Sperabam etiam Lepidum. Sur Lépide, V. 1. 837, n
i . — Ad Lepidum proficiscitur. Antoine, après sa défaite, espérait amener Lépide à s'unir à lui pour recommencer la guerre avec lui; ce qui eut lieu en effet. — 2. — Nec de Planco spem
abjecit. A cause des anciens rapports d'amitié d'Antoine avec Plancus (1. 862).
3. — Ex tibeUis. Les libelli paraissent avoir différé des litterœ ou epistolœ, en ce qu'ils étaient plus courts, ou, selon Manuce, plies autrement. Ce qu'il y a de certain c'est qu'au témoignage des inscriptions, il y avait des esclaves a libellis, d'autres ab epistoUs. Ici toutefois, il semble qu'il s'agit de notes, de mémento contenant les projets d'Antoine, et qu'il gardait par devers soi.
4. — Ad Asiniuîn, ad Lepidum, ad Plancum. Ils commandaient tous trois des armées de la répubKque, et Antoine cherchait à les débaucher.
0. — Non habui ambigmim. Il est douteux que cet adjectif se rapporte à Plancus, comme le traducteur l'admet; il me semble que D. Brutus veut dire : Je n'ai pas hésité, et j'ai écrit à Plancus.
6. — AUobrogibus. Les Allobroges faisaient partie de la Gaule cisalpine, province de D. Brutus. — 7. — Pridie JSonas Maias. Le 6 mai. Fhiibiis Statiellensium. Les Aquœ Statieîliœ étaient une ville de la Ligurie cisalpine, qu'on croit être aujourd'hui Asti.
1. — A. Allienus. V. 1. 8H, n. 2. — 2. — Litteras quas reddi vetui prius, etc. La traduction dit : « J'ai écrit aussi au sénat avec ordre de vous communiquer mes dépêches avant de me les remettre. » Avec ordre, semble indiquer que c'est le sénat qui avait ordre de remettre les dépêches à Cicéron, avant de les lire; ce qui est absurde : avant de me les remettre est un contresens probablement du fait de l'imprimeur; c'est lui remettre qu'il fallait dire.
3. — Dolabella qui nefarie Trebonio occiso. V, l'horrible description de ce meurtre, Philipp. XI, 2. — 4. — Murci et Crispi. V. 1. 8H, n. 2. — Bassus. Q. Cécilius Bassus. V. 1. 778, n. 14.
1. — jjt tu gravissime... scripsisti. On n'a pas cette lettre de Cicéron à laquelle Plancus fait allusion; mais tout ce qui suit cette phrase a trait à ce que Cicéron avait déjà fait pour Plancus, et qui est indiqué avec détail aux 1. 818 et 819.
2. — lier ad Mutinam dirigerem. V. 1. 829, jj, 1. — 3. — Quœdam pars exercitus {Lepidi) non minus furiosa, etc. V. à quoi cette armée contraignit bientôt Lépide, 1. 870. — 4. — Si décima
NOïKS.
legio veterana. Cette légion qui avait servi dans les Gaules sous César, faisait partie de l'armée de Léjjidus; elle fit précisément ce que prévoit ici Plancus.
o. — Fratremeo. Cn. Plancus Plotius. V. 1. 819, n. 2. — Laterense. M. Juvenlius Latercnsis (I. 44, n. 4). Il était lieutenant de Lépide, comme Furnius (1. 773, n. 3) l'était de Plancus. — Inimicissimo. Lépidus. V. la 1. qui suit, au commencement.
i. — Reconciliataque voluntate. V. la 1. précéd.
— 2. — Fidem mihi dédit. Lépide montait et Plancus n'était peut-être pas trop sincère. Tous deux ne pensaient qu'à se tirer de la bagarre, Lépide toutefois plus résoMment que Plancus.
— Laterensem internuntimn. V. 1. 843, n. o.
3. — Se prohibej'e provincia sua. L'Espagne dont Lépide avait été nommé gouverneur. — 4. — Equitatum ejus. Toute la cavalerie d'Antoine s'était tirée saine et sauve de la défaite de Modène (1. 828). — o. — Lepidi eam partent quœ corrupta est. V. 1. 870 et 843, n. 3. — 6. — A. d. IV Id. Maias. Le H mai. — L. Antonium. V. ce fait 1. 834, au commencement. — Forum Juin. Fréjus. — A. d. V. Id. Maias. Le 10 mai.
{. — Trium Antoniorum unam causam esse. V. 1. 836, vers la fin. — 2. — Mei judicii esse. Brutus répond ici à ce que lui recommande Cicéron, 1. 836, au sujet du jugement à porter sur les Antoines et sur ceux qui, dans cette guerre, ont pris les armes contre la république. Il se défend en même temps de la critique que Cicéron, là même, fait de sa conduite politique, et particulièrement de sa clémence envers C. Antoine, son prisonnier.
3. — Nisi modus in tribuendis ho7ioribiis. Allusion aux honneurs que Cicéron avait fait décerner à Octave, après la bataille de Modène, et qui sont caractérisés plus haut non sans quelque amertume par les termes : infinité tribuere potentibus. — 4. — Itaque timeo de consulatu ne Cœsar altius, etc. Cela en effet ne manqua d'arriver.
5. — Te consulem factum. Il n'en était rien; mais le bruit en avait couru. Appien (III, ch. 11) prétend qu'Octave ayant voulu être consul, s'en était d'abord ouvert à Cicéron , le priant d'être son collègue, l'assurant qu'il lui abandonnerait toute l'autorité et ne se réserverait que le simple
titre de consul; que Cicéron, dupe de cotte confidence, dit au sénat qu'il valait mieux ^oullrir qu'Octave fût à Home, consul avant l'àgo prescrit par les lois, qu'à la tète des troupes où il pourrait agir contre la volonté du sénat, mais qu'il fallait aussi lui donner un collègue recomniandable par son âge et par sa prudence qui pourrait réprimer les écarts de sa jeunesse; que le sénat comprenant que Cicéron plaidait ainsi |)Our soi-même, s'était moqué de lui. Plutarque {Cic, 73) rapporte le même fait, mais avec plus de réserve et comme un on dit. Rien n'est plus contradictoire à tous ces commérages, si j'ose me servir de ce terme, que le passage suivant de la lettre 887, de Cicéron à Brutus : « Mais voilà que César, jusqu'à ce jour si docile à ma voix, si noble de cœur, si ferme, s'est laissé entraîner par des lettres insidieuses, par des rapports mensongers, par de perfides commentaires à la présomption que le consulat ne peut lui échapper. Au premier soupçon de cette intrigue, je me suis empressé de lui écrire lettres sur lettres pour le ramener. Je ne cesse de prendre à partie quiconque ici paraît promettre son suffrage à son ambition. Enfin, j'ai été jusqu'à déchirer le voile en plein sénat, sur cette odieuse machination et sur ses auteurs. » Appien ni Plutarque n'avaient donc lu ce passage où la vérité s'exprime avec si peu d'équivoque?
6. — Filius valet et in Macedoniam, etc. Brutus avait toujours montré beaucoup d'estime pour le fils de Cicéron, et ce n'était pas lui en donner une preuve médiocre que de lui confier le commandement de sa cavalerie, avec ordre de traverser la Thessalie, et de venir au-devant de lui jusqu'à Héraclée (1. 8o0). — Idib. Maiis. Le 15 mai.
I . — Cum Appio Claudio C. filio. Il y eut deux Appius Claudius, fils de Caïus. L'un, l'aîné, s'était proposé d'accuser de concussion Quintus Cicéron (1. 72, n. 2), et fut l'accusateur de Milon ipro. Mil., 21), l'autre, le plus jeune, paraît être celui que Cicéron recommande ici à D. Brutus; mais cela n'est pas sûr, car il n'était plus alors assez jeune pour être qualifié d'adolescens, comme il l'est ici, ayant médité son accusation contre Q. Cicéron en 696, c'est-à-dire quinze ans avant la date de cette lettre. L'un et l'autre toutefois avaient été adoptés par P. Clodius, le tribun du peuple, leur oncle, et avaient porté jusque-là, selon une conjecture de Borghesi citée par Orelli, l'aîné le prénom d'Appius , le plus jeune celui de
Caïus. Quant à leur père Appius Claudius, celui qui est indiqué 1. 228 comme ayant été dénoncé par un de ses fils comme prévaricateur, et qui fut gouverneur de la Cilicie avant Cicéron, il aurait été exilé depuis à cause de son attachement au parti Pompéien , puis rappelé par César à la prière d'Antoine. C'est en reconnaissance de ce service que le jeune Appius s'était mis dans le parti d'Antoine. Mais tout est si brouillé dans ces Appius Claudius, que nonobstant les éclaircissements donnés sur cette famille par Borghesi aux tomes I et II de ses Œuvres complètes, on ne répond pas d'avoir nettement déterminé Fétat civil de lAppius Claudius de la présente lettre. V. 1. 228, n. 10.
1. — Id. Maiis. Le 15 mai. — Forum Julii. Fréjus. — Ventidius. V. 1. 839, n. 1. — 2. — Fratrem meum. V. 1. 819, n. 2; 84o, n. o. Il ne pouvait s'absenter de Rome comme préteur, mais il avait eu permission du sénat d'aller servir en Gaule. — Lepidus tamen quod ego desideraham fecit. V. 1, 843.— Apeltam. Affranchi de Plancus.
3. — L. Gellius... Sext. Gaviano. On ne sait pas plus quel était l'un que l'autre. Il y a des variantes dans les textes sur Gaiiano, qui ne diminuent pas l'obscurité.
1. — Cornuto. M. Cornutus, préteur (1. 819, n. 3, et 839, n. 6). — 2. — Frigidas et inconstantes Ittteras Lepidi. Du caractère dont était Lipide, et avec sa subordination aux événements, il manquait nécessairement d'enthousiasme pour la république et ne pouvait en simuler. — 3. — Servilius. V. 1. 839, n. 1.
1. — X. Bibulus. Fils (l. 564, n. 3) du collègue de César dans le consulat , et de Porcia , fille de (^aton, qui avait épousé en secondes noces M. Brutus. On a des médailles de ce Bibulus (Morell, Tab. IV, lett. B. ; Cohen, Méd. cons., pi. L. Caipurnia. 7), expliquées par Borghesi , II, v. 93 et suiv. Il est d'ailleurs illustre par l'amitié d'Horace, qui avait été son compagnon d'armes dans la guerre qui se termina pas la bataille de Philippes. Le poète le rappelle dans la satire X du liv. I. v. 84-86.