‹ Notes sur les principales méthodes d'administration du mercure par la peau Du Mercure Par La PeauChapitre 11 sur 28 · LAS · texte numérisé non relu

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Guirt, en brisant les os d’un sujet syphilitique, voients’en échapper des globules de mercure. Il faut remarquer que “dans ces faits et dans tous les cas analogues, le métal n'a jamais été trouvé qu'après macération des os ; il n’est donc »pasprouvé que la réduction se soit faite pendant la vie, comme le voudrait M. Rabuteau dans tous les faits d'absorption en général; il est possible que la revivificatian n'ait eu lieu qu'ultérieurement, sous l'influence de la putré- ‘faction, En somme, l'on ne sait pas encore exactement oquebe forme revêt le mercure, iorsqu’il séjourne et s’accu- ‘mule dans les tissus.

Elimination. — Les voies principales d’éHmination sont Jes reins. Mais on trorve également le métal dans presque tous les produits de sécrétion, la bile, les liquides intesti- -naux et les fèces, la sueur, le lait et la salive. Kühne a “otilu contester ce fait pour la salive ; comme les recher- -ches avaient été faites avec la salive mixte, on a dit que le médicament s’y rencontrait à cause de la stomatite, dans Fépithélium buccal, et non dans le liquide sakvaire. On à dû reconnaître cette objection plus spécieuse que fondée, depuis que Bernasky a constate la présence du métal dans la salive extraite directement du canal de Sténon. — L'élimination du mercure par le lait est très importante, parce quelle peut être utilisée au point de vue thérapeutique. Elle a été de même contestée, mais les observations concordantes de Personne, dé Binz, de Lewald et'de Klink établissent nettement sa réalité. Dès lors, en pratiquant des frictions mercurielles à des vaches, à des chèvres, lou en adihinistrant ‘par un moyen quelconque du mercure à une nourrice, on a pu obtenirutilement des laits mercuria-lisés pour la nourriture ordinaire de nourrissons atteints de syphalis. :

NC.

L’élimination par la peau a été aussi l'objet de controverses; l’altération que présentent les bijoux en or, portés par les personnes récemment soumises à des traitements mercuriels, en constituaient depuis longtemps une démonstration populaire ; de même, la coloration de la peau, après certains bains, chez les sujets atteints de tremblement. On aurait vu, dans certains cas, sourdre de fines gouttelettes à la surface de la peau ; l'observation la plus concluante dans ce sens a été publiée par Palmeron, de Manchester. Un homme atteint d’un chancre induré avait pris 60 centigrammes de sublimé, fait des frictions avec 45 grammes d’onguent napolitain et des fumigations avec 80 grammes d’iodure mercureux. Il nesalive pas, mais il souffre de douleurs nerveuses, d’insomnie, de pesanteurs à la tête; deux mois après la cessation du traitement, il remarque non sans frayeur, que sa peau est couverte de petits globules de mercure, spécialement à la région sternale, où ils sont reconnaissables à l’œil nu; son linge en porte aussi des traces, une lame de cuivre qu’il s'applique svr la peau est amalsgamée et montrée à une réunion de médecins; l’exhalation dura environ trois semaines.

Use autre observation tout à fait démonstrative appartient à M. Bordier : un homme atteint d’intoxication mercurielle est placé dans une baignoire en bois remplie d’eau acidulée; les deux pôles d’une série d'éléments de Bunsen sont mis en communication avec lui, et l'on ne tarde pas à voir une plaque de cuivre disposée au pôle positif se recouvrir d’un dépôt de mercure.

Ces faits sontimportants, non pas seulement parce qu'ils pourraient servir à démontrer la revivification du mercure dans l'organisme, question fort controversée, mais parce qu'ils établissent d’une façon positive la réalité de l’excrétion cutanée du mercure.

“Or, chez les sujets qui font des frictions, on voit quelquefois survenir des sueurs abondantes; on peut donc se demander pour ces sueurs, comme pour la salivation, si l'élimination du mercure par les glandes de la peau n’en serait pas la cause ? Il est intéressant de rapprocher l’existence de ces sueurs, pouvant apparaître spontanément, de la pratique de M. Schutzenberger et de certains aûtres, qui imposent à leurs malades le séjour au lit et la sudation, pratiques renouveléés des anciens, avec lesquelles il semblerait réellement que l’on observe moins de salivation. Sur ce point encore, il faut citer les expériences de M. Byasson, qui n’a pu trouver trace de mercure dans la sueur lorsque l’urine en contenait en notable proportion. Mais a-t-on suffisamment cherché si la proposition inverse ne se trouvait pas également réalisée ? c’est-à-dire, si l’élimination par la sueur ne serait pas considérable, justement lorsque l’urine excretée ne contiendrait que peu ou pas de mercure ? — De nombreux faits cliniques ne tendraient-ils pas dès maintenant à dérnontrer que cette éspècé de balance complémentaire peut s'établir entre l’élimination par la salive et celle par les reins, de sorte que la stomatite serait plus grave, somme suite d’abord et cause ensuite d’une salivation plus intense, dans le cas où les reins fonctionneraient mal ?

Nous devons, pour le moment, nous contenter de poser ces questions, qui ne sont déjà plus. semble-t-il, de pures hypothèses et dont l'extrême importance pratique est évidente pour tons. Nous terminerons seulement, à propos des voes d'élimination du mercure, par une communication encore inédite qué nous dévons au D' Schuster.

Pendant qu'il poufsuivait l’année dernière une intéressante Série des recherches comparatives sur diverses

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