegœ. Ce collègue était D. Brutus, consul désigné avec Plancus. — m Kal. April. Le 20 mars.

Cette lettre débute par des compliments à Plancus sur sa dépèche (1. 813) au sénat.

i. — A. d. V. Id. April. Le 7 avril. — M. Varisidius. V. 1. 816, n. 1. — 2. — Munatius noster. Cn. Munatius Plancus Plotius, préteur (1. 847), troisième frère de Plancus; car le second Munatius Bursa servait dans le parti d'Antoine.

3. — Cornutum. M. Cornutus, préteur, lequel, aux termes du décret proposé au sénat par Cicéron [Phil., XIV, 14), ordonna, en l'absence des consuls, 50 jours d'actions de grâce dans tous les temples de Rome, à l'occasion de la victoire de Modène. L'absence des consuls lui conférait également le droit de prendre les auspices, et même de ne pas trop s'y fier, comme on le voit ici. V. 1. 839, n. 6.

4. — Servilio. P. Servilius Isauricus, le fils (1. 774, n. 3). Voy. sur cette prise entre Cicéron et lui la 1. 88d. De père en fils, les Servilius étaient d'humeur batailleuse. L'aïeul de celui-ci avait pris à partie L. LucuUus, préteur en Col, l'avait traîné devant la justice et forcé à s'expatrier. Il en résulta une inimitié entre les deux familles qui n'était pas encore éteinte chez leurs descendants. Deux C. Servilius ont été monétaires, et frappé une série de monnaies de cuivre, qui ne commence qu'au triens. C'est sans doute parce que cette famille rendait une espèce de culte superstitieux à cette monnaie divisionnaire. Au rapport du vieux Messala, cité par Pline, XXXIV, 38, la famille des Servilius possédait un triens sacré auquel ils faisaient tous les ans un sacrifice avec beaucoup de soin et de magnificence. On assurait même qu'on avait vu ce triens tantôt croître ou tantôt décroître, et que cela pronostiquait la grandeur ou la décadence de la famille.

D. — Jovi ipsi iniquus. Cicéron dit la même chose de Pompée, 1. 343, n. 8.

i. — Lîlybœo. Le promontoire de Lilybée, en Sicile, qui regarde l'Afrique. Aucun commentateur n'a essayé d'expliquer de quoi il s'agit ici; je soupçonne que c'est de quelque trahison qui avait pour but de livrer Lilybée à Antoine.

2. — ES XX. 2,000,000 de sesterces ou 400,000 francs. — ES IDCC. 5,000,000 de sesterces ou 1,000,000 francs.

1. — Lamia. L. Lamia. V. 1. 800, n. 1. — 2. — Semproniano senatusconsulto. V. 1. 794, n. 3.

1. — C. Tidio Strabone. V. 1. 492, n. 1. — 2. — Res....erat in extremum, etc. V. 1. 834, la répétition littérale de cette phrase.

Voy. la note en tête de la lettre 893.

l. — Post nuntios nostrarum renim. Cicéron a raconté ces nouvelles envoyées par Brutus au sénat, dans la X« Philippique. — 2. — De morte Trebonii. V. 1. 817, n. i. — 3. — Antonius. Caïus Antoine, frère de Marc. "V. L 790, n. 1, et Plutarque, Brutus, 3o. — 4. — Murco et Marcio. V. 1. 811, n. 2.-5. — Ad Tertiam. Tertia ou TertuUa (1. 714, n, 4), femme de Cassius. — Et matrem. Servilia.

6. — Orationes duas tuas. La V« et la X- Philippiques. Ces discours et les autres ainsi nommés, à l'imitation de ceux de Démosthènes contre Philippe, sont nommés Antoniennes par Aulu- Gelle, XIII, 1. On les a donc appelés P/ii7îp/jiçues et Antoniennes indifféremment pendant plusieurs siècles. — Calenum. Fufius Calénus(l. 15, n. 4). Brutus nomme avec raison cette harangue contra Calenum, car elle est consacrée tout entière à réfuter les objections de cet ardent partisan d'Antoine.

7. — Secreto consilio adversus Pansam. Pansa avait trop besoin des troupes qu'il avait à grand'peine recrutées, afin de marcher au secours de Décimus Brutus, pour souffrir qu'on lui en enlevât une partie quelconque, et qu'on les envoyât n'importe où. Il fallait donc à cet égard agir à son insu. Mais M. Brutus ignorait alors l'état des choses; sans quoi il n'eût point parlé ainsi. On peut voir dans Plutarque, Brutus, ch. 38 et 40, les moyens dont il se servit pour se procurer de l'argent et des hommes.

8. — Vêtus Antistius me pecunia sublevavit. Vêtus (1. 99, n. 8) donna 2,000,000 de sest. ou 400,000 fr. à Brutus, de l'argent qu'il avait levé dans la province. "V. 1. 834, et Plutarque, Brutus, 24. — Cicero, filius tuus. M. Brutus n'exagère pas. Toutefois le jeune Cicéron l'avait mis par ses succès mêmes dans un grand embarras, ayant fait prisonnier ce lâche pleurard de Caïus Antoine dont M. Brutus (v. plus haut) ne savait que faire, et dont il avait la bonté d'avoir pitié.

Voy. la note en tête de la lettre 893. Cette lettre s'explique par la précédente.

LETTRE 82o.

Voy. la note en tète de la lettre 893.

1 . — Planci... ex litteris. V. la lettre de Plancus, 815. — 2. — Lepidi, tui necessarii. Lépide avait épousé une sœur de M. Brutus (I. 774, n. 7). Décimus Brutus l'appelle ailleurs (1. 837) hominem ventosissimum, et l'ecte facturum nunquam. I. avait été accusé, au moment où Cicéron écrivait cette lettre, d'avoir envoyé un corps de troupes au secours d'Antoine, commandées par deux de ses officiers, Silanus (1. 828, n. 2) et CuUéon, Il se justifie assez habilement de cette trahison prématurée (1. 854), en alléguant qu'elle s'était faite centre ses ordres et par la seule perfidie de ses deux officiers; mais sa conduite postérieure enlève toute créance à cette assertion.

3. — Secundum fratrem. Ce frère (par adoption) était Q. PauUus Émilius Lépidus qui avait été consul en 703 avec C. Marcellus. Lépide, lors de la formation du triumvirat, ne consentit

pas seulement à sa proscription, mais il s'en fit » donner la promesse par Antoine et Octave (Plu- M tarque, Aiitoine, 23).

4. — Senilio. V. 1. 819, n. 4. — In Planci causa. Sur cette affaire, v. ibid. — 5. — A. d. V. Id. April. Le 9 avril. — 6. — Litterœ... a Lentulo. - P. Lentulus Spinther, le fils (1. 701, n. 6). Il était I questeur de Trébonius, en Asie, province dont il

prit Tadministiation après la mort de celui-ci, mais d'où Dolabella parvint à le faire sortir, V. 1. 872.

Voyez, pour l'intelligence de cette lettre publiée pour la première fois avec celles de Cicéron, la > XIII^ Philippique d'où elle est tirée et où elle est réfutée.

NOTES

Voy. la note en tète de la lettre 896.

i. — A. d. Yl Id. April. Le 8 avril. — Scaptw. Deux amis de Brutus, de ce nom, sont cités 1, 2oo et 269; le premier, M. Scaptius, est encore cité, 1. 778. — 2. — Kal April. Le i«' avril.

3. — Le Cassio lœtor. Des succès de Cassius en Syrie. — Répugnante... Pansa. V. 1. 817, n. i. — Hœc ad te oratio. La IX' Philippique. — 4. — De Antonio. Caïus Antoine. Y. 1. 790, n. i et 823, n. 3 et 8.

1. — Galba. Servius Sulpicius Galba (1. 457, n. 15), auteur de cette lettre, avait été lieutenant de César en Gaule. Irrité, selon Suétone, Galba, 3, de s'être vu refuser le consulat par César, il était entré dans la conspiration de Brutus et de Cassius. C'est à lui que M. Antoine reproche (1. 826) d'avoir porté au camp des ennemis de César le même poignard dont il s'était servi pour le tuer.

2. — XVII Kal. Maii. Le lo avril. — Silani. V. 1. 825, n. 2. M. Junius Silanus, ancien lieutenant de César en Gaule (de Bell. Gall., VI, 1). — 3. — Forum Gallorum. Castel-Franco , croit-on, dans l'Emilie. — 4. — Levem armaturam, etc. Les archers, les frondeurs, les vélites, etc. Cicéron indique aussi les trois différentes espèces de troupes dont se composait l'armée de la république, Philipp., X, 6 : Nostra levis armatura, ditil, etc., et Orat., 37, où Antoine, l'orateur, faisait, selon lui, la même distinction.

0. — Hirtius... cum cohortibus vigintiveteranis. V. Philipp., XIY, 10. — 6. — Duas legiones. Deux légions de nouvelles recrues. — 7. — A. d. XII Kal. Maias. Le 20 avril. Manuce propose le XVI des calendes ou le lo avril, car, dit-il, si Galba eiit écrit le 20 , c'est-à-dire quatre jours après le combat, il aurait connu les blessures de Pansa et son transport à Bologne, et il n'aurait pas manqué de le mander à Cicéron.

Voyez la 1. 819, à la fm.

1. — Exercitum... trajeci. Ce mouvement de Plancus avait eu pour objet d'aller au secours de Modcne. — A. d. VI Kal. Maias. Le 26 avril. Mais Plancus arrivera trop tard, c'est-à-dire quand le siège de Modène sera levé, et Antoine mis en déroute. Lépide ne lui avait pas fait obstacle, mais Plancus n'avait point quitté la Gaule, comme s'il eîit encore ignoré ou hésité de quel côté il se tournerait lui-même.

1. — Libcralibus. V. 1. 237, n. 26. — Altéra vicesimo die. C'est-à-dire dès le 12 mars, les fêtes de Bacchus étant le 17. — 2. — Cornificius. Le fils sans doute de Quiutus Cornificius.

3. — Quinquatribus. V. 1. 268, n. 2. — 4. — Mincrva nostra. V. 1. 183, n. 1, et 299, n. 6. Le vent l'avait renversée; le sénat la fit relever.

3. — Minotauri. Allusiun à la liaison intime qui unissait Calvisius et Taurus. Ovide et les monuments représentent le Minotaure arec la moitié d'un corps humain, et l'autre moitié celui d'un taureau. Taurus par son nom devait nécessairement être cette seconde moitié. Q. Calvisius à qui Antoine avait donné le gouvernement de l'Afrique, voulait forcer Cornificius, qui le tenait de César, à le lui céder, et le faire administrer, pendant qu'il resterait à Rome, par ses lieutenants. C'est cette prétention que Cicéron avait combattue et fait rejeter par le sénat. — On croit que ce Taurus est le même que C. Statilius Taurus qui fut consul suffectus en 717 à la place de L. Caninius Gallus qui avait abdiqué.

6. — A. d. XIII Kal. Januar. Le 20 décembre. Voy. la réception que le sénat fit à Cicéron ce jour-là, 1. 792, et l'admirable conduite qu'il tint dans cette séance, 1. 807. — Absens obtinebat. Cet absent était Calvisius. V. la note précéd. — 7. — De Sempronio. V. 1. 794, n. 3, et 821,

8. — In Grœciam desperata libertate rapiebar. V. 1. 773, n. i . Après la mort de César, Antoine qui était consul, gouvernant la république au gré de ses caprices, de ses rancunes et de ses convoitises, la liberté n'était plus qu'un vain mot, et Cicéron désespérant de la voir rétablir, partit pour la Grèce. On lit les divers incidents de ce voyage dans les lettres 732, 733, 733, 737, 738, 760, 768, 769 et 771. Arrivé en vue de Pompéi, mais rejeté par un vent violent sur la côte de Leucopatra qu'il venait de quitter, il reçut là des nouvelles de Rome qui le déterminèrent à revenir sur ses pas. Il dit tout cela au long dans la l. 772.

9. — Sic sum in Antonium invectus. C'est la F« Philippique. Antoine n'était pas au sénat. Le traducteur a outré la scène jusqu'à commettre une espèce de contre-sens : « J'attaquai Antoine de front. » C'est aussi à Cicéron absent qu'Antoine répondit. V. la Y« Philippique, 7. — Meque tum elicere vellet. V. ibid. et l. 774, au commencement. — 10. — Antonii reditus a Brundisio. V. 1. 776, n. 6. — 1 1 . — ^'ltnc hic dies aliam, etc. Térence, Anclr., I. se. 2, v. 18,

1. — p. Lucceium. Ce P. Luccéius était sans doute un parent de L. Luccoius, autre intime ami de Cicéron, cité tant de fois précédemment. V, entre autres 1. 6, n. 3. — 2. — Hirtium et Pansa7n... amisimus. On sait assez que ces deux consuls ne survécurent pas longtemps à la victoire de Modène. — 3. — On. Minucio. Ce Cn. Minucius était ou lieutenant de Cornificius en Afrique, ou il y avait un commandement indépendant.

i. — Ex Asia fugere. En effet Dolabella battant en retraite devant les troupes de Cassius, alla s'enfermer dans Laodicée où Cassius l'assiégea avec douze légions. Ayant corrompu les centurions qui gardaient les portes de la ville, Cassius pénétra en plein jour dans Laodicée. A cette nouvelle, Dolabella présenta sa tète au chef de ses gardes et lui ordonna de la porter, après l'avoir coupée, à Cassius. Le chef obéit, et se frappa ensuite de son poignard. V. Appien, IV, 60-62.

2. — Fitga Antonii. Après la bataille de Modène, Brutus avait maintenu ses troupes à Dyrrachium et à ApoUonie, afin que, dans le cas où celles des consuls eussent été vaincues par Antoine, il pût passer au plus tôt en Italie pour porter secours à la république.

3. — JDe seditione facta. Y. 1. 790, n. i. Les soldats de Brutus voulaient d'abord tuer C. Antoine, son questeur et ses lieutenants; Brutus les sauva de leurs mains par un subterfuge, c'està-dire en les faisant embarquer sous prétexte de les jeter à la mer, ce dont Ciceron lui fait un reproche. Mais lorsque, selon Plutarque, Brutus, 34, Brutus eut appris les détails des proscriptions, et le massacre de ses meilleurs amis, il envoya l'ordre de tuer C. Antoine. Dion, XLVII, 24, raconte le fait un peu différemment. V. 1. 790, n. i.

4. — Me ante providisse, uttuumjudicium, etc. Il s'agit du décret du sénat qui donnait carte blanche, pour ainsi dire, à Brutus pour les opérations de la guerre contre Dolabella. — 3. — Ut insectarer Antonios. Cicéron les avait fait déclarer ennemis publics.

6. — Salutaris severitas, etc. Voilà une maxime qu'il n'appartiendrait qu'à ceux qui sont chargés de sauver les États, de mettre en pratique, mais à laquelle ils donnent la plupart du temps un démenti, sans prévoir que les scélérats la pren-

dront un jour pour leur compte, et la leur appliqueront sans pitié. Nous avons vu cela chez nous. Quoi qu'il en soit, il n'y a rien à répondre à la conclusion de Cicéron : quod si clémentes esse volumus, nunquam deerunt bella civilia.

7. — Mihi quidem œtas, etc. Plante, Trinummi, act. II, se. 2, V. 276. C'est ce que Cicéron (1. 713) exprime par ce seul mot ^sSfw-at.

Voy. la note en tète de la lettre 893.

i. — Litterœ Antonii. Brutus avait porté la condescendance à l'égard de C Antoine, son prisonnier, jusqu'à lui permettre d'écrire en même temps que lui au sénat, et à prendre la qualité de proconsul. Cicéron indigné, prend texte de là pour remontrer à Brutus les conséquences désastreuses de ses ménagements envers Antoine, de sa clémence intempestive, de son amour exagéré de la paix, et le préjudice grave qu'il a causé par tout cela à la liberté.

2. — Qui ille nuntius! Le premier courrier envoyé par Brutus au sénat pour lui annoncer ses succès en Macédoine. V. la X® Philipp. et 1. 823. — 3. — Litterœ tuœ quœ recitatœ sunt in scnatu. Ces lettres apportées par un second courrier et plus développées que celles dont avait été chargé le premier, relataient la défaite de Caïus Antoine, et l'exploit du jeune Cicéron qui l'avait fait prisonnier.

4. — Post discessum Pansœ. Pansa était parti de Rome peu avant l'arrivée du second courrier pour joindre Hirtius et Octave, et livrer bataille à Antoine. — 3. — Idib. April. Le 13 avril. — Pilus. Un ami ou un des officiers de Brutus.

6. — Servilio. V. 1. 817, n. 3. — Cornuto. V. I. 819, n. 3. — 7. — Antonius proconsul. V. cidessus, n. 1.

8. — Non erat dignitatis tuœ. Car si C. Antoine eût été vraiment proconsul, Brutus, qui le retenait prisonnier, eût été très coupable, ainsi que les fils de Cicéron et de P. Sextius (1. 690, n. 8, et 691, n. 4), pour avoir pris les armes contre un proconsul.

9. — Labeo noster. Un des meurtriers de César. — 10. — Locus esse... débet... clementiœ. V. cidessus, n. 1. — 11. — Templis deorum immortalium imminet. De tous les rapprochements qu'on pourrait faire, et qui abondent, de cette époque avec la nôtre, celui-là comme aussi celui de la lettre 779, n. 6, ne sont pas les moins curieux.

12. — In duces vehemens, in milites liberalis. C'est cela même; mais on n'en fit rien. M. Brutus se crut toujours obligé envers la vieille consti-

NOTES

tution romaine, quand personne ne la respectait plus; le sénat avait peur; Octave méditait aa trahison envers la république; les chefs rostèrent impunis jusqu'au moment où ils se liguèrent pour être en commun les maîtres, et se dcbarrassorcnl de leurs honnêtes contradicteurs par les moyens que chacun sait.

i. — Veteris Aritistii. V. 1. 699, n. 8, et 1. 823, n. 8. — InCœsare et Antonio. Jules César et non pas Octave, et Antoine, son successeur au pouvoir absolu. — 2. — Qui in Achaia. On ignore à quel titre Vêtus commandait dans cette province, où il avait été déclaré imperator, sans que cette qualité lui eût été jusqu'ici confirmée par le sénat. — 3. — HS XX. 2,000,000 de sesterces ou 400,000 francs.

LETTRE 83o.

"Voy. la note en tête de la lettre 893.

i . — Quum hœcscribebam res existimabatiir, etc. Cicéron se sert des mêmes expressions 1. 822, n. i, et comme depuis qu'il s'exprimait ainsi, on avait appris la nouvelle de la défaite complète d'Antoine devant Modène (1. 828), il en résulte que la présente 1. 833 est mal placée, puisqu'elle parle comme d'un fait imminent d'un fait qui était accompli. Il peut se faire pourtant que ces deux lettres 822 et 835 n'aient été écrites qu'après qu'Antoine, ayant été repoussé une première fois, était rentré dans ses lignes.

1 . — Nostrœ res meliore loco. Modène était débloquée ; Antoine avait été vaincu, mis en déroute par les consuls avec le concours d'Octave. Mais la mort d'Hirtius et de Pansa ayant laisse sans chefs l'armée victorieuse, les vétérans, c'està-dire la légion de Mars et la quatrième légion refusèrent d'obéir aux ordres de D. Brutus, et reconnurent Octave pour leur général. L'orgueil qu'il en conçut était sans doute très naturel; mais Cicéron paraît craindre ici qu'Octave ne se passe dorénavant de ses conseils. 11 n'attendit pas longtemps pour voir que ses craintes n'étaient que trop fondées.

2. — A. d. Xll Kal. Maias. Le 20 avril, jour où l'on apprit à Rome la défaite d'Antoine. V. 1. 828, n. 7. — 3. — Trium fratrum. M. L. et C. Antoine.

CICÉllON. — NOTES.

{. — Ventidiiis. V. 1. 700, n. 5. — 2. — Lq)idum... homincm ventosissimum. V. 1. 823, n. 2.

— 3. — De Potlione Asinio. V. 1. 812, n. 2 et îî.

— Plancum quoqiie. Y. 1. 829, n. i. — 4. — Ex castris Refjii. Le Regium Lepidi. V. 1. 808, n. 3.

— m Kal. Maias. Le 29 avril.

1. — Huic accessit manus Ventidii. V. 1. 760, n. 5 et ci-dessus, n. 1. — Advada. Sous-entendu Sabatia ou Sabatorum. Sabata, auj. Savone, ville maritime de la côte de Gênes, bâtie sur un terrain marécageux. — 2. — Ad Lepidum ut se conférât. C'est au contraire Lépidus qui se joindra à Antoine et qui avait déjà commencé son mouvement (1. 823, n. 2).

3. — Si me Cœsar audiisset. Octave avait refusé d'entrer en conférence avec D. Brutus. C'était là un des premiers effets de l'appui que lui donnaient les vétérans (1. 836, n. i), et du sentiment de sa force qu'il suivra seul désormais. — 4. — HS Quadragenties. 4,000,000 de sest., ou 800,000 francs. — 3. — Va)ro)iis thesauros. V. 1.482, n. li.

l. — A.d.V. Kal. Mai. Le 27 avril. — Hostes judicati. V. 1. 836 à la fin. — Servilius. V. 1. 833, n. 6. — Ventidio. V. 1. 837, n. 1. — 2. •— l't tu persequerere BolabeUam. V. 1. 832.

3. — Ciceronem nostrum in vestrum coUegium. etc. U y avait divers degrés dans le pontificat; on ignore auquel appartenait M. Brutus. Sur les formalités à suivre pour l'élection des prêtres sur leur inauguration et sur leurs attributions, voyez Cicéron lui-même pro Domo sua, i, J4 et s.; Philip., H, 2, 43; de Lege agrar., II, 7.

4. — Sacerdotum comitiis. Les prêtres avaient été nommés par le collège pontifical jusqu'au consulat de C. Marius et de C. Fimbria, c'est-àdire en 630. Cette même année Cn. Uomitius, tribun du peuple, porta une loi qui attribuait cette nomination aux comices, ainsi qu'il est dit dans le discours de Lege agraria, II, 7, et que Suétone le rapporte {Nero, 2). Sylla, peu après, rendit ce privilège au collège des pontifes (.Dion, XXXVII, 37); mais Labiénus, tribun du peuple, secondé par César, le lui enleva de nouveau pour le restituer au peuple. (Id., ib.) Une loi du genre de celle de Labiénus, avec quelques dispositions de plus, fut aussi portée par César; c'est celle

dont Cicéron parle ici. Enfin M. Antoine, étant consul, fit rappeler encore les pontifes à l'exercice de leur ancien droit {Id., XLIV, o3) par une loi que Pansa, consul l'année suivante, fit encore abroger, pour en revenir aux comices. Paul Manuce expose toutes ces vicissitudes législatives dans son traité de Legibus Romanis (1357, in-f°), auquel, dans ses notes sur ce passage, il renvoie lui-iiiénie le lecteur.

3. De Domitio... de Catone. L'un fils de L. Domitius Énobarbus, l'autre de M. Caton, tous deux liés à Brutus par une étroite parenté; car L. Domitius et M. Brutus avait épousé les deux Porcia, filles de Caton d'Utique. On a vu, 1. 600, n. 4, que Cicéron était eu efTet tuteur de ce fils de Caton, qui fut tué à la bataille de Philippes. Ces jeunes gens étaient tous trois candidats au pontificat; ce qui indique de nombreuses vacances dans le collège. Cicéron estimait que leur absence n'était pas plus un obstacle à leur éligibilité qu'elle ne l'avait été à Marins, quand il fut nommé augure, étant en Cappadoce.

6. — Pansa vivo, etc. Mais Pansa étant mort et son collègue Hirtius aussi, il n'y avait plus de consuls pour prendre ces auspices. D'un autre côté, le sénat à qui il appartenait de les prendre, lorsqu'il n'y avait plus aucun magistrat cbargé de ce soin, ne pouvait en réclamer l'exercice, puisqu'il y avait encore un préteur, Cornutus (V. 1. 819, n. 3). Or Cicéron craignant que Cornutus sur le dévouement duquel il ne paraît pas compter, ne déclarât, au moment des comices pour l'élection des prêtres, que les auspices étaient défavorables, et n'empêchât par conséquent cette élection, fit tout ce qu'il put pour la faire remettre à l'année suivante, quand Plancus et D. Brutus, consuls désignés, entreraient en charge. L'un et l'autre étant ses amis, les auspices n'auraient garde alors de ne pas se comporter convenablement.

j, — jinte victoriam de subsidio tuo, etc. V. 1. 829, n. 1.

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