CONCLUSIONS
Le shock nerveux doit être regardé comme la caractéristique commune étiologique, symptomatique, pathogénique de toutes les variétés de shock ;
C'est, en d’autres termes, l’ensemble des stigmates qui unifient tous les shocks :
Ces éléments caractéristiques sont : une chaine pathogéniquereflexe, d’ordreinhibitif , dont le point de départ estune irritation plus ou moins vive, déterminée, en différentes régions de l'organisme, par des agents mécaniques, physiques, chimiques, psychiques : chaine qui aboutit directement à des troubles fonctionnels cardiaques, circulatoires, respiratoires ; etcestroubles eux-mêmes déterminantsecondairement des troubles de nutrition générale caractérisés par les termes : ralentissement ou arrêts des échanges.
Les deux modalités cliniques, susceptibles d’être revêtues par le shock nerveux, sont : la syncope ou état syncopal, l’état de shock : ce dernier, qui représente un simple trouble fonctionnel, une adynamie cardiaque circulatoire, respiratoire ; la syncope, au contraire, l'arrêt de ces fonctionnements.
ER PRe
Autant de facteurs causales, autant de variétés de shock nerveux : en première ligne les traumatismes mécaniques, puis les traumatismes physiques et chimiques ;
Les traumatismes internes ;
Les états émotifs intenses ;
Les processus infectieux ou toxiques, ne doivent pas figurer dans le domaine du shock nerveux : leur pathogénie est nettement différente.
Certains troubles circulatoires et respiratoires, au début d’une intervention, dépendent du shock nerveux : shock psychique par émotivité exagérée, shock chloroformique ; shock nerveux déterminé par un trauma intempestif, à la période d'excitation.
L'anesthésie établie supprime les réactions psychiques : émotivité, douleur, et par paralysie du pneumogastrique rend plus diflicile le retentissement sur le cœur des reflexes issus du traumatisme opératoire : mais ce retentissement existe ; il est un shock traumatique opératoire, se manifestant par des troubles cardiaques, circulatoires, respiratoires.
Quant aux collapsus post-opératoire, improprement dénommés, shock chirurgical, ils ne dépendent pas seulement du shock nerveux : ce dernier, représenté par le shock traumatique opératoire, peut cependant aboutir à un collapsus, dont la malification de shock chirurgical est légitime.
Mais le plus souvent, sa part est secondaire ou aggravante.