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La potence va donc se courber au-dessus du
. malade, enjambant la table d'opération pour se ter-
miner au-dessus du membre fracturé ; cylindrique, rigide, elle ne perd rien de la stabilité que lui assure
son assise.
Des systèmes de volants, une crémaillère, nous donnent le jeu nécessaire à une exacte adaptation. En hauteur, un volant situé entre le pied et la
potence proprement dite nous donne un jeu de 20 cm. .
ce qui fait que le sommet de l’appareil se trouve en
moyenne à 1 m. 75 du sol. Dans le sens transversal, une crémaillère donne également au point d’application une course de 20 em.
C’est sur ce chassis lourd, maïs mobile, que vont
se monter les pièces véritablement actives de lap-
pareil.
Ne S
Tout d’abord, le système d’extension au bout de la potence. Celui-ci permet d’exercer une double action, d’une part sur les quatre derniers doigts, maintenus en crochet par les tracteurs du docteur Boprr, d’autre part sur le pouce par un collier indépendant comme le fait ce même auteur également. Un grand volant dans l’axe de la traction agit plus spécialement sur les quatre derniers doigts; de plus, la prise de ces doigts ne se fait pas de façon uniforme grâce à un volant oblique latéral qui permet de les faire passer de l’inclinaïson cubitale à linclinaison radiale. Ce volant oblique est une vis sans fin, sur laquelle se déplacera ainsi le tracteur des quatre derniers
Se
doïgts ; par ce moyen, la paume de la main ira de linclinaison cubitale à l’inclinaison radiale par un mouvement souple et très progressif.
Le pouce est pris dans un système de traction qui, à la description, semble complexe, mais qui, en pratique, est d’une grande simplicité de manœuvre : ce système de traction est incliné à 45° sur l’axe vertical de traction des autres doigts, tout en pouvant décrire une circonférencte autour de ce même axe ; il peut alors tourner dans un plan horizontal indépendamment ou solidairement de celui-ci ;: deux vis de serrage permettent par leur jeu ces deux possibilités. Ainsi donc, il est possible de donner à la main tout entière toute position allant de la supination forcée à la pronation forcée et, la paume de la main étant fixée dans une certaine position, on peut faire décrire Au pouce un arc de cercle tout autour d’elle, les tractions étant adaptées aux besoins de la réduction.
Il devient ainsi facile de nuancer très exactement le mode d'application de la traction sur le radius et sur le cubitus.
A l’opposé, l’appareil de contre-extension se compose d’un ensemble mobile, soit tout d’un bloc par son grand volant de la base, soit isolément- dans chacun de ses deux composants. La partie la plus proche du corps du malade est le coussinet, point mort de l'appareil, s'appliquant à la partie postérieure et supérieure du bras. La contre-extension proprement dite se fait par une lame métallique, élastique, appli-