Ed. P. Paris, t. V,p. i5j
4. Il y a au Musée britannique (ms. harleien 443 1) un autre ms. qui me
DU MUSÉE BRITANNIQUE. 3y
Voici la composition du volume :
Fol. I. Vie de saint Louis en latin, par Guillaume de Nangis.
Fol. 80. Miracles de saint Louis, comme dans le Recueil des historiens, XX, 462 et 464.
Fol. 81 V®. Pièce de vers par laquelle Fauteur présente à Philippe le Hardi la Vie de saint Louis :
M semel et C bis septem decîes adhibebis, Hoc anno Christi, merito tibi, Gallia, tristi Thunis in castris regem mors intulit^ astris. Cujus que mérita fuennt, vel quam pia vita, Ut sermone brevi loquar, omnes istius evi Mundi rectores ipso sunt inferiores.
Signa docent multa : super egris exta sepulta Ejus virtutem déclarant, dando salutem :
Egroti veniunt gentiles ad monumentum, Cum cura capiunt^ nostre fidei sacramentum.
Mente Deo prona ^mulando, Philippe, corona Utere regali, tanquam genitus pâtre tali.
Christi cultores habuisti progenitores, Quorum si memor es, studeas acquirere mores.
Ut proavi nomen tibi cessit ^, cedat et omen. Si patris et* proavi sectaris gesta tua vi, Hostes compesces et sancto fine quiesces.
Fol. 82, Dédicace en prose adressée à Philippe le Bel par Guillaume de Nangis, publiée dans le Recueil des historiens y XX, 3io et 3ii.
Fol. 82 vo. Vie de Philippe le Hardi par Guillaume de Nangis.
Fol. 121 vo. Lettre de Philippe le Bel, du 7 mai i3o8 (il faut lire selon toute apparence 1298), publiée d'après une copie de M. Paul Meyer dans mon Mémoire sur les ouvrages de Guillaume de Nangis '.
Les vers du fol. 81 v^ sont fort importants. 11 est, en effet, cer-
paraît rappeler le souvenir de la reine Isabeau de Bavière : c'est, si je ne me trompe, l'exemplaire des poésies de Christine de Pisan que l'auteur présenta à la reine.
1. Le ms. porte intuîis, ce qui à la rigueur pourrait s'entendre en admettant que le mot mors est au vocatif.