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quée au-dessus du pli du coude ; cette lame, avec l’encoche que comporte chacune de ses extrémités, est retenue au reste de l’appareil par un jeu de boulons : le plâtre sec, il suffira de desserrer deux boulons pour libérer la plaque et la glisser hors du plâtre avec la plus grande facilité.
Quelles leçons tirerons-nous de cette courte étude sur quelques appareils-types pour réduction des fractures de l’avant-bras ?
L’avant-bras nécessite des soins particulièrement minutieux ; le moindre à-peu-près.aurait ici des conséquences désastreuses sur le fonctionnement si important de ce segment de membre et le docteur Br- LET à pu dire: « La réduction anatomique est en matière de fractures antibrachiales la condition primordiale d’un bon résultat fonctionnel ; C’est un axiome que l’on peut admettre ici sans réserve. »
Les méthodes purement manuelles se sont révélées insuffisantes dans la plupart des cas, particulièrement en ce qui concerne les adultes ; nous n’en voulons comme preuve que le nombre important d'appareils qui furent conçus pour suppléer au moteur humain. Les appareils dits à extension continue, tels que les appareils de JUDET, de DELBET, de CUENDET, de DESsroT, sont tous des appareils de surveillance délicate, n'offrant ni stabilité, ni sécurité, car le jeu est inévitable, lorsque l’extension est suffisante, ce qui est assez rare.
Bien plus efficaces se sont révélés les appareils à réduction rapide, qui permettent ensuite le maintien de la réduction par un appareil plâtré. Depuis l’attelle de THomas jusqu’au moderne appareil du docteur BARANGER, formant les deux extrêmes actuels d’une suite constante de progrès, la potence de BOEvER, l’appareil de MASMONTE, celui de GRISWOLD, le cadre du docteur Boppe en montrent des étapes successives.
L’attelle de THoMAs donnait lidée d’une traction au zénith avec contre-extension réalisée par lappareil lui-même ; BOoEvER nous apportait, avec son volant de traction, la si pratique prise sur les doigts « crochus » ; MASMONTEIL faisait un premier essai pour varier le point d’application de la traction afin d'agir plus efficacement soit sur le radius, soit sur le cubitus ; GRISWOLD, un peu en marge, nous montrait une conception plus personnelle de ces différents principes ; le docteur Bopre réalisait enfin cette notion capitale de traction isolée sur le pouce ; le docteur BARANGER fait en quelque sorte la synthèse de ces éléments et nous présente un appareil moderne qui ajoute aux précédents l’aisance et la stabilité.
Que l’on veuille procéder à une réduction orthopédique ou à une réduction sanglante, il est appelé à rendre d'importants services.
Une réduction othopédique sera, même dans les cas ordinaires, rendue plus simple, progressive, sans à-coups. Pas de montants encombrants, gênant l’opérateur : le champ est libre au maximum, rien ne
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s'interpose dans le pourtour de la fracture ; la pose du plâtre se fait sans fatigue, sans crainte de relä-. chement d’une traction ferme et constante ; l’appareil de contrôle radioscopique fera sans difficulté le tour du foyer de fracture.
Veut-on, après réduction, assurer celle-ci par des broches de KiIRSCHNER que l’on englobera dans le plâtre ? Le maniement du perforateur est des plus aisés et la pose des broches trans-olécranienne et trans-radio-cubitale se fait sans effort et sans risque d’ébranlement ou de mobilisation de la fracture.
Veut-on, au contraire, procéder à une intervention sanglante ? Sans rien changer au dispositif par lequel on. a pu tenter une réduction orthopédique, sans montant encombrant et septique, on a immédiatement devant soi le champ opératoire complètement dégagé, quelque soit l’angle sous lequel on veuille aborder la fracture. La position de CADENAT semble pour beaucoup la meilleure ; pourtant, la position main au zénith, que réalise l’appareil d’extension, présente des avantages importants : les manœuvres de réduction sanglante sont, de toute évidence, très facilitées : la traction agissant de façon puissante, il suffit d’urt minimum d'effort pour compléter ce que n’avaient pu obtenir les tentatives externes ; l'acte chirurgical y gagne en douceur, évite le traumatisme toujours néfaste.
On peut, au cours de l'intervention, être amené à agir soit par des crochets, soit par des daviers sur les segments osseux : rien de plus aïsé, la manipula-
AP