Lettre à Requien du 16 novembre 1839, ^^* Rtvuê ii Paris
j. Colomba parut dans la Revue des Deux-Mondes du i" juillet 1840. et •n Tolume en 1841. Un exemplaire de cette première édition est estimé IJO U* êu Répertoire méthodique de la librairie Damaseène Morgamd, 189].
|« L4ttrt à Requien du )0 septembre 1839, loc. eii., p. 248.
VOYAGE BN CORSE 11)
« Olmeto» 12 juin 1858,
« Très digne sénateur,
« Vous ne sauriez comprendre avec quelle répugnance )e viens encore interrompre vos précieuses occupations, s'agissant surtout de vous entretenir d'une affaire, dont j'ai eu déjà l'honneur de vous écrire il y a environ trois ans; mais la position de mon gendre fera, je l'espère, mon excuse auprès de vous.
c Inutile de vous donner connaissance des mœurs de nos malheureux villages, vous n'en savez que trop. Il vous reste seulement à savoir qu'il a échappé deux fois à la mort par miracle, par deux individus qui ont juré sa perte. Dans ce but, très illustre sénateur, je viens instamment vous supplier de vouloir bien exaucer les prières d'une vieille que vous avez daigné écouter autrefois. Je n'entends pas qu'il puisse faire fortune. Nous ne voulons que l'éloigner du pays pour ces 2 ou ) ans pour éviter le danger. Je crois qu'il sera dans le cas de gagner sa vie ou comme secrétaire ou comme employé public ou privé, à votre choix. Osant vous dire à l'avance que sa conduite sera digne de votre recommandation et vous pouvez compter sur le plus dévoué serviteur en toute circonstance.
« Tous mes parents m'ont forcé à vous écrire ces quelques lignes, espérant qu'une belle âme comme la vôtre ne nous fera pas défaut dans une si malencontreuse circonstance.
c Et dans cette douce attente, j'ai l'honneur de vous
Chambon. — P. MMmie, o
présenter les hommages de notre plus profond dévouement.
c Votre très dévouée servante, a Colomba. »
« M»« Colomba B chez M. J. I.
Olmeto (Corse) arr< de Sarténe. »
Mérimée, continua du reste i s'intéresser aux fouilles faites en Corse et deux ans après il écrivait i Lenormant le 9 mai iS^^a :
c Voici quelques drogues en bronze trouvées à Propriano dans une des urnes qu'on nous a envoyées. Je pense qu'il est bon que le cabinet recueille ces richesses. Vous aurez sans doute reçu la petite urne de Corse et la brique d inscription phénicienne. Ne pourrez-vous pas donner à M. Brogniard le morceau que vous avez de la première urne, si malheureusement partagée. Il parait y tenir beaucoup.
a Quand vous serez en humeur mythologique, vous me le ferez dire. J'ai une envie rentrée de (luOoXoyiÇeiv.
c Mille compliments et amitiés.
c ?' Mérimée. »
Victor Cousin était ministre de l'Instruction publique en 1840, lorsque Mérimée demanda pour Requien communication d'un manuscrit. La réponse qu'il reçut montre le cas que Cousin faisait de lui :
2« Division
3« Bureau Ministère de l'Instruction publique. Travaux historiques
c Paris, le 30 avril 1840
« Mon très cher Mérimée, le Ministre a signé la lettre adressée à M. Duval, administrateur de la Bibliothèque de l'Arsenal pour lui demander le manuscrit destiné à M. Kcqùicn; il Fa sigiià^ a-t-il mis eu note, par coitsidi-ration pour voiis. Mais le manuscrit ne pourra être envoyé à M. Requien que lorsqu'il aura fait une demande officielle. Voyez à faire remplir cette petite formalité exigée par notre homme d'Etat.
c A vous et toutes sortes d'amitiés.
c Camille Juubn. »
Le 20 mai 1840, Mérimée au nom de la Commission des Monuments historiques, adressait un rapport important S que nous allons analyser, sur le mode d'exécution