HOUILLE
L'EspagiiA pofli^ de Tsat^i gisements de howilç.clins un grand nombre de localités. Ceux des Asturies et des versants intérieurs des mêmes montagnes, dans la province de Léon, sont les plus abondants et les plus renommés. Le prix de la houille d*Asturie, au port de Gijon, seul endroit où elle peut être embarquée, est de 3 réaux* le quintal de 100 livres castillanes. Ces prix se réduisent d'un tiers à la sortie des mines. La difficulté des transports renchérissent la houille. Les cokes que Ton fait à Tair libre^ sont vendus au prix de 3, 4 et 6 réaux le quintal.
La houille qu^on exploite à Siero et à Langreo est en grande p9.rtie exportée. Celle de Mieres et Lena est consommée dans le pays» dans les usines de fer et d'acier.
Différentes compagnies espagnoles, étrangères et mixtes, se sont formées et travaillent avec activité, soit à Tan^élioration des méthodes d'exploitation^ soit à la construction de chemins ordinaires et 4e jrails, pour faciliter les transports. L'entreprise des mines de la vallée de Santullan, province de Palencia, qui sont à deux Ueu^s de la grande route de Santander, et à cinq lieues du canal de CastOle, attend avec anxiété des communications projetées des cl^e<f pdins de fer de Alar à Santander et de Madrid à Yalladolid^ w économique et vaste débouché à ses abondants produits. Les prijç sont actuellement de 14 maravédisf Tarrobe de houille de premièra
• * ht tM Mt la 20èm« partie de la piastre, qui vaut 5 fr« 43 c. Dans le eamnitrai, on reçoit ks pièces de j^ fr. par la valeor excessif a de 19 réanz. Le
HllÎBtal équivaut à 48 kilogramiiieB.
t l4 réal de vellon, ^ de la piastre, se divise en 34 maravédis. L'arrobe» étt le quart du quintal, ou 12f kHograUiines.
qualité, et de 8 mamtédifl celle de la seconde ; ce qui fait revenir te quintal de 48 kilogrammes, à 9 et à 5 sous respectirtment.
Les charbons qu'exploite la société Palentina Leonesa, dans une raste contrée^ très riche en minerai de fer, dans la province de Léon» attendent aussi de grands résultats des mojens de eommunica^ tion qu'on projette dans ce moment. Les coiich^s sont trèl nombreuses, et à*xme épaisseur de 2 à 3 mitres.
Il existe aussi des gisements de charbon de terre dans la province de Séville, a Villanueva del Kio« près du Gxradalquivir. Une compagnie particulière, la Réunion^ extrait par année 40,000 quintaux, ou près de 2,000,000 de kilogrammes, qu'elle vend au prix de 45 centimes. Ce même obarbon, à eause des fnus de transport, est payé à 1 fr. par la compagnie dés hauts fourneaux du Pedroso, et se vend à 1 ù. 60. c. à Séville.
L'expontion espagnole offre un échantillon de houille envoyée de Guadix, province de Grenade ( un autre de jais brut, et de jais poli d'Oviédo, et duquel on fait de petites manufactures, qu'on vend à des prix très modiques en Asturies. Il j a, en outre, du lignite de Guipuscoa, qu'on corainenee à exploiter près du village de Iquelsoputznco-ondoa, et qui est employé dans les mines du pays.
Les gisements houiUiers d'Espagne prennent encore de l'étendue» vers la côte de la Méditerranée, puisqu'à la dernière exposition de Madrid, on voyait \m échantillon de houille de la mine AdeUne, daaa la province de Ydenee, ou elle est exploitée par une société partiou» Uère, Le prix était de ù réaus, ou l fr. 60 e^ le quintal.
I4B aoviriiB
Se trouve dans diverses contrées de TEspagne, soit à Tétat nature)^ terreux et cristallisé, soit dans des margues sulfureuses. Dans ce second état, il abonde en Murcie, oh. Ton voit aussi le soufré pur. On le dépure à Lorca, dans une fabrique qui le vend à 30 réauXj ou il peu près 8 fr. le quintal de 48 kilogrammes.
On peut voir à la galerie espagnole d'assez beaux échantillons de soufre cristallisé, des anciennes mines abandonnées de Conil, province de Cadix. Ce gisement a perdu de sa valeur industrielle, mais il conserve tout son mérite pour les minéralogistes et les géologues.
A Terwel» provhiee de Sahmanque, existent de grandes exploitations de soufre» H se vend à des prix variés, selon la qualité. La
pierre bnxte à 28 rëauz, le soufre en bâtonfl à 40« et U fleur de soufre à 60 le quintal.
l'asphalts
8e trouve sur une étendue de plus de deux lieues, dans une couche de grès de grande épaisseur, à la Sierra de Pico-fuertes, province de Soria. Ce produit est exploité par une compagnie particulière.
Le sol d'Espagne produit en abondance une grande variété de produits salins, utiles dans Téconomie domestique et rurale, dans Tindustrie et dans la médecine. La même abondance de ces produits, et le défaut de développement dans les manufactures qui les emploient, font dédaigner son utilité réelle ; et c'est à cause de cela qu'on a n^ligé d'en envoyer un grand nombre à l'Exposition, ne les croyant pas dignes d'y figurer. Les minéralogistes regretteront sans doute l'absence de l'intéressant sel capillaire de Calatayud, si rare dans les collections ; et les physiciens, les cristaux transparents de sel gemme, employés dans les expériences de polarisation de la lumière.
Tout le monde sait que sur la côte méridionale d'Espagne, beaucoup de contrées voisines du littoral, et les Iles Canaries, produisent spontanément la Salsola soda et autres espèces, d'où l'on retire le ourbonate cristallisé, depuis un temps immémorial. Cette branche d'industrie a reçu un coup presque mortel, par l'introduction dans le commerce de la soude artificielle ; mais cependant les manufactures voisines des endroits oii la soude naturelle se produit en abondance, continuent encore à employer ce produit, nonobstant ses désavantages incontestables pour la saponification des huiles.
La collection espagnole présente des soudes naturelles d'Alicante, de Murcie, de Barcelone, de Grenade, des Iles Canaries, etc. Le prix de ces sels bruts s'élève à 18 réaux ou près de 5 fr. le quintal, la soude de Murcie et celle de Barcelone jusqu'à 40 réaux ou 1 1 fr.
LA SOUDE CARBOMATEK,
Dans l'état naturelle, se trouve dans l'Ile de Ténérife, sur une couche presque horizontale, à la base du Pic ou volcan de Teide.
LA GLAVBfiRITE^ OU SOUDE SULFATEE^
Est extrêmement abondante dans la province de Burgos. Elle se trouve au milieu de couches d* argile et de chaux sulfatëe^ dans les collines qui bordent la rivière Tiron, tributaire de TEbre. Ce minéral est exploite en le dissolvant dans l'eau, qu'on évapore ensuite, pour obtenir le sulfate cristallisé. Lorsque celui-ci est calciné il prend le nom de sulfate anhidre. Dans le premier état, il est vendu à 3 réaux l'arrobe, et dans le second au double, c'est-à-dire, à 3 fr. 25 c, et à 6 fr. 5o c. le quintal de 48 kilogrammes.
Il existe aussi, dans la même contrée, des sources salées, de la densité de 7 à 8 degrâ Baume, qui découlent des collines, et qui contiennent de la soude sulfatée en dissolution. Elles se trouvent encore près de Cervera, en Catalogne. Le sel qu'on obtient est vendu au prix de 8 réaux ou à-peu-près 2 fr. le quintal.
Les exploitations de glaubérite, dont nous venons de parler, sont encore modernes. Elles attendent un grand développement et un succès lucratif, de l'introduction d'autres branches d'industrie en Espagne ; car aujourd'hui la consommation du sulfate de soude, est presque bornée à celle d'une fabrique de verre du village de Rozas, province de Santander. On sait que cette substance, étant très facilement transformée en carbonate, peut admettre d'immenses applications dans les arts chimiques, tinctoriaux et céramiques.
Les sels communs, qui se trouvent à l'Exposition, proviennent seulement des provinces d'Alméria et des salines de Anana, province d' Alava. De la célèbre contrée en «sel gemme de Cordoue, on voit quelques beaux échantillons, mais nos séries pouvaient être beaucoup plus riches et plus variées.
Le sulfate d'alumine est fabriqué dans différents endroits. Il est obtenu, des schistes alumineux, comme en Murcie. Le prix est de 50 réaux ou 13 fr. le quintal.
Le carbonate de potasse est un autre produit élaboré en Espagne, par des méthodes très connues. La potasse calcinée d'Alméria se vend à 120 râiux le quintal, et à l'état brut à 80 réaux.
Le nitrate de potasse s'obtient aussi à Alméria, où il est vendu au prix de 70 réaux l'arrobe. Il est extrêmement abondant dans la province de Saragosse, où on le trouve partout, en état d'efflorescence.
Enfin, la collection de sels d'Espagne, offre aussi du sulfate de
magnésie, de Cttdliff de Baza, proyinoe de Grenade» qu'on obtient par réyaporation des eaux d'une source très abondante, ce qui permet de la vendre au prix de 4^ réaux Varrobe, ou près de 5 fi. Je quintal.
Nous allons entrer dans la nombreuse série des métaux, dont l'Espagne possède presque toutes les espèces industrielles» comme on peut en juger» quoique très imparfaitement» par la coUecticm ejiposée.