‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 16 sur 24 · Le ms. porte est · texte numérisé non relu

Le ms. porte est

5. Page g. (Mém, de V Académie des inscriptions, t. XX VU, part. Il, p. 295.)

tain qu'ils s'adressent à Philippe le Hardi, puisque l'auteur, après avoir recommandé au roi de se montrer digne d'un père tel que saint Louis, rappelle aussitôt les exploits de son bisaïeul, dont il porte le nom : Ut proavi nomen tibi cessit^ cedat et otnen. Cest seulement à Philippe le Hardi que peuvent convenir de pareilles expressions. Il en faut conclure que Guillaume de Nangis a composé sa vie de saint Louis sous le règne de Philippe le Hardi. On supposait jusqu'à présent qu'il l'avait écrite pour le roi Philippe le Bel, en même temps que la vie de Philippe le Hardi. Il faut désormais admettre : i^ que Guillaume de Nangis a d'abord composé la vie de saint Louis, et qu'il Pa présentée à Philippe le Hardi, en y joignant les vers transcrits ci-dessus; — 2® qu'à la Vie de saint Louis l'auteur a ajouté après coup la Vie de Philippe le Hardi, et qu'il offrit à Philippe le Bel les deux ouvrages, avec la dédicace en prose, la seule qu'on eût jusqu'à présent remarquée. Cette hypothèse est pleinement d'accord avec la place qu'occupe la dédicace en prose dans le manuscrit du Musée britannique.

EvANGÉLiAiRE CARLOvmGiEN. — Ms. 2788 du fouds harfcien.

Je n'indique ce beau volume que pour avoir l'occasion de feire remarquer qu'il offre la plus grande analogie avec le ms. latin 88 5o de la Bibliothèque nationale. Le rapprochement avait d'ailleurs été déjà fait par sir Frédéric Madden^ Les deux évangéliaires sont écrits en onciales d'or et doivent dater du commencement du ix^ siècle. Une tradition, qui existait déjà au x« siècle, veut que le ms. de Paris, qui vient de Saint-Médard de Boissons, ait été donné à ce monastère par Louis le Débonnaire.

La ressemblance des deux manuscrits peut être constatée jusque dans des détails tout à fait secondaires. J'ai cependant noté quelques différences. Il n'y a dans le ms. de Londres ni le tableau de la Jérusalem céleste, ni celui de la Fontaine mystique (fol. i v» et 6 V** du ms. de Paris) ; mais, par compensation, on chercherait vainement dans notre ms. l'équivalent du titre général qui couvre le fol. 1 2 v° du ms. de Londres, et qui est inscrit dans un cercle de pourpre, en lettres d'or et d'argent : HAECINSVNT | EVAN-

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