‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 44 sur 172 · V. Suidas, au mot Tavéoioç Çuvrjyop oç · texte numérisé non relu

V. Suidas, au mot Tavéoioç Çuvrjyop oç

2. — Bibulum. L'ancien collègue de César dans le consulat. — 3. — Calidium. V. 1. 63, n. 9. — 4. — Favonium. V. 1. 19, n. 12.

o. — De te a Magnetibus ab Sipylo. Cette version est de P. Yictorius; d'autres lisent de te magis ab Sipylo ; on a adopté ici celle de Yictorius. Manuce donne une explication du fait qui peut être applicable aux deux versions. Il dit que Quintus, étant propréteur en Asie, avait eu dans son gouvernement Ténédos et Sipyle, et que les députés de cette seconde localité louèrent plus

NOTES

Quîntus dans le sénat que ne l'avaient fait les Trnédions. — 6. — I. Srxtii Patisœ. Il n'est connu que par cette seule circonstance.

7. — Lucretii pocmata, ut scribls, ita sunt. Il y a quantité de variantes sur ce texte. Des manuscrits donnent îita sunt; quelques éditions, 7ion Util sunt; Viclorius propose non ita midtis lumijiittis; Ernesli, ita sunt :non 77}ultis, etc.; d'autres manuscrits, at inultœ tamen avtis. On voit que ces variantes dilTorent du positif au négatif. C'est que chacun de ceux qui les ont données s'est montré plus soucieux de ranger le texte à son opinion personnelle sur le mérite de Lucrèce, que de convenir que celle de Cicéron fût la bonne. Les premiers qui se sont donné cette licence sont les copistes; les commentateurs sont venus à la suite qui ont renchéri sur les copistes. D'Olivet ne va-l-il pas jusqu'à dire ou à très peu près que Cicéron, faisant mal les vers, n'était pas bon juge des vers d'autrui? Cette assertion n'est pas soutenable. Et d'abord, il ne nous reste pas assez de vers de Cicéron pour en tirer la conséquence absolue qu'il était méchant poète; ensuite ses vers que nous connaissons ne sont pas si mauvais qu'on se plaît à le répéter; le plus mauvais'd'entre eux et le plus fameux : 0 fortunatam natam me consuîe Romam, a fait aux autres un tort infini; le mérite de l'orateur, de l'homme politique, du philosophe, en un mot du prosa- :teur, a éclipsé le poète et a achevé sa déroute. Mais conclure de là, comme d'Olivet, que Cicéron n'était pas compétent, la poésie n'étant pas son fait, pour juger Lucrèce, c'est comme si on refusait à Bossuet et à Fénelon le droit et le moyen de juger Corneille. En résumé, le sentiment de Quintus sur Lucrèce, ratifié par son frère, me paraît tou^ à fait recevable. Lucrèce n'a pas encore l'art de Virgile, mais il en a infiniment plus qu'Ennius et que tous les poètes ses prédécesseurs ou contemporains. C'est ce qu'ont voulu dire les deux Cicéron, et c'est aussi cette supériorité évidente de l'art dans Lucrèce, qui les ont em- ^pèchés de faire la juste mesure à son génie. En tous cas il est à la fois plus raisonnable et plus digne d'en penser ainsi; autrement il faudra imputer à Cicéron ou une ignorance de sa part impossible, ou une jalousie de métier ridicule.

8. Vimm te putabo... horninem non putabo. Nous n'avons pas comme les Romains deux eipressions, dont l'une vir implique l'idée la plus liante qu'on puisse avoir d'un homme, l'autre homo, l'idée la plus basse ou simplement la plus commune. Pour faire cette différence il nous faut user d'un diminutif et dire homekt que le vulgaire prononce et écrit, s'il l'écrit, omelette.

CICÉKON. — NOTES. '

9. Salluslii.W. 1. 7, n. 1 . Ces Empôloclées étaientelles une œuvre originale de Salluste ou une traduction d'Empédocle ?

V.sur le sujet de cette lettre et sur M. Crassus la notice t. V, p. 093, et les I. 19, n. o, et 129, n. 7 et 8.

1. — Uxor tua. La femme de Crassus, sœur de M. Brutus, s'appelait Tertulla, parce qu'elle était la troisième des sœurs, et que l'usage avait consacré cette qualification qui est un diminutif de Tertia. César, au rapport de Suétone {Cœs., '60), avait eu raison de la vertu de cette dame? César était-il plus séduisant que Suétone n'est véridique?

2. — TuiCrassi. Des deux fils de Crassus , Publius le plus jeune périt avec son père dans la guerre contre les Parthes. C'est lui probablement qui fit frapper pendant sa questure un denier assez rare portant son nom. V. Cohen, pi. XXIV, Licinia, n" 2.

3. — Ut primum forum attigerim. Cicéron avait six ans de moins que Crassus; ainsi, observe l'abbé Prévost, lorsqu'il parut au forum pour la première fois, il avait pu regarder Crassus avec respect.

^. — Pridie Idus. La veille des Ides de février, c'est-à-dire le 12 de ce mois. — 2. — Appius. AppiusClaudiusou Clodius Pulcher, l'un des consuls. V. 1.122, n. 6.

3. — De Commageno. Antiochus, roi de la Commagène dont la capitale était Samosate. Manuce pense que ce prince avait demandé que la possession de son royaume lui fût confirmée par un sénatus-consulte.

4. — Busrenum. Selon Orelli, il faudrait lire ici Bostrenum. C'est, dit-il avec une grande vraisemblance, quelque tétrarque inconnu des Bostréniens, peuple de l'Auranitis, dans l'idumée orientale.

5. — Graios omnes. Qu'est-ce que ces Grecs, hôtes de Cicéron et auteurs de sa réconciliation avec Appius? .Vanuce ne donne aucune explication à ce sujet, et je ne devine pas plus que lui. — 6. — Ad Balbum. V. 1. 28, n. 7. — 7. — Theopompo. V. 1.32, n. 10.

8. — Amor ejus erga nos. César en fut pour ses frais de tendresse, au moins à l'égard de Marcus, lequel, malgré ses protestations d'amitié, et l'assurance qu'il le porte dans son cœur, restera

en coquetterie avec lui jusqu'au jour où il lui tournera le dos pour aller à Pompée et le rejoindre à Pli arsale.

1. — C. Trebatium. C. Trébatius Testa, célèbre jurisconsulte et grand ami de Cicéron. V. la notice qui le concerne, t. V, p. 607.

2. — Tonqm commoratio. Pompée, au lieu de se hâter de quitter Rome pour aller prendre possession du gouvernement de l'Espagne, y demeurait par jalousie contre César, et Cicéron, qui était son lieutenant ou qui voulait simplement l'accompagner par amitié, y restait également.

3. — M. Orfium. Ce nom est écrit dans les manuscrits de douze manières y compris celle-ci. Cela ne contribue pas beaucoup à donner de l'éclat à ce personnage. Il est possible pourtant que ce soit le même que le chevalier romain que Cicéron recommande plus loin (1. 141) à son frère.

4. — Leptœ. Ce Lepta ne peut être que celui quj fut préfet des ouvriers, prœfectus fabrum, de l'armée de Cicéron en Cilicie. V. 1. 214, n. i.

5. — De Milone. On ne sait à quel propos Cicéron avait si bien cautionné Milon; mais César avait ri de la forme surannée qu'y avait employé Cicéron.

6. — Tribunatum. Le tribunat militaire. — 7. — Prœfecturam. Selon Ma.nncc, iBiprœfectura equitum qui venait après le tribunat.

l. Nivem airam. Inutile de chercher à quel propos Quintus parlait à son frère de neige noire. On ne peut pas deviner tout, et dans ces notes d'ailleurs il faut se défendre de deviner. — 2, — Mihi crede, insinu est. V. 1. 132, n. 8.

3. — Cœlio. M. CéliusRufus, qui fut élu tribun du peuple en 702, sous le troisième consulat de Pompée. C'est le spirituel correspondant de Cicéron.

4. — Domitlus. Comme il y avait alors deux préteurs du nom de Cn. Domitius, on ne voit pas duquel il s'agit.

5. — Pola Scriius. C'était, comme on le voit ici, un membre de la famille de Clodius, et par conséquent ennemi déclaré de Célius.

6. — Tyriis. C'étaient des députés envoyés de Tyr, pour se plaindre des publicains, pubiicani Syriaci, ainsi appelés parce que Tyr est en Phénicie, et que la Phénicie fait partie de la Syrie. — 7. — Gabinius. Il revenait de son gouvernement de Svrie.

8. — Lamia. L. Élius Lamia, ancien ami de Cicéron qu'il avait servi chaudement contre Clodius. On sait qu'une partie des juges étaient pris dans l'ordre équestre, et Lamia était de cet ordre. Y. 1. 99, n. 37.

9. — Laudatis. Allusion à la faculté laissée aux accusés de faire venir leurs amis au tribunal, et à ceux-ci d'y faire l'éloge des vertus desdits accusés.

10. — Quirinalia. Les Quirinales. V. 1. 99, n. 14. — 11. — Ex Kal. feb. Depuis le i" février jusqu'au 1^"' mars.

12. — De Gabinio se acturos. Pour actionner Gabinius dès qu'il serait revenu à Rome, et le traduire devant les tribunaux comme coupable de concussion. — 13. — Callisthenem. V. 1. 108, n. 4.

14. — Philistum. Philistus de Sicile, auteur, entre autres écrits, d'un ouvrage sur Denys le Tyran. II ne nous reste rien de lui ni de Callisthène.

lo. — Lupercalibus. Le lo février;, jour de ces fêtes consacrées au dieu Pan, nommé à cet occasion Lupercus, et les plus anciennes de Rome, ayant été, disait-on, fondées par Évandre, roi d'Arcadie. Depuis la fondation de Rome, il n'y avait eu que deux troupes de célébrants ou Lupcrques, les Fablani et les Quintiliani; on e'i fonda une troisième en l'honneur de César, qu'o;i appela Luperci Julii.

1 . — Medeœ. Politien est le premier qui ait trouvé que ces vers sont d'Ennius; il donne même les vers d'Euripide dont ceux d'Ennius sont la traduction, et que Manuce reproduit.

2. — Gypsatissùnis. Ponr catididissimis, le blanc étant la couleur du gypse ou pierre à plâtre.

3. — Abessedariis. C'était la manière de combattre des Bretons dans le pays desquels César allait porter la guerre (De Bell. Gai., IV, 33). Cependant Trébatius ne l'y suivit pas, et n'alla même jamais en Bretagne. V. 1. 148etdo3. — 4. — Qui ipse sibi sapiens. Autre vers de la Médée d'Ennius.

Sur Tiron v. la notice, t. V, p. 697. 1. — Menatidri. Esclave de Cicéron.

1. — Andricus. Autre esclave de Cicéron. Manuce croit que c'est le même que le Ménandre de

NOTES

la lettre précédente, transformé par suite d'une corruption du texte en Andricus.

2. — Umnium. Encore un nom soi-disant corrompu et sur lequel on a proposé force corrections, comme s'il importait beaucoup d'être lixé à cet égard.

1. — JEgypta.Hermia. Autres esclaves mâles, maigre la désinence féminine de leur nom. Le premier fut aft'ranchi par Cicéron. V. 1. 576.

Sur Tréhatius, v. 1. 133, n. i. — i. — Essedinn aliquod. V. 1. 135, n. 3.

1. — Yestorius (C), banquier do Pouzzoles, ami de Cicéron et d'Atticus, Il fut souvent employé par Cicéron comme mandataire dans ses nombreuses affaires d'intérêt privé. On le rencontrera plus d'une fois dans ses lettres.

2. — A. d. VI Mai. Le 10 mai. — 3. — Varronis. V. sur Varron V Étude sur sa vie et ses ouvrages, par M. G. Boissier, 1861, in-8°.

4. — Eos quos in manibus habeo. Le traité de la République auquel Cicéron travaillait alors.

— 5. — Maxime a Quinto fratre. Quintus était alors lieutenant de César dans les Gaules.

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