‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 11 sur 197 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Prosper Mérimée naquit le 28 septembre 1803 >. Nous n'avons pas à revenir sur sa première enfance, très connue maintenant après l'étude* de Taine (parue en tête des Lettres à une inconnue), après celles de M. Toumeux, après les deux volumes si attrayants de M. Filon, et enfin après les renseignements, que nous avons donnés dans notre précédent ouvrage, sur ses études au lycée et à la Faculté de droit *.

De même, il serait hors de propos de reparler ici de son goût pour le dessin et la peinture, alors que nous en avons déjà résumé tout ce que l'on en sait).

I. L'acte de naissance dressé le 6 Tendémiaire an XII, a été publié IMr M. Ch. Nauroy dans le Curkux, n* 39, p. 240, avec une inexactitude qui (ait naître Mérimée un )our plus tard. Il met, en effet, dans le texte, « né cefourd'hui », undis que le document porte « né le |our d'hier >, sur l'extrait qui se trouve aux archives de la Seine, et que nous avons publié dans nos Lettres imUita de Prosper Mirimie (1900, 8*, tiré à 4a ex.], p. x.

a. Lettres inédites de Pr» Mèritnée^ p. xt-xnr. Nous n'avons pu retrouver sa thèse. Dans son article sur le Preeh Uhri {Rtvw des Deux MmdesàvL 1$ avril 185a), Mérimée déclare (p. )i8) avoir passé à l'Ëcole de Droit une thèse oà on lui demanda : Quid est nuptiae} solécisme qu'il prétend « avoir rendu avec usure >.

5. Lettres ifUdites, etc., p. xii-xiv [avec une bibliographie]. Il n'est pas inutile de signaler quelques dessins qui n'ont pas été mentionnés.

4 NOTES SUR PtOSPBR MÉRIMÊB

Q>ntentons-nous de dire que son père était un peintre estimable > dont le chef-d'œuvre Vlmiocetice nourrissant un serpent éuit dans la chambre à coucher de Mérimée, qui avait l'intention de le l^er i sa mort au Musée du Louvre *.

Prenons-le donc au moment où, licencié en droit, après avoir suivi les cours du Q>llège de France, et après avoir étudié un peu de tout, jusqu'à la magie et la cuisine, il va se lancer dans la littérature.

Il est eh relations à cette date (182)) avec Ampère,

Le Uvn a publié en 1888 (IX, 184-6), deux aricatnres par Mérimée dans l'article de Maurice du Seigneur sur la caricatuie. Son œuvre capiule semble cependant ayotr été Vomkn dtt hommes fomnukmmi DmmolUird, qui figure dans le catalogue Rathery (24 avril 1876), n* 618. Nous connaissons un très beau dessin inédit de Mérimée appartenant à M. Biaio, représentant un cosaque sur un cheval au galop, d'un très beau mou* vement. Enfin, l'on trouve dans le Riptridrg mtilbodifuê de la UhntirU Damascèn* àiorgand (Paris, 189), i"* partie, n* 1168) l'indication d'une aquarelle de Prosper Mérimée, in-8* obi., estimée $0 francs, représenunt une scène galante cbei les Slaves. M. le baron Isnard, mort récemment à Grasse, possédait « deux ubleanx asses volumineux représentant des vases garnis de fleurs, venant de la succession du D' Maure >. (Communication de M. Gérard.) — 11 aimait, paralt-il, à peindre des fleun et n'y réussissait pas trop mal ; il réussissait moins le paysage, d'après un de ses amis.

1. Cf. Uttrts inédites, etc., p. x. — Le 8 septembre 189$, il a été inauguré à Broglie un médaillon « en l'honneur de Léonor-François Mérimée, peintre, né 4 Broglie en 1757, père du célèbre écrivain Prosper Mérimée >. Le rapport de l'abbé Porée, curé de Boumainville, (rédigé surtout à l'aide de l'étude de M. Ephrussi sur Rochard) se trouve dans le fUcueil des travaux de la Sociiii libre ^agriculture, sciences, arts et Belles-Lettres de FEure, $- série, III, 75-86 (Evreux, Hérissey, 1896, 8*). L'acte de baptême de Léonor Mérimée, du 18 septembre i7$7i a été publié par M. Veuclin en 1893 ^Réunion des Sociitis des Beaux- Arts,

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