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VIRULENCE

« une ou plusieurs diastases ou ferments solubles, pour attaquer et transformer « la matière, soit en dehors d'elles, soit au sein de leur propre substance.

« Je crois qu'on les trouoera partout où on les cherchera bien. »

Depuis 1889, ces précisions ont été largement vérifiées par de nombreux investigateurs, ainsi qu’on peut s’en convaincre dans l'Aperçu historique que j'ai publié sur la question (i).

De plus, le nombre des nouvelles Diastases découvertes est devenu très grand et il ne fait que s’allonger sensiblement chaque année.

§ 3. — Rôle pathogène des Diastases.

Théorie nouvelle de la Virulence.

Tout d’abord, je passe en revue, dans mon secotul Mémoire, les grands organes, tels que ceux de l’appareil digestif, où agissent, presque sous nos yeux, les Diastases qui transforment la matière alimentaire, etc.

Puis, je pénètre jusque dans l’intimité des tissus, des liquides et du protoplasma.

Je cherche à m’expliquer, partout, le mécanisme intime des actions pathogènes provenant des Diastases et je termine ainsi ce genre de considérations

« Enfin, si la diastase du microorganisme pathogène peut faire naître « toutes ces variétés de désordres, réciproquement, Ja diastase des ceUufes attaquées peut posséder, normalement, ou prendre, en présence de l’envahisseur, des propriétés d'une énergie chimique telle qu'il sera réduit à l'impuissance, tué, détruit ou digéré.

En résumé, soit pour se nourrir et se multiplier, soit pour attaquer ou se défendre, en présence d’un ennemi parasite, soit pour le détruire, comme dans le phago(^tisme, la cellule ou le microbe se sei'vent de leurs diastases.

C’est, là, leur principale arme de vie et de combat.

La diastase, par son énergie chimique, paraît être, pour la cellule ou le microbe^ selon les cas, ce que (a griffe et la dent sont au lion, ce que le venin, qui n’est, peut-être, qu'une variété de diastase, est au reptile. '»

Peut-on, en bonne justice, refuser de voir, dans ce qui précède, au moins une grosse partie, sinon la principale, de la grande 9 Théorie des défenses de l’Organisme » dont on a tant parlé dans ces dernières années et qui a eu tant de succès.

(Bulletin de VAcadémie du 12 novembre 1889, n<'45); me décerner, en 1890, le Prix Perron, « décerné, tous les cinq ans, au Mémoire qui paraît le plus utile au progrès de la Médecine » ; ordonner, en 1891, l’impression de mes mémoires et leur conservalion dans le Recueil de ses Mémoires (T. XXXVII,

De son côté, la Presse scientifique Ht le meilleur aceueil à mes travaux, dès leur présentation à l’Académie.

Enfin, à partir de cette époque, on vit les investigateurs s’engager, de plus en plus, dans cette grande voie de recherches et y faire un grand nombre de découvertes du plus haut intérêt et que j’ai indiquées, à peu près compiètement, dans ia partie de l’Aperçu historique qui s’étend de 1889 à 1900.

Je ne puis relater ces découvertes ici, leur nombre étant trop considérable.

ÏABLK DES

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