‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 57 sur 197 · Cf. lettre ï Stendhal du $ {uillet · texte numérisé non relu

Cf. lettre ï Stendhal du $ {uillet

2. Le 35 octobre. Cf. lettre à de Saulcy du a$ octobre dans H. Wallon, Elogts académiques, et lettre à Rochard du 25 janvier 1837 (Galette des Beaux- Arts, 1891, p. 464).

Sa tournée d'inspection, en 1837, fut retardée par la persistance du mauvais temps. Le 10 mai seulement il envoyait son itinéraire * au ministre.

« ...Les anciennes provinces d'Auvergne et de Limousin n'ont point été jusqu'à présent l'objet d'explorations archéologiques. Il en est peu pourtant qui méritent plus d'intéréty soit par l'âge, soit par l'importance de leurs monuments. Je me propose de les visiter cette année.

« ...Clermont me retiendra longtemps, non seulement à cause de l'importance de ses édifices, mais encore parce que j'en ferai le centre des explorations que je me propose de faire sur plusieurs points du département du Puy-de-Dôme. Nulle part je ne pourrais recueillir des notes plus curieuses sur l'architecture du moyen âge, qui, autant que j'en puis juger, a eu dans l'Auvergne un caractère tout particulier. L'architecture militaire, encore si mal connue, m'offrira de plus des monuments fort remarquables, car les montagnes du Puy-de-Dôme sont hérissées d'anciens châteaux. Enfin je pense y trouver plusieurs camps romains, et quelques monuments antiques. »

r. Arch. de U Comm. des Mon. histor. — Leiira et rapports de Miri» M^firilr/, fol. 8a.

Avant son départ, il pouvait lire La Vénus fille dans la Revtu des Deux-Mondes du 15 mai '.

On a beaucoup discuté sur cette nouvelle. M. Filon est le dernier qui s'en soit occupé *, mais il semble n'avoir pas connu deux études : l'une de M. Maurice Vernes, La Vénus drille de Mérimée et une légende pieuse tTAbyssinie >, très curieuse, où il est question d'une rcccnsion en langue éthiopienne de cette vieille légende très répandue au moyen &ge4; l'autre de M. Arthur de la Bordcric, La Légende originale de la Vénus d^Ille^ d'après le Miroir bistorial de Vincent de Deauvais et la Chronique de S^-Antonin de Florence s.

Mérimée se mit en route le 25 mai. La date nous est donnée par une lettre inédite à H. Royer-Collard :

«Jeudi matin [25 mai 1837],

c Mon cher ami, « J'ai vu hier M' Delessert qui m'a dit s'être occupé de vous, mais il paraissait trouver difficile de vous faire entrer au conseil ^ par une mesure générale telle que son considérant annonce. Il ne savait pas bien votre titre à l'Ecole de médecine. Je lui ai dit que non seulement

z. M. Roger Alexandre t publié dans le BulUiim du BikiiopbiU du 15 lanvicr 1898 (p. i$-a4), une étude sur le Manuscrit delà Viuusd'IlU, donné en 1837 par Mérimée à M. Allart. — Cf. aussi Marcel Sellier, dans le Correspondant, 10 mai 1898, p. 462-4.

a. Mérimiiot ses amis, p. 95-98 et 358-60.

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