‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 65 sur 172 · A. Plotiiis. Préteur. V. 1. 442> n · texte numérisé non relu

A. Plotiiis. Préteur. V. 1. 442> n

— I^oster amicus. Pompée. — o. — A. d. III Non. Sext. Le 3 aoiît.

6. — InLycaoniam. La Lycaonie, province de l'Asie Mineure, entre l'Isaurie, la Pisidie, la Cappadoce et la Galatie. — 7. — Ad Taurum. Vers la partie de ces montagnes qui sépare la Cilicie de la Cappadoce.

8. — Moeragene. Quelque chef de brigands vers lequel s'était réfugié un esclave d'Atticus. Mais quoi! tant d'appareil pour un si mince objet? On voit assez que Cicéron se moque.

9. — Clitellœ bovi, etc. Proverbe cité par Ammien Marcellin (1. XVI, 5) lequel y ajoute, parlant de Julien qui avait souvent ce proverbe à la bouche, ainsi que le nom de Platon : Platonem crebro nominans exclamabat. — 10. — A7idro7iico. Inconnu.

11. — Magistros scripturœ. La scriptura était un impôt levé sur les pâturages. Les receveurs de cet impôt étaient appelés scripturarii , et le bétail qui y était soumis peeus inscriptum. V. Turncbe, Adiers., I, 5.

12. — Diœcesium. Mot grec latinisé qui répondait à une étendue limitée d'un gouvernement, d'une juridiction. Le mot a passé dans la langue, ecclésiastique, et lui est devenu exclusivement propre.

1. •— Pridie Kal. Sextil. Le 31 juillet. — 2. — Apamcœ... Sj/nnade. Villes de la Phrygie surnommée Pacatienne.

3. — 'ûvà; venditas. « Engagés, » dit la traduction. C'est une erreur; il fallait dire aliénés, vendus. De plus, il ne s'agit pas des revenus, il s'agit des possessions elles-mêmes d'où on les tirait.

4. — Monstra quœdam non hominis. Voilà Appius Pulcher bien traité (V. 1. 210, n. 3).Aus3i le méritait-il bien. Il fut accusé de concussion, mais l'affaire en resta là. Pompée le soutenait, et cet appui valut de plus à cet homme intègre d'être nommé censeur au retour de sa province.

5. — Lege Julia. V. I. 201, n. 3. — 6. — Ut auclivit nos venîre... se conjecit Tarsum usque. Quelle manière plus éloquente d'avouer ses crimes, que cette fuite loin de l'honnête homme qui commençait seulement à les apercevoir! — 7. — Bibulus... in provinciam suam. Cette province était la Syrie.

1. — Lepta noster. Q. Lepta. Il était prœfectm fabmm, ou, comme on dirait aujourd'hui, commandant du génie dans l'armée de Cicéron.

2. — Bejotams filius. Le père avait déjà obtenu de remplacer son titre de tétrarque (de la Galatie) par celui de roi; il semble ici que le fils avait été l'objet d'une pareille faveur, quoique le père vécût encore. C'est pour ce dernier que Cicéron fit depuis le discours qui nous reste.

3. —Sextius.Y. l. 181, n. 1,2 et 3, et 1. loi, n. 5.-4. — De mea domestica cura. V. 1. 192, n, 5, etl. 206, n. 12. — 5. — Scœvolacontigit. Sur ce Scévola, v. l. loi, n. 38 et 153, n. 23. — 6. — Profectus est Tarsum. V. la 1. précéd., n. 6. — 7. — Bruto. M. Brutus, gendre d'Appius. V. I. 199, n. 5.

1. — Si Parthus movet. V. l. 200, n. 3. — 2. — Marcellus... ur.get (1. 192, n. 7). Cependant Célius écrivait précédemment que Marcelli impetus resedcrunt (l. 207). Il s'était sans doute passé quelque chose qui avait rendu courage à Marcellus,

LETTRES DE GICEROxN.

et nous le saurions s'il n'y avait ici une lacune dans les lettres de Célius, lacune que Manuce indique.

i. — Sic Uirnim tractasti? Célius avait été nommé édile et Hirrus (1. 207, n. 7) avait ec/ioî/é.

— 2. — Tuum competitorem. V. 1. 208, n. 1.

3. — Raro post meridiem. On plaidait au barreau avant et après midi; mais il fallait pour cela qu'un avocat eût plusieurs causes à plaider, assez du moins pour y employer la journée; avant midi, Hirrus avait vidé son sac.

4. — Id. Sextil. Le 13 août. — 5. — Marcelli consulis designati. V. 1. 211, n. 2. — 6. — A. d. IV Non. Septemb. Le 2 septembre. — 7. — Fere literis omnibus de pantheris scripsi. V. 1. 207, 211.

— 8. — Patiscus. On ne sait à quel titre il était alors en Cilicie, mais on le retrouvera plus loin (1. 260) à la tête des chasseurs de panthères pour la provision de Célius, et peut-être est-ce lui qui en 711 commandait une flotte dans l'armée de C. Cassius. V. 1. 880 à la fin.

9. — CurioTnihi... donavit. V. 1. 174, n. 2. — 10. — Cybiratas. V. 1. 211, n. 19. — 11. — Sittianam syngrapham. V. 1. 207, n. 9. — 12. — if. Feridium. Quelque publicain allant exploiter en Cilicie.

13. — Favonium. C'était sans doute un très bon citoyen, passionné pour la république, qui combattit pour elle à Philippes, et qui, fait prisonnier, insultait à Octave sous les yeux duquel il fut égorgé (Suét., Aug., 13); il avait été édile et pouvait bien aspirer à la préture; mais il n'est que trop probable que sa manie d'imiter Caton l'avait rendu non moins ridicule que fâcheux, et qu'il n'était populaire ni parmi le peuple ni parmi les grands. V. 1. 19, n. 12.

14. — Scipio. Q. CécilJus Métellus Plus Scipion, beau-père de Pompée. V. 1. 10, n. 22. — lo. — Balbum Corneliiim. Y. 1. 28, n. 7. — 16. — Canidius. Il faut lire évidemment Calidius, ce qu'on dit ici de Canidius cadrant à merveille avec ce qui est dit ailleurs (1. 211, n. 3) de M. Calidius.

1. — Antiocho Commageno. La Commagène était une contrée de la Syrie, dont Antiochus était roi. Elle était située en deçà du Taurus. Les Romains, après l'avoir conquise, l'avaient laissée aux Séleucides, et tous ses rois portaient le nom d'Aiitiochus Commagenus. Strabon parle de celui-ci au livre XVI. C'est lui à qui LucuUus,

après la prise de Tigranocertes, avait rendu sa femme, prisonnière des Romains.

2. — A. d. III Non. Septemb. Le 3 de septembre. — 3. — Régis Farthorum fiUum. Pacorus, fils du roi Orode. — i. -- Ad Euphratetn... vcnisse. L'Euphrate était alors la limite de l'empire romain. — o. — Régis Armeniorum. Artavasde ou Artuarde. — 6. — In Cappadociam. La Cappadoce, province centrale de l'Asie Mineure. — 7. — Id. Sextil. Le 13 août.

- 1. — Phania. V. 1. 185. — 2. — L. Clodium. V. 1. 199, n. 1. — Sidam. Sida était située à l'extrémité de la province. Tarse également, tandis que Laodicée était à l'entrée.

3. — Lege Cornclia. Loi du dictateur Sylla, qui entre autres dispositions relatives à l'administration financière des provinces, portait que tout gouverneur de province devait avoir évacué son gouvernement trente jours après l'arrivée de son successeur.

4. — Tris cohortes. Les cohortes étaient alors de 500 hommes. — 5. — Evocatorum. Les evocati étaient des soldats émérites ou vétérans. — 6. — Prid. Kal. Sextil. Le 31 juillet. — 7. — Prid.Kal. Sept. Le 31 août.

1. — A. d. XIV Kal. Sext. Le 19 juillet. — 2. — Cassius. C. Cassius Longinus (1. 90, n. 13). Il fut questeur de Crassus dans la guerre contre les Parthes. Après la défaite et la mort de Crassus, il conduisit les débris de l'armée romaine à Antioche. 11 y était bloqué par une partie de l'armée ennemie, lorsque le bruit de l'arrivée de Cicéron en Cilicie et une marche rapide qu'il fil vers le mont Amanus, jeta le trouble parmi les Parthes qui se retirèrent de devant Antioche. Cassius fit alors une sortie, les poursuivit avec vigueur, en tailla en pièces une partie et dispersa le reste. Ce Cassius fut un des meurtriers de César. — 3. — Cyrrhestica. Partie de la SjTie qui touchait à la Cilicie.

4. — Inter cœsa et porrecta. Lorsqu'entre la section des chairs des victimes et leur présentation sur l'autel , il arrivait quelque incident de mauvais augure qui s'opposait à la consommation du sacrifice, il fallait recommencer la cérémonie. De même Cicéron craignait que d'ici au temps où il devrait quitter sa charge, il ne survînt quelque événement qui le forçât à la garder, c'est' à-dire à la recommencer. V., sur l'origine des

NOTES

termes cœsa et porrccta, y arron, de Linrj.Lat., \l, 27; voyez aussi Macrobe, Saturn., I, 6.

3. — Pompcium noUt dimittere. Pompée voulait être chargé de la guerre qui allait avoir lieu contre les Parthes; il avait môme écrit à Cicéron (1. 257) pour l'en informer.

G. — Dejotari. V. 1. 214, n. 2. — 7. — Amicos consules. Servius Sulpicius Rufus et M. Cl. Marcellus. — 8. — Furnium. C. Furnius, tribun désigné. V. 1. 190, n. 3.

9. Cicérones 7iostri... apud Dejotarum. Ils étaient chez le fils de ce roi, comme l'a dit Cicéron, 1. 214. — 10. — Pupillum. 11 s'agit d'Ariobarzane II, roi de Cappadoce, alors dépossédé de ses États. Le sénat s'intéressait beaucoup à lui, et Cicéron était parti de Rome avec l'ordre formel de remettre la Cappadoce dans son obéissance. Il s'acquitta de cette commission sans avoir même eu besoin de prendre les armes. Mais on voit qu'il était déjà las de s'occuper des affaires privées de ce pupille criblé de dettes et hors d'état de les payer. On voit aussi que Brutus est un des créanciers de ce roi, et le moins tendre, et que Cicéron fera en sorte qu'il soit content de lui; ce qui veut dire, comme Cicéron le donne assez à entendre ailleurs (1. 237), qu'il veillera à ce que son ami soit remboursé, si les autres créanciers ne le sont pas.

1. — M. Claudius Marcellus à qui cette lettre «t la 1. 222 sont adressées, était alors consul avec Serv. Sulpicius Rufus. Il était fraier patruelis ou cousin germain de C. Marcellus qui fut consul en 704 avec L. Émilius PauUus. Ci- <"éron le félicite un peu tard, parce qu'il était en Cilicie lorsqu'il apprit la nouvelle de son consulat.

Ce C. Claudius Marcellus, petit-fils ou arrièrepetit-fils du vainqueur de Syracuse, était le père de C. Marcellus qui fut consul en 704. V. la lettre qui précède.

Cette lettre est adressée au même personnage que celui de la 1. 220.

A L. PauUus Émilius (1. 50, n. 5). Il fut consul Tannée suivante avec C. Claudius Marcellus. V. sa notice, t. V, p. 696.

1 . — Neve quid temporis ad meum armuum, etc. Cicéron aurait eu bien du malheur si, après tant de prières adressées aux consuls en charge, aux consuls désignés et à tous ses amis en crédit, on lui eiît joué le mauvais tour de le proroger dans son gouvernement au delà de son année. Il n'en fut rien heureusement, et Cicéron ne resta pas proconsul de Cilicie un jour de plus.

1 . — S.V.V.B.E.E.Q.V. Si vos valetis, bene ^st, ego quoque valeo. — 2. — Pridie Kal. Sext. Le 31 juillet. — 3. — Isauros. L'Isaurie était située entre la Pisidie et la Cilicie. — 4. — Artuasdes ou Ai'tuardes. V. 1. 217, n. o. — 3. — Vestra auctoritas... ut tuerer. V. 1. 219, n. 10.

6. — Euseben et Philorhomœum. On voit assez que ces deux mots sont grecs. Il reste des médailles d'Ariobarzane III avec ces deux titres. V. Mionnet, Bescript., desmédail. grecq., t. IV, p. 451, et Supplém., p. 721.

7, — Interitus patcrni. Le père d'Ariobarzane, après avoir été chassé de ses États par Mithridate, avait été rétabli par Pompée; mais il avait péri ensuite par une conspiration de ses propres sujets.

1. — A. d. XI. Kaî. Octob. Le 21 septembre. — 2. — De Arimino rediret. V. 1. 211, n. 13.

3. — Ne appellaret Messalam. Messala (1. 119, n. 4), avait répondu pour Attilius, débiteur de Cicéron, ainsi que l'intervention de Philotime, affianchi de Térentia, sa femme, semble l'indiquer. Assigner Messala dans le temps où il était accusé de brigue, eiît été un procédé brutal, et, comme dit Manuce, hominis parum de humanitate laborantis.

4. — Filiolam. Cécilia ou Attica, Atticula, comme l'appelle également Cicéron , fille d'Atticus. Jam jucundam, ajoute malignement Cicéron, Atticus croyant, comme tous ceux de la secte- d'Épicure, que l'affection des pères pour les enfants venait plutôt de l'habitude que de la nature. — o. — De Patrone... de ptdf'ictinis. V. 1. 202, etn. 6.

6. — Repuham tulisse eum. Hirrus qui venait d'échouer dans sa demande de l'édilité, et qui avait eu naguère l'audace de disputer l'augurât à Cicéron, avec aussi peu de succès. V. 1. 216, n. 1, et 208, n. 1. — 7. — Sororis tuœ fHiipatruo. Cet oncle du fils de la sœur d'Atticus est Cicéron lui-même.

1. — S. V. V., etc. V. 1. 224, n. 1. — 2. — Bibulo. Proconsul de Syrie. — 3. — Antiochi... legati nunciarunt. V. 1. 217. — 4. — A. d. XIII Kal. Octob. Le 19 septembre.

5. — Tarcondùnoto. Roi ou plutôt tétrarque d'une partie de la Cilicie. Il combattit pour Pompée contre César dans la guerre civile. César vainqueur lui pardonna. Après la mort du dictateur, Tarcondimotus joignit ses troupes à celles que C. Cassius levait pour la défense de la république, et quand Cassius se fut donné la mort, il suivit le parti d'Antoine contre Octave, et fut tué par Agrippa dans un combat naval.

6. — Pacomm Orodi. Y. 1. 217, n. 3. — 7. — Tyba. Personne, excepté Cicéron, ne parle de cette localité et de sa situation. Ne serait-ce pas une ville ou un bourg du pays des Tybaréniens, .en Cilicie?

8. — Jambîicho. Dion (1. L) dit qu'il était roi dans quelque partie de l'Arabie. Cicéron ne lui donne que le titre de phylarque qui est celui que lui donne aussi Strabon (XVr^, ajoutant qu'il était fils de Sampsicéramus (V. 1. 40, n. 3), et exerçait l'autorité à Emèse, dans la Célésyrie.

9. — Propter acerhitatem... imperii nostri. Ce trait atteint surtout Appius Pulcher, coupable en effet de cette dureté et de toutes sortes d'injustices.

1. — Levissimo sermone hominum provincialium. On remarquera avec quelle insistance Cicéron proteste contre les propos désobligeants qu'on lui attribue envers Appius Pulcher. Les trois ou quatre lettres à ce personnage, antérieures à celle-ci, et qui toutes comme elle sont écrites avec un art infini et une véritable éloquence, sont remplies de protestations de ce genre. Mais la conscience d' Appius l'empêchait de les croire sincères. Il sentait que Cicéron n'avait dû recueillir, partout où il était passé, que des preuves des méfaits de son prédécesseur, et il connaissait assez Cicéron pour conclure qu'il aurait de la peine à s'en taire. Il n'y a en effet qu'à lire avec attention les lettres de Cicéron à Appius pour reconnaître dans une justification si répétée et si travaillée, qu'il y avait du vrai dans les plaintes d'Appius, et que Cicéron n'était pas si innocent qu'il se vante de l'être. L'orgueil d'Appius exagérait sans doute les griefs, mais c'est surtout cet orgueil que Cicéron, en faisant fléchir le sien le moins possible, s'efforce d'appaiser, se ressouvenant, malgré l'éclat de ses

talents et de ses services, qu'il était un homme nouveau, et qu'il avait affaire à un des plus fiers patriciens de Home. Liberaîitas tua, dit-il vers la fin de cette lettre, ut hominis nobilissimi.

2. — Quod ad legaios attinet. C'étaient des députés obligeants et sans doute payes pour cela, qui voulaient se rendre à Rome pour faire l'éloge d'Appius et de son gouvernement. Appius se plaignait de ce que Cicéron les empêchât de partir. Cela était vTai en partie, et l'on va voir les excellentes raisons de cet empêchement. V. I. 249, au commencement.

3. — Urbanum. On voit que cette expression était nouvelle alors. — 4. — Synnadis. Synnade, ville de la Grande Phrygie. — b. — Midœensium. Les Midéens, de la ville de Mida, en Phrygie. — 6. — De tuo edicto. Sur ce genre d'édit, v. 1. 191, n. 3. — 7, — Philomelii. Philoménium, ville de la Grande Phrygie. — 8. — Ad generum tuum. C. Lentulus. V. 1. 199, n. 5. — Q. — Prœfeciurn. L. Clodius. — 10. — Cum Laodicœam me venire voluisses, etc., V. 1. 210 et 213.

11. — Uos sermones... non valde repressi. C'est justement ce qui fâche Appius, d'autant plus que la cause de ces propos était je ne sais quoi de fort malpropre, impurius, épithète qui s'entend assez.

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