‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 20 sur 24 · Ms. français, 2700, fol. 114 v«, n · texte numérisé non relu

Ms. français, 2700, fol. 114 v«, n

2. Fol. 42 y, 44, 44 v% 45, 45 V, 46, 46 V, 47, 47 V, 48, 48 V, 49, 49 V, 52 V, 53, 53 V, 54, 54 v% 55, 56, 57, 57 v, 61, 62, j63, 63 V, 64, 64 V*, 65 V», 66, 66 V, 67, 67 v*, 68, 70, 71. — En outre, il devait y avoir dans la partie inférieure des fol. 43 et 69 des miniatures qu'une mutilation a fait disparaître.

Tannée 141 1 désigne par les mots pltiseurs seremens que doivent faire les pers de France et autres vassaux et prela\ et autres gens, a été ajoutée un peu après coup, au plus tôt en iSôg, puisquUl y est question du serment des barons de Guienne. Elle comprend les formules suivantes :

Fol. 73. C'est le serement des pers de France.

Ibid. Et quant les hommages se font au roy, celui qui fait hommage doit estre sanz chapperon, ses mains jointes entre celles du roy, et le chambellenc li doit deviser Tommage ainsi comme il s'ensuit.

Fol. 73 v«. Et quant les prelaz font serement de feaulté, ilz doivent avoir TestoUe au col, la main senestre sur le piz, et la destre sur le messel, et le chambellenc leur doit deviser.

Fol. 73 v». C'est le serement que fait le chevalier à qui le roy baille à porter l'oriflambe.

Fol. 74. C'est le serement que ont fait les barons de Guyenne qui sont venuz en l'obéissance du roy. Je Guillaume, sire deMareuL...

Fol. 75. C'est le serement que font au roy les chevaliers et autres qui viennent de nouvel en son obéissance.

Fol. 75 v®. Le serement des officiers ou fait des monnoies.

Fol. 76 v«. C'est le serement que le roy des heraulx de France doit faiire.

Ibid. A l'evesque.

Fol. 77. Aus capitaines.

Le texte complet, latin et français, de ce cérémonial du sacre a été fidèlement copié, du temps de Charles VI, dans le très-beau pontifical d'Etienne Loipeau, qui, de la librairie du duc de Berry, passa à la Sainte-Chapelle de Bourges, et que possède aujourd'hui la Bibliothèque nationale ^ . Malheureusement les peintures qui donnent tant de prix à Texemplaire de Charles V n'ont pas été reproduites dans l'exemplaire du duc de Berry, où nous avons uniquement, au fol. 58, une miniature représentant le roi et les douze pairs.

Le livre du sacre de Charles V fut estimé 40 sous, en avril 1424, à la prisée des volumes de la librairie du Louvre 2. C'est alors qu'il passa en Angleterre, et qu'on y ajouta, sur le dernier feuillet, la formule du serment que les évêques devaient

1. Ms. latin 8886, fol. 58-87. Voyez Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 4« série, t. II, p. 1 52-154.

2. Douêt d'Arcq, Inventaire de la bibliothèque du roi Charles VI fait au Louvre en 1428 par ordre du régent duc de Bedford (Paris, 1867, in-8»), p. 178, n* 687.

faire au roi d'Angleterre (fol. 78). Ce fut aussi, selon toute apparence, dans le cours du xv^ siècle que, pour être complètement approprié aux usages anglais, onTincorpora dans un pontifical de Cantorbéry.

Le songe du verger. — Ms. 19 C IV de Fancien fonds royal.

Nous avons dans ce volume, in-folio, sur parchemin, de 247 feuillets, Tun des plus précieux débris de la Bibliothèque de Charles V qui soient passés en Angleterre. Il répond exactement à l'article suivant de l'inventaire dressé en 1411 : « Item le Songe du vergier, très-bien escript en françois, de lettre de forme, à. deux coulombes, bien historié et enluminé, commençant ou ii« fo. eu nom Charles tu eSj et ou derrenier auctorite^ que il devant j et est signé Charles, couvert d'une chemise de soye asurée à grant queue, et 11 fermoirs d'argent dorez, oti est Charles en lettres eslevées, en un estuy escorchié de fleurs de lis ^ . »

Le deuxième et le dernier feuillet du ms. 19 CIV commencent exactement par les mots relevés dans la précédente description. Il n'en faudrait pas davantage, malgré la disparition de la signature et des fermoirs, pour prouver que c'est bien là l'exemplaire du Songe du verger qu'a possédé Charles V, celui par conséquent auquel il faut avant tout recourir pour étudier l'un des plus curieux monuments de la littérature politique du xisr** siècle. La royale origine du ms. de Londres est d'ailleurs attestée par l'écu fleurdelisé, accompagné de deux lions en grisaille, qu'on voit au bas des fol. 2, 6 et 154, tout à fait dans les mêmes conditions que nous offrent plusieurs des plus authentiques mss. de Charles V conservés à la Bibliothèque nationale.

Le ms. 19 C IV est orné de quatre peintures. — Fol. i. Frontispice représentant un verger. Dans la partie supérieure, le roi sur un trône, avec les insignes de la royauté. A ses côtés, un peu plus bas, deux reines, figurant les deux juridictions. Au-dessous, le clerc et le chevalier, dont le dialogue forme le fond de l'ouvrage. Dans la partie inférieure, un homme endormi, enveloppé d'un

I. Ms. français 2700 de la Bibl. nat. fol. 127 v% art. 884. — Voyez Inventaire de la bibliothèque du roi Charles VI (Paris, 1867, in-8*), p. 49, n* 166.

manteau violacé. — Au folio 2, miniature de présentation : Charles V en robe rouge, une coiffe blanche sur la tête, est assis sur son trône ; Tauteur^ à genoux, en manteau violet, offre son livre au roi ; en arrière se tiennent le clerc et le chevalier. — Au fol. 6, une petite miniature représente la discussion du clerc et du chevalier. — Sur le fol. 154, au commencement du second livre, nous voyons le roi siégeant sur son trône, entre le clerc et le chevalier ; il porte la couronne et est vêtu d'un manteau fleurdelisé. Voici les divisions de Touvrage :

Fol. 2. f Cy comance le Songe du vergier. »

Fol. 6. Commencement de la partie dialoguée. — Fol. i53. t Cy fenist Le premier livre du Songe du vergier. Deo gratias. »

Fol. 1 54. c Cy comance le secont livre du Songe du vergier. » — Fol. 227. f Cy finist le secont livre du Songe du vergier. »

Fol. 227 v«. Epilogue, t Le songeur. Ecce soporatus sum... » — Fol. 232. c Explicit liber. Deo gratias. »

Fol. 233. f La table du primer livre. »

Fol. 239 V®. « La table du secont livre. » — Fol. 247 v®. tCy finist la table du secont livre du Songe du vergier. »

Sur le dernier feuillet du volume se lit une note à moitié effacée, ainsi conçue : « Cest livre est à moy Homfrey, duc de Gloucestre. j> Homfroi devait sans doute ce beau volume à la libéralité de son frère, le duc de Bedford, qui le lui aura envoyé après qu'il eut acquis en 1425 les derniers débris de la librairie du Louvre. Ce qui autorise cette conjecture, c^est la note consignée sur un autre livre de Charles V, sur le célèbre exemplaire des Grandes Chroniques, aujourd'hui conservé à la bibliothèque Sainte^îeneviève : « Cest livre fut envoyé des parties de France et donné par mons. le régent le royaume, duc de Bedford, à mons. le duc de Gloucestre, son beau frère. Pan mil quatre cens vingt sept ^ »

Bréviaire de Coutances. — Ms. 29886 du fonds additionnel. Gros volume in-quarto, de 3^8 feuillets de parchemin. Écriture du XIV* siècle.

Le calendrier, qui commence au fol. 2 v®, dénote à lui seul que

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