Path. génér. chirurg
et, à nerveux et la part de la commotion nerveuse : nous croyons à leur superposition possible.
Dans les expériences visant la réalisation du shock nerveux, nous avons déjà dit que seules, celles qui consistaient en une simple irritation ou excitation de régions sensibles, sans traumatisme bruyant, sans transmission possible aux centres nerveux d'ébranlement mécanique, celles-là seules échappaient à la critique.
Il n’en est pas de mème de celles où l'irritation est
produite par un coup violent : il nous parait difficile
ici de ne pas admettre — à des degrés divers — la transmission de l’ébranlement mécanique aux délicats éléments nerveux.
La commotion nerveuse se mêle au shock nerveux, ou même quelquefois le prédomine : il s'ensuit que les conclusions expérimentales sont erronées, ou, tout au moins se prêtent à la critique.
C'est ainsi que Parascandalo cherchait à réaliser le shock traumatique en frappant violemment, avec une règle, le thorax ou l'abdomen de cobayes et a rapporté les lésions histologiques de la substance nerveuse au shock nerveux : Ia violence même de ce traumatisme, et l’analogie de ces lésions histologiques avec celles constatées par Bikeles, Budinger, Schmaus, Scagliosi, lesquelles sont manifestement liées à la commotion, nous amènent à penser que les lésions vues par Parascandalo ne sont pas d’une autre nature que ces dernières.
Nous n’avons pas connaissance de lésions histologi-
ss Ai er
ques nerveuses dans les expériences de pur shock nerveux, et nous considérons celles constatées par Parascandalo eomme liées non au shock nerveux comme le pense l’auteur, mais à une commotion nerveuse : cette dernière a comme substratum des altérations sinon macroscopiques du moins histologiques : dans les chocs portant directement sur le crâne, les belles expériences de Duret, ont établi le rôle du liquide céphalo-rachidien, de son action percutante sur les. centres bulbaires.
Dans les chocs éloignés, la propagation de l’ébranlement peut agir directement sur la substance nerveuse, ou par l'intermédiaire du liquide céphalorachidien.
Dans ces deux cas, la présence de lésions histologiques, permet d'établir au moins une distinction anatomique entre le shock et la commotion.
Lutzenberger (1) a minutieusement décrit les altérations histologiques des cobayes soumis à un traumatisme cràänien ou rachidien; Qila dislocation rapide du liquide céphalo-rachidien peut causer des lacérations de la moelle épinière qui provoquent une altération dans la disposition des colonies blanches et grises, jusqu’à simuler une hétéropie. » Lutzenberger a trouvé aussi que dans la moelle, à la suite d’un traumatisme, il se forme des plaques sclérotiques et spécialement là où l'effet de la lacération a été plus intense ; il y à aussi dilatation des capil-