‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 89 sur 197 · Caulogoe d*aQtognplics du to mai 1886, n · texte numérisé non relu

Caulogoe d*aQtognplics du to mai 1886, n

3. Lettre d'octobre oa nov. 184), Rtvug de Paris, p, 4)6)1 La lettre numérotée XI fait partie de la lettre X.

4. M., he, eit, La lettre est datée faussement du 14 mai 1843.

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entendez si bien aujourd'hui <. » Et il faisait consciencieusement ses visites, de compte à demi avec S*«-Beuve, qui avait prévenu G>usin de sa candidature en ces termes :

« Je veux vous prévenir avant la séance de TAcadémie que je me décide à me porter pour la succession de- Casimir Delavigne, si vous voulez bien, vous et M. Royer- CoUardy me prendre en main...

« Je vous demanderai encore, tout en faisant ce que je croirai nécessaire pour réussir, d'être libre sur un ou deux points, et, par rapport i quelques voix trop récalcitrantes, de n'avoir à remplir que les devoirs de convenance et de politesse, sans m'engager dans une brigue honorable sans doute, mais dont je ne me sens pas capable à un certain degré.

« Si vous voulez bien, après cela, ne pas désespérer d'un si pauvre candidat, il sera bien reconnaissant d'abord et il tâchera de justifier votre confiance par ce qu'il pourra déployer de zélé dans la mesure de ses forces... »

G)usin lui avait répondu par la lettre suivante dont nous devons la communication à la complaisance bien connue de M. de Spoelberch de Lovcnjoul :

« Voilà qui est dit, vous pouvez compter sur ma voix. Je n'ai pas le moindre doute sur celle de M. Royer-Col-

I. Lettru à utu inctmnuê, I, 6i, du 22 juin. Cest tris probablement de la même époque qu'est le billet suivant s. d. & Lebrun : « Monsieur Lebrun aurait-il la bonté de lire cette lettre? S'il l'approuvait je le prierais de vouloir bien la lire quand il le jugera nécessaire, et s'il y avait quelque changement & faire, de me l'indiquer. — P. Mérimée. » ( Mastrine, PapUrs de IJbrun, XI, 6).

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lard, et nous parlerons comme il faudra. Quant à la conduite de votre candidature, mon cher ami, je vous offre mes conseils, sans vous les prescrire, car on ne fait rien de bon, itivita Minerva, Ne pensez pas non plus à ce que vous ferez après la défaite, songez à vaincre, et vraiment je l'espëre.

« Tout à vous.

« V. Cousin. »

Nous avons publié ailleurs > les lettres de S*«-Beuve et de Mérimée à Q>usin relativement à leur élection : il est inutile de les republier ici, on a vu la peine que prenait Sainte-Beuve pour se gagner Hugo. Victor Cousin n'y avait guère confiance et le mettait en garde contre Teau bénite de cour dont le poète savait si bien se servir.

« Mon cher S"-Beuve,

« J*aivu Hugo et l'ai vivement pressé! Belles paroles, mais sans promesses. Il ne faut pas nous faire illusion ; il votera pour Vigny. Hh bien I nous nous passerons de lui. Tout va bien.

«V. Cousin'.

« Mercredi. »

De son côté, Mérimée écrivait i Hippolyte Royer- Collard :

« Mon cher ami, la question dont je vous parlais hier s'est fort compliquée, attendu que Ampère se présente.

I. LMitra inédites iê Prosper Mirimk, p. zzvn-xzx et )-4. a. Billet inédit communiqué ptr M. de Spoeiberch.

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Du moins ses amis Vy poussent. La situation est celle-ci : II a le prix Gobert depuis trois ans, il craint de le perdre cette année, et pour sortir de cette situation là avec honneur, sa présentation à l'Académie est la porte la plus naturelle et la plus honorable. Il a de très grandes chances, meilleures que les miennes, mais pour le présent quart d'heure, il hésite entre Tespoir de conserver son prix et la crainte de mécontenter les académiciens qui l'ont déjà soutenu en ne se présentant pas. Nous nous sommes vus ce matin, et nous avons résolu de sonder très secrètement le terrain l'un et l'autre et de nous entendre ensuite. Je me retirerai, ou plutôt je ne montrerai pas le bout de mon nez dans le cas où Ampère se présenterait. En conséquence en voyant M. Guizot, M. Littré, parlez leur sans m'engager ou plutôt connaissant la situation comme vous, faites, agissez avec la diplomatie qui vous caractérise, ce pour quoi nous vous donnons les plus amples pouvoirs.

« Mille remerciements et amitiés.

« Pr Mérimée.

« 12 nov. »

Et à Jenny Dacquin : « Aujourd'hui, j'ai vu 5 illustres poètes ou prosateurs, et, si la nuit ne m'eût surpris, je ne sais si je n'aurais pas achevé tout d'un trait mes 36 visites. Le drôle, c'est quand on rencontre des rivaux. Plusieurs vous font des yeux à vous manger tout cru. Je suis, au fond excédé de toutes ces corvées >. »

C'est qu'il prend son rôle au sérieux cette fois, quoi-

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