CUIVRE
Nous commencerons notre revue par les minerais du gisement de Bio-tinto, province de Huelva, dont les mines ont été exploitées,
presqae tonjoum, par le gotiTememeiit. La richeflse moyenne du enivre gris, qui est tm mâange des deux pintes de fer et de cniTre» est de 5 pour cent de ce dernier métal. H y a aussi les minerais de la mine Fredosa qui est du sulfoarsénio-antimoniure double de fer, cnirre^ argent» etc. H se trouve formant une bande irr^;ulière de 40 centimètres de largeur. H contient 22 pour cent de cuivre et ttt d'argent. Son prix» à la sortie de la mine, est de 60 réaux ou plus de 15 francs le quintal.
La mine de pinte de cuivre de la province de Séville, près du village Castillo de las Guardas» est très-considërable. Elle consiste dans un filon de 12 à 13 mètres d'ëpaisseur» sur une étendue de 336 et une profondeur de 85. Le minéral est mêlé avec le quarts, dans la proportion de 3| pour cent du premier» 5^ pour cent du second et le reste est du fer. On obtient dans cette exploration, de 200 à 225 quintaux de cuivre pur par mois.
Le sulfure de cuivre existe ainsi à Grenade» dans la Sierra Nevada, aux Astnries» à Santandre» etc., etc.
Les enivres carbonates bleus et verts, sont très abondants à Vêlez Rubio, à Bayargue» et à Turre, province d*Alméria. L'exploitation est très irrégulière dans cette contrée ; quelques entreprises sont en voie d'organisation ; d'autres commencent à donner des produits.
Les cuivres argentifères de Saragosse, dont les mines sont en exploitation» donnent 11 et 15 pour cent de cuivre» et 8 onces d'argent, par quintal de minerai. Us se trouvent à Calcena et à Biel; mab celui-ci ne contient pas d'argent, non plus que le minerai de Fonbuena qui donne 18 pour cent de cuivre, et qui se vend à 5 réaux» ou 1 fr. 35 c. le quintal.
Le cuivre carbonate, se trouve encore aux Asturies» dans la mine le Miracle, commune de Onis. Tout le minerai est exporté dans l'étranger aux prix de 20 réaux, ou 5 fr. le quintal. Les plombs sulftirés de Santander, de la mine Constancîa, près le village de Camaleno, se trouvent en filons d'un pied d'épaisseur, et donnent 12 pour cent de métal. Cette exploitation commence avec des cbances de succès, car le pays abonde en bois de construction et pour faire du charbon.
Les cuivres obtenus de tous ces minerais, particulièrement de ceux de Rio-tinto, de Séville et d'Alméria, dont les échantillons se trouvent à l'Exposition, sont d'excellente qualité. Par les
différentes barres de fer, couvertes d'une croûte de coirre^ qni sont exposées, on peut connaître la méthode usuelle employée, soit pour les eaux chargées naturellement de sulfate de cuivre, soit pour la transformation du minerai de cuivre et du fer en sulfates doubles. Le métal se précipite, et la croûte de cuivre est fondue et affinée dans des fours à réverbère.
Les autres minerais, différents des sulfures^ sont traités par la fusion, précédé du grillage lorsqu'il devient nécessaire. Les cuivres purs de Rio-tinto, qui sont à l'Exposition, se vendent au prix de 95 réaux l'arrobe de 12| kilogrammes ; celui de Séville à f réaux. Ce dernier est employé pour faire du laiton, des capsules et des planches, dans la fabrique de S.-Juan de Alcarraz, qui n'a envoyé aucun de ses produits à Londres. Une certaine quantité est expédiée en Catalogne. Celui de Rio-tinto est employé, en grande partie, dans la confection de la monnaie de cuivre, trop abondante en Espagne, et pour les besoins de la marine.