H. de Vîdcaita, Il 15s L6 février
2, Lemc inédite, à M. de Lagretiè, mardi soir.
trer aux premières loges pour en voir davantage... ' ». Quelques jours après, il écrivait à une dame : « ... Vous prétendez que cenaTopi» est un substantif. J'ai des raisons de croire que c'est un adjectif, car il ajoute beaucoup i la masse de nos tribulations. C'est mon tailleur qui veut faire de moi une enseigne i M. Ruolz. Ce sont des parents qui me surviennent de diverses provinces, et d'anciens condisciples qui ont eu des malheurs et me rappellent qu'ils ont partagé en 181 5 une pomme cuite avec moi. Çâ et là je vois de beaux traits... * » L'effet produit par cette nomination iut grand, et suscita à Mérimée bien des ennemis — par jalousie et par envie. De ce nombre fut Vielcastel qui, après avoir diné avec lui à St-Germain ), en compagnie du prince de Schauenbourg, de Saulcy, La Saussaye et Edouard Delessert, écrivait sur son carnet ces lignes fielleuses et injustes : « Mérimée est un homme de mérite, ambitieuse taupe qui creuse son chemin sans bruit 4. Mérimée est athée et égoïste, voilà de belles recommandations pour être sénateur I Mérimée a de l'esprit, mais il a surtout celui de paraître en avoir plus qu'il n'en possède; il aime à poser, parle lourde-
t. Ce fut Lebrun qui le guida dans la vie sénatoriale. On trouve» en effet, dans ses papiers (XI, 6), une lettre inédite de Mérimée, datée de vendredi, où on lit : « Anriei-vous la bonté de me dire si je dois aller au Sénat en petit ou en grand uniforme et où je dois me tenir pendant qu*on me vériHcra? J*ai envoyé hier à M. Troplong une pièce qu'il m'a dcnuiudce. » Ccst encore & lui qu*il s'adressa quand il fallut émarger : « Soyez assez bon pour me dire où une personne pourvue de son certificat de vie et de sa dotation pourrait aller toucher son mois, ou plut6t ses mois? Vous obligerez grandement votre bien dévoué collègue. •
3. Lettre inédite du ) juillet 1855,4 M"* de Lagrené. ). En juillet 1855.