A. d. XVII Kal. dec. Le 15 novembre
2. — Diomjsius. V. i. 117, n. 3. — 3. — A. d. XIII Kal. Le 1 9 novembre. — 4. — Milonis nuptiœ. Milon épousait Fausta, fille de L. Sylla.
5. — Comitiorum opinio est. Les comices consulaires avaient lieu habituellement en juillet; les troubles de cette année les avaient fait différer, et il y eut un interrègne pendant lequel L. Domitius et Appius Claudius furent élus.
6. — Aller cationibus. Les débats pour la prorogation du gouvernement de César en Gaule, que Cicéron ne pouvait désapprouver, sous peine de déplaire à la fois et à César et à Pompée. C'est pourquoi il s'était absenté du sénat où il eût eu quelque honte à déclarer son opinion.
7. — Crassum quidem. M. Licinius Crassus (I. 19, n. 5). On sait les imprécations dont il fut l'objet, le jour de son départ pour le gouvernement de Syrie, où il allait faire la guerre aux Parthes; le peu de compte qu'il en tint, et l'issue terrible de cette expédition. V. Plutarque, Ci^ass.;
Dion, XXXIX, 39. Au contraire, L. Émilius Paullus, consul en 583 , partant de Rome pour aller faire la guerre à Persée, roi de Macédoine, fut salué par les acclamations du peuple, à qui son départ, dit Tite-Live, XLIV, 22, semblait préjuger la fin prochaine et glorieuse de la guerre.
8. — 0 hominem nequam ! Exclamation toute naturelle, eu égard à la violence que Cicéron s'était faite pour se réconcilier avec Crassus. Cicéron oublie seulement qu'il avait commencé, c'est-à-dire qu'en louant Pompée aux dépens de Crassus, il avait changé en colère et en ressentimentl'opinion simplement dédaigneuse que Crassus avait de lui, à cause de sa qualité d'homme nouveau. Crassus revint à lui toutefois, et Cicéron ne put se refuser aune réconciliation dont il n'avait pas fait les avances. Il y persista, quoique toujours avec un fond de levain, et parce qu'au point où en était arrivée la puissance des triumvirs, Pompée, César et Crassus, il lui importait, comme il l'avoue maintes fois, de vivre en bonne intelligence avec un des trois, sous peine d'encourir la disgrâce des deux autres. La lettre 131 qu'il écrit à Crassus est pleine de témoignages de la sincérité de ses sentiments définitifs; elle paraîtrait même dépasser la mesure, s'il ne fallait y reconnaître l'influence des fils de Crassus que Cicéron aimait beaucoup, et l'un desquels, Publius, depuis son enfance, et surtout dans ces dernierstemps, le chérissait etle respectait comme un second père.
1 . — Codicilli tui. V. I. 482, n. 1 .-r- Tenediorum. Des députés des habitants de l'île de Ténédos étaient venus à Rome solliciter la faveur de vivre selon leurs lois; le sénat le leur avait refusé net; ce qui rappelle à Cicéron l'histoire de Ténès, ancien roi de cette île, lequel avait porté une loi condamnant à être frappé de la hache tout homme surpris en adultère, et qui fit punir ainsi son propre fils pour avoir enfreint cette loi.