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méthodes d: frictions, ce praticien distingué faisait soi gneusement analyser les urines, pensant y trouver, d'après l'école de Vienne, la preuve la plus constante et la plus sûre de la réalité de l'absorption ; mais il est arrivé à des conclusions inattendues et fort opposées à celles de Sigmund : c’est que l'urine contient rarement le mercure pendant ou apres le traitement par l’onguert ou les in- Jections mercurielles, et que le mercure est éliminé constamment quelle que soit la méthode d'introduction dans’ l'organisme, par le foie, les intestins et les masses fécales ; que l’excrétion par cette voie est évidente dès le commenmencement du traitement par le mercure, et qu’elle se continue des semaines encore après le traitement d’une manière constarte, tandis que par l'urine l’élimination du mercure n’a lieu que d'une manière inconstante.
‘Combien de temps le mercure séjourne-t-il dans l’organisme, c'est-à-dire après quel intervalle l'élimination estelle complète? Des expériences nombreuses et bien faites démontrent que les résultats diffèrent selon que l’on n’a donné qu’une séüle dose de mercure, ou que le traitement a été continué pendant un certain lemps, ou enfin que les doses ont été considérables et fort prolongées.
Pour le 1% cas, MM. Maÿenson et Bergeret, après avoir fait prendre à un malade 0,05 cent. de subiimé, constatant que l'urine contient du mercure pendant 24 heures, et qu’ensuite elle n’en présente plus de traces. — Une autre fois, ils injectent 0,075 millig. de sublimé sous la peau d’un läpin, quatre jours après ils le tuent, et ne trouvent de mercure nulle part. — M. Byasson, d'autre part, s'injécte : 0,02 cent. de sublimé sous là peau, én une ou deux fois ;' su bout de deux heures, il trouve: du mercuïe dans les
urines, dans la salive au bout de quatre heures ; les sueurs Combret. 8
n’en présentent aucune trace; une partie est retrouvée dans. les matières fécales, et l'élimination a été complète en. 24 heures.
Lorsque les doses quoique assez faibles ont été répétées plusieurs jours, il est constant que la plus grande partie du médicament est éliminée aussitôt, mais qu’il en reste une certaine quantité dans les tissus, qui ne s’élimine qu’insensiblement, au point que plusieurs jours après la cessation du traitement, l’on en retrouve des traces dans les urines du matin : et si on recherche dans les selles, on peut en trouver encore après plusieurs semaines, même alors que l’urine n’en contiendrait plus (Schuster).
Le séjour du métal dans l’organisme peut se prolonger pendant des mois, et même des années, lorsque les doses ont été fortes et prolongées. Il peut même en ce cas paraître complètement éliminé, tandis qu'il est latent seulement, pour n’apparaître que sous l'influence de traitements appropriés.
Certaines substances, en effet, favorisent l’élimination des mercuriaux; les plus efficaces sont les iodure alcalins, l’iodure de potassium en particulier, puis les bromures et les chlorates alcalins ; le mercure disparaîtrait alorsà l’état de sel double. D’après Gubler, la dénutrition plus rapide qui en résulte remet en liberté du mercure immobilisé dans les organes; et les antimercurialistes viennois ont même affirmé que l’iodure de potassium pouvait provoquer la salivation chez des sujets qui ne présentent plus depuis longtemps aucun signe d’intoxication. — Enfin, certaines pratiques d'hydrothérapie, les sudations et les bains de vapeur par exemple, pourraient efficacement concourir au même résultat.