‹ Notes sur Les Shocks Nerveux et Traumatique et leurs rapports avec le Shock ChirurgicalChapitre 8 sur 28 · Presse médicale, 1895, p · texte numérisé non relu

Presse médicale, 1895, p

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mortelles très rapides, alors que l'existence du lapin opéré se prolongeait encore une heure plus tard.

ne peut s'agir en outre d’un retard d'absorption par les troubles circulatoires ou par l’asthénie cardiaque, car MM. Roger et Galeazzi en injectant le poison directement dans la cireulation, observent les mêmes résultats, quoique un peu moins sensibles.

Du reste, une expérience montre bien que le toxique arrive dans les vaisseaux médullaires de l’animal shocké, et n’est pas retenu au lieu d'injection ; si on le sacrifie eneffet,— au moment où l'animal témoin présente des convulsions strychniques, — et qu'on injecte sa moelleémulsionnée dans les sacs Iymphatiques d’une grenouille, celle-ci ne tarde pas à manifester l’intoxication.

Il reste une objection : cette absence d'’intoxication ne serait-elle pas due à une parésie des centres nerveux, médullaires, à une véritable bromuration médullaire, créées par le shock traumatique ?

Cette parésie est en effet réelle : Roger (Arch. de Phsiol. 1894), l'a démontré expérimentalement de la facon suivante : Il détermine d'abord chez une grenouille, au moyen de la méthode graphique, lintensité des mouvements reflexes provoqués à l’état normal par le courant d'induction. Il produit dès lors le shock par une décharge électrique ; il constate que, durant les 4 ou 5 premières minutes qui suivent cette décharge, les excitations faradiques ne

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produisent aucun mouvement, puisque reparaissent les reflexes, qui progressivement, reprennent leur intensité première.

Mais cette parésie — ou cette paralysie médullaire — est, comme on le voit, de courte durée; elle ne peut expliquer la résistance à l’intoxieation, qui se prolonge pendant un temps, cinq ou six fois plus long.

Enfin M. Roger, employant un autre toxique, la vératrine , qui n’a aucune influence sur la moelle, a obtenu des résultats conformes aux précédents et démontrant la réelle lenteur des éléments cellulaires à s'imprégner du toxique. Nous verrons en outre plus loin une série d'expériences remarquables de M. Galleazzi — qui montrent, — outentent à démontrer la résistance des cellules aux agents infectieux.

M. d'Arsonval a de plus analysé le sang veineux des animaux en état de shock et a constaté une diminution très notable d'acide carbonique ; d'autres analyses sur l'air expiré démontrent aussi une diminution dans l'exhalation de l'acide carbonique.

Enfin M. Galeazzi, par l'étude des urines, a mis

en évidence une diminution notable dans les échanges azotés.

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