Journal de Physiologie, 1860, V
plus lieu ou tout au moins sont notablement diminués... Ce qu’on appelle shock, collapsus traumatique, après les plaies ou dans les opérations, n’est en réalité qu'un moindre degré des trois formes de syncope... »
(Syncope cardiaque, syncope respiratoire, syncope des échanges).
Des discussionsscientifiquesrécentes,entre MM.Roger et Galeazzi,et M. Contejean, fournissent en outre d'importants contingents à la question.
M. Roger (1) injecte sous la peau ou dans les sacs Jymphatiques dorsaux d’une grenouille mise en état de shock, du chlorhydrate de strychnine; si le shock est considérable, déterminé par exemple par l’écrasement de la tête de l’animal, aucun phénomène de strychnisme n'apparait; s’il est moins considérable, les phénomènes d’hyperexcitabilité médullaire n’apparaissent que quand l'animal sort de sa torpeur, c’est-à-dire au bout de huit à dix minutes ; une grenouille témoin au contraire, à qui on injecte au même moment la même dose d’alcaloïde, manifeste presque instantanément, quelques secondes seulement après l'injection, par de fortes ‘convulsions, l'atteinte de ses fonctions médullaires par le toxique.
La même année, M. Contejean soulève des objections contre l'interprétation des expériences de M. Roger ; chez la grenouille, dit-il, l'irrigation médul-