I. Sk. Mérimée Tcut dire : Tmim^MMi
a. Cet article signé B. V. S. sur Us arcbittctts tffdth H ks 1 HmSt a pani «Ubs le Bmlktm WÊmmmtmÈm^^ XVI (1850)* P- 'SS-^. L'avteur y deflMBdc, eatre auuct choses, « ^ae h CbamWe y mette boa ordre» c« preMBt par la funine la légion des resuaratenrs qui rongent les fondements de nos édifices. »
TOURNÉE DAKS LB Mlbl 285
sont telles que M. Delorme les a rapportées. Il y a bien un peu à dire sur les balustrades que j'aimerais mieux plus légères, mais le grand grief est d'avoir débouché une fenêtre et bouché une brèche au mur Nord. Ne pourriez-vous pas donner amicalement quelques conseils i M. de Caumont, autrement il faudra lui envoyer une bordée dans sa société française et ses correspondants. On pourrait trouver matière à rire, mais les monuments y perdraient. Lisez cet article et faites pour le mieux. Veuillez me rappeler au souvenir de Mad. L. et agréer l'expression de tous mes sentiments d'amitié et de dévouement.
« P' Mérimée.
« M' Cauvière vous dit mille choses. La dernière bouteille de mon vin s'est cassée en la débouchant, mais le Laffitte 34 et 41 est toujours sublime. J'ai vu M' Révoil à Nimes qui nous fait de bons dessins. »
En rentrant i Paris il rédigeait divers rapports: sur les réparations faites à Circassonnc par le Génie ; sur l'église de Laon, la salle synodale de Sens, le pont du Gard et enfin sur l'abbaye de Fontfroide (14 octobre).
La famille de Beyle eut recours à lui pour se débarrasser avantageusement de copies faites pour Beyle dans les archives italiennes. Mérimée écrivit à ce propos i Lenormant :
« Mon cher Confrère,
« Pendant que Beyle était consul i Gvita-Vecchia, il usa de son crédit i Rome pour faire copier dans les
iBé NOTES SUR PKOSPBK ilÉRlKÉE
inaccessibles archives du Vatican un certain nombre de lïiss. Italiens des xv* et xvji* siècles, la plupan récit» d'aventures étranges, procès plus ou moins scandaleui, etc. Cela forme 14 gros volumes in-folio, écriis d'une très belle main itaHenne. Ces 14 volumes et quelques mss. illisibles, c'est tout ce que Beyie a laissé â sa sœur qui est une personne fort distinguée, très vieille et à moitié aveugle* On cherche à vendre les mss. en question pour faire vivre cette pauvre femme, Alexandre Dumas avait offert de les payer 1 5 ou i ,800 fr, mais en billets^ ei cette clause a arrêté la transaction. J*ai pensé que peutêtre la bibliothèque pourrait s'en accommoder. Ce serait une bonne action de sa part. Si vous croyez que la proposition peut se faire au conservatoire, je vous ferai envoyer quelques-uns des volumes.
« Item, il m*est survenu un cousin issu de germain, qui porte le nom de Lefèvre-Mèrimée. Il vient de Ruffec et au lieu d*ètre pâtissier, il est relieur. U m'a demandé ûç le recommander k la Bibliothèque. Je lui ai répondu quelle avait un relieur patenté, mais que peut-être en temps de presse faisait-on faire des reliures ailleurs. Je lui ai conseillé de préparer des échantillons de son savoir faire» et si cela uc vous ennuyait pas trop je vous renverrais. NB. que je ne le connais ni d'Eve ni d'Adam,
mais Ttnn^i ^inmniris. prirrnts,
« Mille amitiés et compliments.
« Dimanche 24 nov. [1850?] »
Il les proposa aussi i Panizzi et l'on sait que ce fut
l'origine de leurs relations *. Les copies de Beyle farent achetées par la Bibliothèque nationale *.
Mérimée travaillait activement au comité des travaux historiques. Le 13 janvier 185 1, il rédigeait une note sur le mobilier des églises ' ; il faisait peu après une longue note sur les monuments historiques 4. Il écrivait, le 26 mars, la lettre suivante où il donne des renseignements curieux sur les commissions et leurs attributions :
« Paris 26 mars 185 1.
« Mon cher Monsieur, je regrette que vous ne connaissiez pas encore la division d'attributions existant entre les différents ministères de la R. F. Au Ministère de l'Intérieur, il n'y a pas de comité, pas de Didron, mais une commission laquelle ne travaille qu'en vieux et ne fait pas de vitraux. Au Ministère de l'Instruction publique, il y a un Q>mité et un Didron, mais on n'y fait que des théories. Au Ministère des Cultes, il y a une commission mais pas un sou pour empêcher les églises de tomber; je vous laisse à penser comme on y est disposé à orner de verrières une église qui tient toute seule.
« Il se peut que la ville de Toulouse soit assez riche pour Ëdre les verrières en question, et si cela est je l'en
1. Sur les iMirtt è Pam«c(i, cf. Liitrm îMilts^ etc. p. 215-226, et ptflsages supprimés p. a27-a4). Les suppressions, ahulmment arhiirmrtty ne sauraient être imputées à M. Fagan, ni comme nous Tavions cm (après M. Toumeua). à du Sommerard. Celui-ci avait simplement demandé le retranchement des passages relatifs à M"* W. — L*on peut s'assurer sur Tédition (I, 251) comme son désir a été exécuté.