Id, : sous ce rapport, cette
5. Sur ce dépôt, cf. Notés, etc., p. )oi-3. Cf. aussi les Arebhm éU VHistoiro 4$ Frawt de Ch.-V. Langlois et H. Stein (Paris, 1891), pour ion état actuel.
i Mérimée. Voici comment il raconte la première dans une lettre inédite à H. Royer-CoUard :
« Mon cher ami, un journal, la Gazette du 8 que je lis par hazard ici, m'apprend qu'oit dit que je suis nommé censeur dramatique. Je ne crois pas que cela soit vrai, car ce serait trop fort de faire ce cadeau-là i un honnête homme sans lui en demander son avis. Je suppose que c'est une idée de Cave, idée non digérée qu'il aura émise en public pour voir comme elle prendrait. Veuillez, mon cher ami, vous mettre à la place d'un pauvre diable à 150 lieues de Paris, qui ne voit pas trop goutte en cette diable d'affaire. Vous savez quels ont été jusqu'à présent mes relations avec M. Thicrs, ■ la reconnaissance que je lui dois, et partant les ménagemens que je dois garder. Faites ce que vous feriez à ma place. J'écris i Ch. d'Aragon et à Allard. Us s'entendront avec vous et vous ferez ensuite pour le mieux. In manus vestras commendo^ etc. Je désirerais qu'on mit dans un journal que le fait est faux. Croyez-vous que cela soit à faire? ou bien qu'il
I. Voici une lettre inédite de M. Thters à Mérimée, à peu près de cette époque qui montre bien le ton de leurs relations :
• Je tiens tellement, Monsieur, à avoir de votre besogne que je consens à vous attendre.
« Mais je vous supplie de ne pas remettre à vous occuper de nous plus tard que lundi ou mardi. Cédez, |e vous prie à nos coquetteries, jùssei-vous prendre. Nous sommes d*ailleurs mieux que des coquettes, nous sommes de bonnes et honnêtes femmes qui ont tout juste assez d*csprit pour aimer beaucoup le vôtre. Vcnes donc avec nous, tous y seret leçu comme votre juste amour-propre peut le souhaiter.
• Tout à vous.
« A. Thiers.
« P. S. Quand vous verrons-nous?
« Et Laurence, quand viendra-t-il ? J*ai fait mettre de côté une notice anglaise pour vous. ■
faille laisser tomber la chose dans l'eau ? Je $uis si horriblement vexé et si abasourdi que je ne puis conclure à rien. Je ne doute pas que vous ne fassiez pour le mieux. Adieu, mille amitiés à tous les habitués du café anglais.
« S* Pol de Léon, 1 1 sept, au soir.
« Veuillez m'écrire un mot sous le couvert du Préfet du Finistère à Oiiimper, ou à Lorient, aussitôt que vous aurez reçu ma lettre. »
L'affaire en resta là ; la Censure ne compta pas Mérimée parmi ses membres.
La seconde aventure est assez obscure : nous n'en avons trouvé la mention que dans une lettre à Requien et dans une autre à Royer-CoUard. Ni les lettres i Stapfer ' ni les autres que nous avons pu consulter n'y (ont même allusion, nous ne pouvons donc que laisser la parole à Mérimée :
« ...Ces sauvages, écrit-il à Requien, m'ont persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un ms. d'un certain barde du v« siècle, Guiclan ou Guinclan, ms. que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris Pcxistencc à la plupart de leurs doctes I Un petit élève de l'École des Chartes a prétendu avoir trouvé le ms.,* mais quand il a fallu le montrer, il n'a pu le produire et il avait disparu. Je n'ai pu d'ailleurs lui faire dire de quelle grandeur, de quelle couleur, de quel caractère il était, et je suis convaincu qu'il ne l'avait pas plus vu que moi. Tout cela m'a donné un peu de tracas et je m'en venge dans mon rap-
1. Nous devons ce renseignement à l'obligeance de M"*V. Supfcr.
porty en traitant les cuistres bretons comme ils le méritent... »
Il est un peu plus explicite dans la lettre suivante à Royer-CoUard, qui n'est pas datée, mais est très vraisemblablement des premiers mois de 1836 :