‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 9 sur 172 · Chilius. Le poète. V. 1. 5, n · texte numérisé non relu

Chilius. Le poète. V. 1. 5, n

9. — In pccuniis partem mihi quœre. Autre motif qui devait empêcher Cicéron de prendre la défense d'Antoine. 11 paraît qu'Hilarus, son affranchi, s'était vanté d'avoir été chargé par son patron de surveiller C. Antoine, et de s'assurer des moyens employés par celui-ci pour payer Cicéron, conformément au traité secret passé, disait-on, entre eux, lorsque Cicéron céda son gouvernement de Macédoine à Antoine. Or, défendre Antoine, n'était-ce pas donner créance à cette calomnie? Quoi qu'il en soit, il y a beaucoup de louche en toute cette affaire, et les lettres qui suivent n'aident guère à ie dissiper.

10. — Cn. Plancium. Il était alors tribun des soldats dans la Macédoine. 11 y était questeur lorsqu'il vint jusqu'à Dyrrachium au-devant de Cicéron qui fuyait Rome et les violences de Clodius, et il le conduisit dans sa résidence de Thessalonique, malgré les menaces de mort contre quiconque lui donnerait asile. C'est pour ce Plancius que Cicéron prononça le discours qui nous est resté. Il fut depuis tribun du peuple.

H. — Dicûi'tiumMuciœ. Pompée, lorsqu'il revint en Italie, après avoir terminé la guerre contre Mithridate, fit savoir à Mucia, son épouse (1. 14 n. 5) et fille de Q. Mucius Scévola, qu'il la répudiait, parce qu'elle avait eu des relations adultères avec J. César. Suétone {Cœs. 50) rapporte que Pompée, pendant la guerre civile, appelait César Égisthe, parce qu'après lui avoir débauché sa femme, il en voulait encore à sa vie.

12. — P. Clodius. L'histoire de cette aventure de Clodius est trop connue pour qu'on ajoute rien ici à ce qu'en dit Cicéron. Par un sentiment

qui lui fait honneur, Cicéron s'en montre attristé et même révolté. Mais il est bref, n'en étant pas alors avec Clodius aux termes où il fut ck'puis, et n'avant pas encore à se plaindre personnollement du héros de cette aventure. Car on reconnaît qu'il s'agit ici de ce Clodius si fameux depuis par sa haine contre Cicéron. « 11 voulait, dit plaisamment l'abbé Mongaiilt, étant d'intelligence avec la maîtresse de la maison, venger Pompée et tous les autres maris qui avaient le même sujet de se plaindre de César. Cette honnête dame qui sacrifiait un homme de ce mérite et si aimé de toutes les autres femmes, à un jeune étourdi, était de la môme maison que Pompée. »

i3. — Sositheus. Le chagrin que la mort de cet esclave cause à son maître nous toucherait davantage, si nous n'étions révoltés de la façon méprisante et cruelle dont Cicéron s'en excuse.

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