Summa auctoritas tua. Si grande en effet
NOTES
que ses opinions passaient presque pour des lois.
2. — Hcs eas quas gessissem. Ce que Cicéron n-aconte ici à Caton avec quelques dotails de plus,
il l'a raconté déjà plusieurs fois, notamment J. 212 à 233. On y renvoie donc le lecteur.
3. — A. d. VU KaL Septemb. Le 26 août. — 4. — Evocatorum. V. 1. 218, n. 5. — Regcm Ariobarzancm. V. plus bas, n. 16. — 5. — Metram... Athenœum. Deux courtisans ou deux hauts fonctionnaires d'Ariobarzane. — 6. — Àihniaiilis. Alhénais, la mère ou la femme d'Ariobarzane.
7. — Sacerdos. Le pontife de Comane, où se trouvait le temple de Bellone. Ce prêtre de la déesse était, après le roi, le second personnage du royaume, en majesté et en autorité. V. César, dcBcIlo Mcxond.. 66.
8. — E-piphaniœ. Ville de Cilicie. — 9. — A. d. IV, Id. Odob. Le 12 octobre, ^.d. III Id. Oct. Le 11 octobre. — 10. — Eranam... Scpyram... Commorim. Toutes localités fortifiées dans la montagne.
H. — Apud aras Alcxandri. Apres la défaite de Darius à Arbellcs, Alexandre fit dresser trois autels sur les bords du fleuve Pynare, l'un à Jupiter, l'autre à Hercule et le troisième à Minerve. V. Quinte-Curcc, 111, 12.
12. — Tibarani. Selon Pline (VI, 4), ces peuples se tatouaient.
13. — Clarissimo atque optimo viro.îil. V. Leclerc a raison de reconnaître dans ce personnage Lentulus Spinther qui, pendant son consulat, avait contribué au rappel de Cicéron, et pour qui, deux ans après, Cicéron et ses amis, comme on le suppose d'après les derniers mots délai. 123, avaient demandé sans doute une supplication.
14. — Inimicum meum, tmim. P. Clodius. — 15. — Sacerdotium denique. Cicéron parle au passé, car au moment où il écrit il était augure-
16. — Cyprus insula. C'était en vertu d'une loi portée par P. Clodius, l'ennemi de Cicéron, que Caton avait été envoyé en Chypre, après la mort de Ptolémée. Il avait pris possession de l'île, avait fait vendre à l'encan les biens du défunt, et versé dans le trésor public, àrRome, la plus grosse part de la somme qu'on en avait recueiUic. L'usage étant que ceux qui avaient acquis au peuple romain une nation nouvelle, en conservassent tou\e leur vie la clientèle, Caton avait celle de Chypre. Il avait en outre, mais à un autre titre, celle de la Cappadoce, parce qu'il aimait beaucoup le roi Ariobarzanc, et parce qu'il avait été cause, comme il est dit précédemment dans cette même lettre, que le sénat avait placé ce prince sous la sauvegarde "de Cicéron. V. 1. 219, n. 10, et 233, n. 22.
17. — Cette belle lettre ne toucha point Caton qui fut d'avis de refuser les supplications. Cependant, lorsqu'elles furent votées, il en félicita Cicéron avec bonne grâce, mais dans des termes où il laisse assez voir le peu d'importance qu'il attachait à cette sorte d'honneurs, comme d'ailleurs il n'en attachait aucune à tous les autres V. 1.271.
LETTRE 2i4.
1. — Marcellinorum. Les Marcellus et les Marcellinus étaient parents par suite d'adoptions. Cn. Cornélius Lentulus Marcellinus, auquel Cicéron fait spécialement allusion ici, fut adopté par Cn. Cornélius Lentulus Clodianus. 11 ne voulut pas être appelé Clodianus, d'un des noms de la gens où il était entré, pour ne pas paraître appartenir aux Claudius Pulcher ou Néron qui étaient plébéiens, et se fit appeler Marcellinus, c'est à-dire d'un nom tiré de celui de son père naturel Claudius Marcellus. Il avait été consul en 698.
2. — Patris tui. C. Marcellus dont le consulat expirait avec cette année.
3. — Frater tuus. M. Marcellus, consul l'année précédente avec Servius Sulpicius.
V. sur L. Émilius Paullus (1. 50, n. 5), la notice p. 696, t. V, eti. 230, n. 10.
■ 1. — Senatus considtum de meis 7'ebus. Un décret du sénat octroyant à Cicéron les supplications qu'il demandait.
V. sur Cassius la notice (C. Cassius Longinus), page 692, t. V, ainsi que la 1. 219, n. 2.
1. — if. Fabium. Marcus Fabius Gallus à qui Cicéron écrit la lettre 124. V. l'en-tète de cette dernière lettre.
2. — Recenti Victoria. Sa victoire sur les Parthes qu'il avait forcés de lever le siège d'Antioche, puis taillés en pièces.
3. — Bruto tuo. M. Brutus, le chef de la conspiration contre César où il n'eut pas de peine à entraîner Cassius.
1. — Dolabella. Le futur gendre de Cicéron. Il accusait du crime de majesté Appius Pulcher à peine de retour de son gouvernement de Cilicie, et attendant hors de Rome qu'on lui décernât le
LETTRES DE CIGÉRON.
triomphe qu'il demandait. Appius renonça au triomphe pour venir se défendre. Il fut absous, grâce à l'appui que lui donna Cicéron dans cette circonstance, mais non sans s'être légèrement écarté , comme Célius lui recommandait de le faire, de la ligne du devoir. Témoin des excès de pouvoir d'Appius enCilicie^ Cicéron n'eiitpas eu de peine à le perdre, s'il eût dit seulement la moitié de la vérité, et s'il n'eût pas surtout mis à l'amitié d'Appius un prix très disproportionné à celui dont elle était digne.
2. — Tœor a Dolabelta. C'était un divorce de fait, il n'y avait plus qu'à le légitimer. Il semble que Célius pense déjà à marier Tullie à Dolabella, et le mystère avec lequel il en parle et la prudence qu'il recommande sont un indice qu'il avait déjà été question entre Cicéron et lui de cette éventualité. V. la fm de la lettre.
3. — Deferiis latitiis. V. l. 102, n. 10. — 4. — Nisi cum tabernariis. La surveillance des édiles s'exerçait sur toutes ces professions. — 3. — Bibiihis in Amano. V. 1. 233.
6. — Levissime enim, quia de intercalando non obtinuerat, etc. Curion s'était avec éclat déclaré contre César, dès le commencement de son tribunat; mais ce n'était qu'une feinte. César, qui connaissait les vices et les qualités de l'homme, et qui voulait les faire servir à ses desseins, lui fit des caresses, puis des promesses, et finalement lui donna de quoi payer ses dettes qui étaient considérables. Appien évalue à plus de 1,300 talents, c'est-à-dire, plus de 12,o00,000 francs la' somme dont César acheta son appui. Curion ne se déclara pas tout de suite pour César; il attendit un prétexte pour paraître ne s'y résoudre que par nécessité, dissimula longtemps, continua de parler contre César, et fit les propositions les plus extravagantes. Il en présenta d'autres, il est vrai, hostiles au sénat et à ses membres les plus dévoués à Pompée, mais il ne désirait pas qu'elles fussent adoptées, et il ne l'espérait pas. Son but était seulement qu'après leur rejet , aucune autre ne pût être acceptée contre César, et il comptait profiter de cette occasion pour passer de son côté. Il laissa donc beaucoup de temps s'écouler, tantôt pour un motif, tantôt pour un autre, sans qu'aucune fût accueillie; il feignit d'en être indigné, et demanda qu'un mois fût intercalé pour l'adoption de ces propositions. Cette intercalation était permise, comme on l'a vu note 7 de la l. 187; mais la demande de Curion ne lui fut point accordée. Bientôt le terme légal du commandement de César étant arrivé, le consul Marcellus proposa de lui nommer un successeur; Curion, fidèle à sa tactique, appuya
Marcellus. Mais il ajouta que Pompée devait aussi renoncer au gouvernement de ses provinces et au commandement des armées. On se récria sur ce que Pompée n'avait pas encore atteint son terme légal; Curion insista avec plus de force : le peuple ravi sema des fleurs sur son passage. V. Dion, XL, 61, 62; Appien, de Bell. Civ., II, 27.
7. — Non dissimilem agrariœ Rulli. V. l. 230, n. 12, et le discours de Cicéron sur la loi agraire de Servilius Rullus.
8. — Pantheras grœcas. Célius en voulait non seulement de Cilicie, comme on l'a vu précédemment, mais encore de toutes ces parties de l'Asie qui avaient appartenu au roi Attale, et où l'on parlait grec.
1. — Cornip,dus adolescens. Q. Cornificius, fils de celui dont il est question l. 10, n. o. — 2. — Orestillœ. Cette Orestilla avait été femme ou maîtresse de Catilina.
3. — Paulla Valeria, soror Triarii. On ignore quel était le premier mari de Paulla; elle se remaria en effet à D. Brutus, comme on le voit par la l. 804, où son nom est écrit PoUa. On disait oUa pour aula et par analogie PoUa pour Paulla. — C. Valcrius Triarius ne doit pas être confondu avec P. Triarius qui accusa Scaurus (1. 154, n. 13). — 4. — Servius Ocella. Il est nommé Ocella tout court, dans les 1. 382, 383, 389 et 782.
1. — Legati Appiani. Il ne s'agit pas ici dos députés d'Appius Pulcher mentionnés l. 227 , n. 2, mais des députés des Appiàns, peuplade de Cilicie, ressortissant à la juridiction de Synnade. V. Pline, V, 29.
2. — Eorum œdificationem. Sans doute quelque temple en l'honneur d'Appius, comme il était loisible aux provinces d'en élever aux gouverneurs dont elles n'avaient eu qu'à se louer. Mais, la plupart" du temps, elles n'agissaient en cela que par peur ou par flatterie.
3. — Plures qui de tributis récusent. Pour ce genre d'édifice la province, la peuplade, ou la cité s'imposaient extraordinairement, et l'on conçoit qu'il y eût beaucoup de récalcitrants.
4. — A Pausania. Il n'est pas probable que ce soit le même cité l. 228, n. 8, puisque celuici était à Rome, et celui-là auprès de Cicéron dont il était de plus Vaccensus ou huissier audiencier, ou appariteur.