‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 17 sur 172 · Asiam Quinto. L'Asie Mineure. V. 1. 18, n · texte numérisé non relu

Asiam Quinto. L'Asie Mineure. V. 1. 18, n

2. — <I>tÀ£XXr]V£ç. Atticus vivait en Grèce; Cicéron y avait passé plusieurs années', et y avait étudié sous les plus habiles maîtres. Pour lui, la Grèce était en Asie, puisque les Asiatiques parlaient grec , et que dans sa lettre à son frère Quintus et ailleurs, il appelle souvent les Grecs homines xisiaticos.

3. — Curaque eteffice. Cicéron se flattait qu' Atticus serait le lieutenant de son frère ; il n'en fut rien cependant, comme on le voit assez clairement à certains passages de la lettre 22, et dans la Vie d' Atticus par Cornélius Népos, ch. 6.

4. — navTo(r,ç,etc. Paroles d'Achille à Hector, quand il s'apprête à combattre contre lui. Iliad. XXII, V. 268.

1 . — '0[j.r,ûr/.co?. Homère use souvent en effet de ce procédé que les grammairiens appellent hystérologie, et dont Cicéron donne ici une explication fort claire.

2. — In Pisonem. — Le consul. V. 1. 18, n. 6. — Fufius trib. pleb. V. 1. 13, n. 4. — Accusator tanquam censor bonus. L. Cornélius Lentulus Crus, selon Orelli.

3. — Ludo talario. Maison où l'on jouait au5 dés, et sans doute aussi à d'autres jeux de hasard.

4. — Non tam œrati quam œrarii. Quoique, au rapport de Lambin, tous les anciens manuscrits portent cette version, quelques critiques ont cru qu'il fallait lire non tam aerarii quani aerati. Mais Turnèbe proteste contre cette leçon, et prétend que l'autre équivaut à ces termes 7ion tam

NOTES

nummatî erant, ils n'étaient pas anssi riches, quam nwnmarii que vénaux, et corriqiti œrc et corrompus par l'argent. En ce cas œrarius serait synonyme de nummarius , et le peuple à Rome paraît l'avoir ainsi entendu. D'où l'on doit conclure, je pense, que Cicéron n'a pas fait ici intentionnclltMnent un jeu de mots, comme c'est l'avis de Malaspina, mais qu'il n'a fait que répéter un dicton populaire : ut appellantur. V. Grévius, Ad Att. I, p. 99, 100.

5. — Advocatorum. Ce n'est pas des avocats, patroni, que Cicéron parle ici, mais des amis de Clodius qui étaient venus à l'audience pour l'aider de leurs avis, et l'encourager par leur présence, comme c'était la coutume en pareille circonstance.

•3. — Xenocratem. Disciple de Platon. Appelé comme témoin devant un tribunal, il s'approcha de l'autel pour jurer, conformément à la loi, qu'il avait dit en tout la vérité. Tous les juges, se levant à la fois, déclarèrent qu'il n'avait pas besoin de prêter le serment, dispensant ainsi une vertu si pure d'une formalité à laquelle ils se soumettaient eux-mêmes. V. Val. Maxime, II, 10; étrang. 2.

7. — Metelli Numidici. Q. Metellus JSumidicus, le vainqueur de Jugurtha. Voy. aussi ce trait dans Val. Maxime, ibid,

8. — "Ejtiete, etc. lliad. 11, v. 484. Homère invoque les Muses avant de décrire comment les Troyens mirent le feu aux vaisseaux des Grecs.

9. — Nosti cahum. C'estM.Crassus (1. 19, n.5) qui était chauve, et que Cicéron désigne plus clairement encore par ces mots illum laudatorem ineum, c'est-à-dire tel qu'il le peint dans la lettre 19. Et parce que Crassus, sous la dictature de Sylla, avait acheté à vil prix des biens des proscrits, que parmi ces proscrits étaient les Nannéiens, Cicéron l'appelle plaisamment un des iNannéiens, comme étant entré en quelque sorte dans cette famille en prenant possession de ses biens. Telle est la conjecture de Manuce, différente à quelques égards de celles de Corradus, de Bosius et de Popma, et peut-être n'étant pas plus exacte.

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