‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 27 sur 172 · L. Bomitium, V. 1. 10, n · texte numérisé non relu

L. Bomitium, V. 1. 10, n

NOTES

Xj

Ahalam Sei-vilium. C. Servilius Ahala, maître de la cavalerie, tua par ordre de Quintius CincinnatuP, dictateur, Sp. Melius qiM aspirait à la tyannie (V. Tite-Live, IV, 14), et Brulus est celui qui; chassa les Tanjuins.

13. — Pisoncm, gencrum meum. Pison Frugi, premier mari de Tuilie. V. 1.8, n. 2. — 14. — Latevensis. V. 1. 4i, n. 4.

15. Cnmus Unes. C'est le même que 1. H», n. 5. Ce surnom otiiitdansla famille depuis cent cinquante'ans. P. LiciniusCrassus, qui fut consul en .i »9,;ravait porté le premier .'.Mais quand Crassus naurait pas trouvé ce surnom dans sa famille, ses grandes richesses, dont une bonne partie lui venait des biens des proscrits, achetés à vil prix (1.21, n. 9), le lui auraient fait donner. Il est vrai que, du temps de Cicéron, il y avait un autre Crassus Dives; mais il n'était pas d'une assez grande considération, quoique lui-même fùL également riche de nom et deffct, i)our arriver dans les affaires à la haute position où parvint son homonyme. 11 eut seulement l'esprit de conserver ses richesses, tandis que l'autre s'incommoda tellement par les dépenses qu'il fit pendant son édilité, qu'il tomba dans un état de gène assez désespéré pour que ses créanciers missent ses biens en vente. C'est alors que, par une raillerie amère, on ne le saluait plus dans les rues que de son surnom de Divss (V. Val. Maxime, il, 9).

16. — Q. Coiisidius. Il paraît peu probable à Orelli que ce Considius soit le même que le prêteur d'argent nommé au commencement de la lettre 16. C'est être trop scrupuleux. On doit dire du moins qu'il était de la même famille, laquelle '-'tait de l'ordre équestre, et où l'on faisait valoir noblement son argent : témoin le Q. Considius dont Yalère Maxime, IV, 8, raconte un trait de désintéressement remarquable. Or, il est très présumable que l'auteur du trait rapporté par Valère Maxime, est le même que l'auteur de celui auquel Cicéron fait allusion, et dont voici l'occasion. César voulant faire passer coûte que coûte la loi qui lui donnait le gouvernement des Gaules pour cinq ans, avait rempli le forum de soldats, et fait emprisonner Caton qui s'opposait à son dessein. Un grand nombre de sénateurs n'ayant point osé venir au sénat, César se plaignit d'y voir si peu de monde; Considius lui dit que c'était parce qu'on n'y pouvait pas venir en sûreté. « Et pourquoi donc y venez-vous? lui dit César. C'est, répondit Considius, parce que je suis trop vieux pour craindre la mort. » V. Pluiarque, Ces., 18.

il. — ^'umestio. V.l. 46, n. 2.

LETTRE ol.

1. — Varronis. V. 1. 40, n. 4. — 2. — T.>.r/.tà ■/jx\ tjùoiv. Cicéron ne cite que les premiers mots do ce vers tiré de VAndromaque d'Euripide, v. 448, et qui finit ainsi : \yfiU, 5)>)«» navra rép'.; 9povouvT£;, c'est-à-dire : invohita et nihil sani, sed omnia versutc cogitantes. Ce sont les paroles que dans son irritation contre Ménélas, Andromaifue prononce , en parlant des Lacédémonicns. Cicéron les applique à Pompée et à César.

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