Lettres è Pant;<f\ II, 71 [24 décembre
2. Je trouve cette mention dans un ms. inédit, (fol. 1)5 r*) de It Bibl. Victor Cousin, Nota et Decnmtnts sur te D^ Maure : « Cette semaine. M* Prosper Mérimée, sénateur, profitant d*une de nos belles {oarnées d'hiver est venu passer quelques heures à Grasse ches son ami M. le D' Maure. »
). Ampère éuit mort en 1864.
396 NOTES SUR PROSPEt MÉRIMÉE
pour tout potage, a voulu se faire clérical et a été aban* donné par ses amis religieux... * »
Du reste, il continuait à s'occuper d'archéologie, et il s'empressait de signaler i ses amis ou confrères les in* scriptions qu'il rencontrait.
Il envoyait, par exemple, à M. Léon Renier * l'inscription suivante :
RESPICE PRAETERIENS ORO HTVLVMQ DOLEBIS^QVAM PRAEMATVRENIMI VM SIMMORTIS ADEPTVS-TRIGINTAMI NORVM RAPTA EST MllII LVX GRATISSI MA VrTAE ET DECENTE MEA SOLVS*SINE PARVOLO VIXI QUEM MATER MISERVM • FLEVIT QVOD PIETATIS HONORE REUCTA
EST.ÎÎJ Q. LVCCVNIOVERO
RAIELIA SECVNDINA MATER FILIO PIISSIMO FEcrr
1 rouvée entre Mougin et le Caitellaras, route de Cannes à Gnsse, Alpes-Maritimes, aujourd'hui encastrée dans la façade de l'église du Cutelbras, avril 1865.
I. iMtrttà un$ incomuiêt II, 262 [14 avril 1865]. 3. M. Edouard Renier, son fils, noas a fût, gradeasement, don de la copie originale, du $ mai 1865.
Mérimée continuait toujours ses démarches pour gagner G)usin à l'Empire, et il profitait des moindres occasions pour satisfaire la vanité du philosophe. Lorsque parut la Jeunesse de Maiarin^ Damas-Hinard reçut la lettre suivante de Mérimée :
c Mardi, 9 mai [1865].
« Cher Monsieur,
c Hier S. M. m'a témoigné le désir de lire le dernier volume de M. Cousin. Je lui ai dit la chose, et ce matin il m'envoie la Jeunesse de Maytrin^ que je vous prie de vouloir bien mettre aux pieds de S. M. avec les hommages de l'auteur >.
« Par la même occasion je vous envoie le procès du jeune Alexis, non celui de Corydon, mais le fils de Pierre le Grand, qui le trouva si béte qu'il le fit mourir. J'espère que quelque jugement que vous portiez sur l'auteur, vous ne recourrez pas à de telles extrémités à son égard.
» Veuillez agréer, cher Monsieur, l'expression de tous
mes sentiments dévoués.
« Pr Mérimée. »
Et, le même jour, cette lettre de Cousin :
c Sorbonne, 9 mai.
c Monsieur,
« Monsieur Mérimée me dit que S. M. l'Impératrice a daigné montrer le gracieux désir de connaître la Jeunesse de Maiarin. Je m'empresse de l'adresser à Sa Majesté,
I. L'Empereor écrivit à ce saiet aoe lettre à Consin le 10 jain. Cf. Lttires imiUts, p. Lxzvi.
39B NOTES SUR PROSPBR MÊRIIIÊB
avec le regret de n'avoir pas le temps de donner â cet exemplaire un vêtement moins indigne des mains qui le recevront. J'y joins du moins mes plus sincères et mes plus respectueux hommages.
c Agréez, Monsieur, la nouvelle assurance des sentimens que vous me connaissez pour vous depuis longtemps.
€ V. Cousin. »
Au mois de septembre, M. Duruy voulut faire faire un rapport sur les beaux-arts, et il en parla à Mérimée, c tout naturellement choisi comme sénateur académicien ». Mais Mérimée, « qui a peu de goût pour les idées générales », voulait se borner à de simples notes <, aussi l'affaire n'aboutit pas.
L'année 1865 se termina par un deuil : la mort de son ami Bixio *.
En 1866 les luttes académiques furent vives. « Entre M. Henri Martin, M. Cuvillier Fleury et M. de Champagny, écrivait Mérimée à sa confidente habituelle, on ne sait trop que faire. Cependant le dernier est un peu trop clérical pour moi, et je lui en veux, de plus, pour avoir écrit sur l'histoire romaine, en style de feuilleton. Il parait que c'est M. Guizot qui régne. Il veut nous faire avaler tout le Journal des Débats...'
On fut bientôt distrait par des événements plus graves: la guerre entre l'Autriche et la Prusse 4, qui devait avoir de si tristes conséquences pour nous. Nous nous faisions,
z. S**-Beuve, UUres àlaprincefu, p. 173 [11 septembre].
3. Leiires à Panini, II, i6x [27 décembre]. ^..Lttlris à uni inamnut, II, 287 [9 avril 1866].