EXAMEN DE LA PIÈCE ENLEVÉE
Nous la figurons ci-contre.
Elle figure un énorme bourgeonnement appendu à l’arc réséqué du maxillaire inférieur. Celui-ci est envahi, fenêtré, et des bourgeons néoplasiques font issue à la face postérieure de los.
Deux dents restent en place ; trois autres, dont l’inflammation a été bouleversée, sont chassées hors du maxillaire et restent appendues aux bourgeons . néoplasiques.
On reconnaît au-dessous de la branche droite du maxillaire un volumineux ganglion, sans doute inflammatoire.
Le malade supporta assez bien le choc opératoire et se remit pour ainsi dire sans les incidents pulmo-
naires inhérents à ces interventions,
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Pendant deux mois et demi, il fut alimenté de liquides par la sonde nasale. À celle-ci on substitua ensuite une sonde que l’on plaçait par intermittences dans la bouche.
En janvier 1921, la plaie se trouvait complètement cicatrisée, le malade avait engraissé ; il se reprenait à
vivre et déjà commençait à désirer et à espérer üne amélioration dans son état fonctionnel.
. Celui-ci était, en effet, précaire : la langue était procidente, tombait en avant sur le cou et ne pouvait être reportée en arrière, ce qui semblait offrir de graves inconvénients au point de vue de la déglutition. Il ne pouvait plus arriver à se faire comprendre que: par une mimique et quelques sons explosifs.
On décide donc de pratiquer une autoplastie cervicale à temps espacés.
On pratique le 28 janvier 1921 une autoplastie que l’on croit à ce moment n'être que le premier temps d’une restauration que l’on compte pousser plus loin. (Professeur Tixier assisté des docteurs Murard et Emery.)