‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 77 sur 172 · P. Vedio. Corradus croit que c'est peut · texte numérisé non relu

P. Vedio. Corradus croit que c'est peut

être le Védius Pollion qui, sous Auguste, nourrissait ses murènes de la chair des esclaves qu'il avait condamnés à mort. (V. Pline, IX, 30.) D'après ce que Cicéron dit ici de cet homme, Corradus pourrait bien avoir raison.

70. — Si Curio IcQcm. C'était une loi pour la réparation et l'entretien des grands chemins. Védius avec tout son train les détériorait plus qu'un autre et devait naturellement payer une taxe plus forte. Au fond cependant, Cicéron plaisante. — HS ccntena. 100,000 sest. ou 20,000 fr.

71. — Pon-prium Vimlulhim. Affranchi de Pompée. Quand un affranchi mourait sans enfants et sans avoir testé, ses biens revenaient à son ancien maître.

72. — C. Vennonius. C'était sans doute quelque officier de l'ordre judiciaire chargé de poser les scellés sur les biens des défunts, et sous la dépendance du proconsul de Cilicie. 11 était d'ailleurs l'ami particulier de Cicéron (1. 269).

73. — Plagunculœ. Ce ne sont pas des portraits comme nous l'entendons aujourd'hui, c'est-à-dire des images peintes, mais ce sont des images en cire, ou poupées, du grec -X^y-ycuv qui a cette signification. Au rapport de Perse, II, 69, 70, les jeunes filles avaient accoutumé de dédier à Vénus des poupées de ce genre :

Dicite , pontifices, in sacris quid facit aurum? Nempe hoc quod Veneri dicatae a virgine puppae.

Cicéron joue ensuite sur les noms de Brutus et de Lépidus, le futur triumvir : l'un qui est sot de traiter avec amitié Védius et qui ne voit pas que sa sœur Junie, femme de Lépidus, est au moins soupçonnée de relations adultères avec ce Védius; l'autre qui n'a cure de ce que fait sa femme, ou qui le souffre sans que sa philosophie ou sa bonne humeur en soit troublée.

74. — Sumus ambo curiosi. Célius connaissait cette curiosité, et servait Cicéron selon son goiit. Voyez ce qu'il lui écrit au sujet de Servius Ocella, 1. 248.

73. __ iTpoTTjXa'xv. Cicéron veut dire que si l'orgueil patricien pousse Appius à élever un portique à Eleusis, pour perpétuer l'illustration de son nom, lui, par le même motif, et comme orateur et comme philosophe, peut bien faire de même à l'Académie, cette illustre école située aux portes d'Athènes.

76.— Romana mysteria. Selon Popma, ces mystères étaient les Consuaîia, ainsi appelés du dieu Consus, et petidant lesquels, dit Varron {de Ling. lat., VI, 20}, les prêtres célébraient, dans un cirque autour de son autel, des jeux qui rappelaient l'enlèvement des Sabines. Ces jeux

LETTRES DE GICÉRON.

avaient lieu au mois de mars, et étaient de la nature des fêtes mobiles.

77. — Die septingentesimo, etc. C'est-à-dire depuis la mort de Clodius tué à Boville par Milon, événement que Cicéron compare emphatiquement à la bataille de Leuctres (V. 1. 206}. La chronologie de Cicéron à cet égard n'est pas aisée à fixer et on a vainement tenté de le faire. « On y aurait eu moins de peine, dit M. Victor Leclerc, si César n'avait pas, quelque temps après la mort de Clodius, changé le calendrier. « Comment se fait-il alors que ce changement n'ait eu lieu qu'en 708, année que César dut porter à 443 jours? (V. la note 7 de la 1, 187.) Nous ne sommes qu'en 704.

LETTRE 2o8.

Surlhermus, propréteur de la province d'Asie, V. la notice, p. 697, t, V.

i. — M. Marcilium. Interprète et appariteur de Cicéron en Cilicie.

i. — M. Annéium. V. 1. 237, n. 1. — 2. —Ego in Ciliciam proficisci cogito. Cicéron avait des parties de son gouvernement qui n'étaient pas de la Cilicie proprement dite.

1 . — De pantheris. V. 1. 247, n. 8. — 2. — Insidiarum... nisi aibi fiât. Spirituelle allusion à la douceur du gouvernement de Cicéron, bienfait dont ces malheureuses panthères seules se plaignaient d'être privées. — 3. — Patisco. V. 1. 216, n. 8.

I. — Cincio. Y. 1. 3, n. 1. — 2. — Statii. V. I. 29, n. 8, et 1. 32 et 189. — 3. — Illum. Son frère Quintus que Cicéron désigne ainsi, comme par id consiîium, le projet de divorce dont il était sérieusement question entre Quintus et Pomponia.

4. — Bicœarchi. V. 1. 27, n. 2. — o. — Chœronis. Dans son livre de La descente day^s l'antre de Trophonius, Dicéarque introduisait Chéron, fils d'Apollon et de Théro, racontant une visite qu'il avait faite dans l'antre de Trophonius. V. Athénée, XIII.

6. — Bionysio. V. 1. 117, 122, etc. — 7. — Yestorio. V. 1. 140, n. 1. — 8. — Cluiio. V. 1. 236, n. 1. — 9. — Lepreon. Cette ville n'était

pas de l'Arcadie, comme le croyait Dionysius, mais de l'Achaïe. — 10. — Tenea. Ville entre Corinthe et Mycènes. — il. — Aliphera. Ville autrefois en Arcadie et comptée depuis parmi celles d'Èlide. — 12. — Tritia. Ville d'Achaïe. — 13. — Phliasos. Etienne de Byzance dit qu'or, appelait aussi les Phliasiens ^Xiwv-Aoï.

14. — Ex Idib. Febr. Le 13 février. — 13. — Kal. Mai. Le 1" mai. — 16. — Prœter Ciliciœ. V. 1. 239, n. 2. — 17. — A. d. III Kal. Sextil. Le 30 juillet.

18. — Ad Brutum tuum, etc. Tous ces détails relatifs à l'affaire de Brutus et de Scaptius ont été suffisamment éclaircis par les 1. 233 et 237 et les notes; on n'y insistera donc pas davantage.

19. — C. Cœlium. C. Célius Caldus, fils de Lucius (1. 267), d'une famille consulaire et noble, nobilem adolescentem (1. 278); homo novus au contraire, selon VOrator, I, 23. Il avait été triumvir monétaire en 696, ainsi que le dit et le prouve Borghesi, I, p. 321 et suiv., Osserv. IX. On a de> médailles frappées par lui , portant les noms réunis de L. Caldus, son père, septemvir des Épulons, et de C. Caldus, son oncle, imperator. V. Cohen, Méd. consul., pi. XIII, Cœtia, 3.

20. — Pammenia illa. On ne sait ce que c'est; mais ici il ne s'agit pas certainement de Pammène cité 1. 233, n. 31. — 21. — Sempronii Rufi. V. 1. 190, n. 4. — 22. — Cœciliam. — La fille d'Atticus. V. 1. 223, n. 4.

1. — Brutum a me amari. On a traduit : « à quel point je chéris Brutus. « Le latin ne va pas si loin, et cela ne pouvait être, si l'on considère que chaque fois qu'il s'est agi de cette honteuse affaire de Salamine {V. 1. 237 et 261) où Brutus est si foncièrement engagé, Cicéron ne parle jamais de son amitié pour lui que comme d'un sentiment qui lui est imposé par Atticus et qu'il subit plutôt qu'il ne l'éprouve.

2. — Quid estcausœ, etc. Tout ce que Cicéron dit ici d'Appius, il l'a déjà ressassé précédemment dans plus de dix lettres. V. seulement 1. 234, vers la fin.

3. — Phania. On ne voit pas la raison de la qualification de xtùfxtxb; ij-xot-j; appliquée à cet affranchi d'Appius (1. 183). Plusieurs interprétations ont été proposées; celle de Gronovius est la plus simple, sinon la vraie. Il dit que tout le mystère est dans le nom même de Phanias, nom ordinaire d'un rôle comique; d'où Cicéron prend occasion d'appeler cet affranchi un témoin de comédie. — 4. — Temcritaiem nostri

NOTES

Dolabcllœ. L'accusation intentée par Dolabella contre Appius. V. 1. ^iT, n. I.

0. — Tuo chiroyrupho. Célius n'avait pas voulu dicter ni par conséquent apprendre à son secrétaire la nouvelle si grave de la défection de Curion; il l'avait écrite de sa main. V. 1. 247, à la An.

6. — Proficisci in Ciliciam. V. 1. 2o9, n. 2. — 7. — Deccdere ex senatus consuUo. Cicéron n'en voulait pas démordre. Quoi qu'on dccidàt au sénat sur les provinces, il était bien résolu à ne pas garder la sienne au delà de son année; il s'en tenait aux termes du sénatus-consulte qui l'avait nommé, et ne s'inquiétait déjà plus s'il aurait un successeur ou non. ' '

Sur Thermus, propréteur de la province d'Asie, V. la notice p. 697, t. V.

i. — Rhodonem. Ami de Thermus. — 2. — Aristoni nostro. Ami du même et de Cicéron. — 3, — Si adotescens potens. C. Antoine.

4. — Vinrit legatos tuos. Les questeurs avaient eu effet le pas sur les lieutenants. Cependant, si les lieutenants avaient été préteurs, le proconsul devait avoir pour eux plus d'égards que pour le questeur.

D. — Très fratres. Marcus, Caius et Lucius Antoine. Ils furent en effet tribuns du peuple tous trois. — 0. — Quod in Ciliciam proficiscebar. V. 1. 259, n. 2.

A Memmius. C'est le même à qui est adressée la lettre 202

1 . — C. Aviano Evandro. Cet Avianus ou plutôt Avianius Évander, affranchi de C. Êmilius Avianius, semble avoir été statuaire {propter opem instituta multa), et cette conjecture est confirmée par la lettre 124 où Cicéron parle de l'achat de statues de Bacchantes et de Mars faic pour lui par cet artiste. Pline, XXXVI, 4, parle d'un Aulanius Évander qui avait refait la tête d'une statue de Diane exécutée par Timothée; Orelli croit que c'est notre Avianius dont le nom a été altéré. En effet, il arrive souvent de prendre un i pour une l, la ressemblance de ces deux lettres dans les manuscrits aidant aisément à ce qu'on les confonde. C'est lui dont Horace, Sat., l, 3, V. 90 et 91, a dit : Catellum Evandri manibus tritum, et que Génin, dans sa traduction, a pris pour le roi Évandre.

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