Roger. Arch. de Physiologie
laire est assurée presque uniquement par l'artère occipito-vertébrale, et l’écrasement de la tête a pour effet de déchirer plus ou moins cette artère; lastrychnine injectée ne peut donc arriver à la moelle épinière que par les anastomoses jetées entre l’occipitovertébrale et les costo-vertébrales et lombaires ; encore fait-il observer qu'il ne faut pas compter sur ces dernières à cause de la chute énorme de pression artérielle chezl'animal donton a, — par l'écrase-
ment de la tête — ouvertles artères carotides, linguales, occipitales. |
Il aurait constaté en outre, qu'à travers les ouvertures multiples faites à l'appareil circulatoire, s'échappait la plus grande partie du poison ; on peut alors en injecter — sans effet — des doses relativement énormes.
M. Galeazzi (1), pour échapper aux critiques de M. Contejean opère sur des lapins mis en état de shock par éviscération abdominale, ou par l’écrasement des membres pratiqué avec soin pour éviterles lésions tégumentaires et l’hémorrhagie. Il injecte à l'animal ainsi shocké et à un animal de contrôle, des doses variables de strychnine, et obtient les mêmes résultats que M. Roger: chez l'animal en état de shock, tétanos strychnique très tardif ; chez l’animal témoin, tétanos très prompt. M. Galeazzi est même parvenu, à égalité de doses, à déterminer
chez ce dernier (animal témoin), des convulsions