‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 103 sur 197 · I. Arch. de U Comm. des Mon. histor., kc, ci/., foL · texte numérisé non relu

I. Arch. de U Comm. des Mon. histor., kc, ci/., foL

scandalci Ta vivement signalé au Ministère, et a insbté avec toute la commission pour qu'on effaçât au plus vite tlës harbouiilages qui déshonorent un magnifique monument. Le mal n'a été corrigé qu*cn partie, par la suppression de quelques peintures^ il en reste assez pour ôter à la crypte tout son c*iractére. » *■

Mérimée fut aussi appelé à faire partie d'une commission nommée par le Ministre des finances « pour examiner les objets précieux en or et en argent, les bijoux provenant de l'ancienne liste civile^ afin d'opérer le départ de ceux qui pourraient être aliénés ou fondus^ et de ceux qui devraient être conservés comme œuvres d'art. » Dans la séance du 25 mars du Comité historique des Arts et Monuments, Mérimée donna quelques renseignements sur différents objets : la couronne de Charlemagnc — » moderne; — le sceptre — modcmc aussi; la main de justice qui paraîs!»ait ancienne, et Fépée

1. Mèfimét «viit déjà signala cet ètut de choses au Comilè des Aftt et Monymcïits, Jadi sa séance du i m^î T84Ë, à propo» d'une ordonnance de rév^ijuc de Troyç» créant d^ns ce dioctte un comki archéologique pour U conservation des mon u menu rd tgieuic. McrîmCe dematidail que l'ûu fîl cotinnUre cette ûrdonii-incc 1I111 d*évitef des répOrmuons nui** droites :

« Le clergé fait exécuter en ce moment des travaux qui deyraicnt être sévèrement dirigés ou surveillés par des commissions archéologiques. Ainsi le curé de N.-D. du Port, à Clermont-Fcrrand, vient de faire peindre à l'huile la crypte de son église. Cette crypte offrait encore de précieux restes de peintures historiques anciennes, que les nouvelles viennent de couvrir et de détruire. Il est regrettable que l'architecte ait laissé faire un aussi déplorable travail. M. Mérimée a Tintention d*obtenir, autant qu'il sera possible, la réparation du dommage causé à N.-D. du Port ; on s'efforcera de remettre U crypte dans son ancien eut, aux frais du curé de la parroisse. » (Bulletin du Comili historique da arts et Monuments, IV, 92.)

« la plus curieuse pièce de ce trésor. » — Dans une boite ayant appartenu à Napoléon se trouvait un poignard du xvi« s. Mérimée demanda que ces objets fussent déposés dans un musée.

Enfin, dans un grand rapport de 43 pages Mérimée demandait l'unité des collections d'art et la création d'une École au Louvre'.

Quelques semaines plus tard, il soumettait au directeur des Beaux-Arts un projet curieux :

« 25 mai 1848.

« Monsieur le Directeur,

« M. le Ministre des Travaux Publics vient d'annoncer la présentation prochaine de plusieurs projets destinés à donner du travail aux ouvriers. Il ne s'agit pas seulement de chemins de fer ou de terrassements, mais de constructions et de restaurations.

« Ne pensez-vous pas, Monsieur, que ce serait le cas de rappeler & M. le Ministre de l'Intérieur que les monu- ^lents historiques, qui sont dans vos attributions, pourraient aussi fournir du travail à un. grand nombre d'ouvriers? Les projets sont préparés depuis longtemps et n'attendent que les moyens d'exécution. Qpant aux monuments malheureusement il y en a beaucoup qui ne peuvent attendre bien longtemps les réparations qu'on leur faisait espérer.

« Veuillez agréer Monsieur l'assurance de ma plus haute considération

« P. Mérimée. »

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