‹ Notger de Liège et la civilisation au 10e siècleChapitre 33 sur 44 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

P. 15. La donation de Lobbes à l'église de Tongres-Liège, par l'empereur Arnoiil, n'est pas de 888, mais diilo novembre 889. Cf. Boelimer-Mûlilbacher, Regesta Imperii, I, 1783, où cependant il sest glissé une erreur : l'éditeur corrige à tort le nom de l'abbé Ilartbert (sur lequel voir ci-dessus p. 327) en celui de l'intrus Hubert (sur lequel voir ci-dessus p. o2). L'acte est dans Miraeus-Foppens, t. I, p. 650.

P. 18. En écrivant au sujet de saint Hubert : Jus civile oppidanis tribuit, — — — libram panis, libram vini modiumque, quae nobiscum persévérant usque liodie, sapienter constituit, Anselme se souvient peut-être des paroles du Capitulare Suessioniciim de 744, c. 6 (Boretius, p. 30) : Et per omnes civitates legitimus foras et mensuras faciat (unusquisque episcopus) secundum habundantiam temporis.

P. 23, note 1. Il faut rapprocher l'acte de Henri II donnant un comté «à Meinwerc de Paderborn, « eâ ratione ut nec ipse Meinwercus episcopus nec aliquis successorum suorum ullam potestatem liaberet alicui suo militi vel extraneo eundem comitatum in beneficium dandi, sed ministerialis ipsius ecclesiae, qui protemporefucrit, praesit praedicto comitatui ». Bresslau-Bloch, DH. Il, p. :3G2. Cf. Vita Meinwerci, c. 172, p. 145.

P. 27. Ajoutez aux noms cités celui deWalcher de Cambrai (1093-1101) : « Hic multa praeclare gessit, castella atque municipia multa Cambrisiacum et civitatem opprimentia viriliter diruit ». Chronicon Sancti Andreae, III, 18, p, 544.

P. 53, note 1. Le jugement de Folcuin, qui peut paraître excessif, est confirmé et bien motivé par le Gesta epp. Cani. I, 15, p. 531, qui apprécie avec la même sévérité les abbésévêques Francon, Etienne, llicliaire, Hugues et Farabert.

P. 05. Le manuscrit 495-505 de la Bibliothèque Royale de Belgique (cf. Van den Gheyn, Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque Royale de Bruxelles, t. IV, p. 3) écrit au X* siècle ou dans les premières années du XP, contient, fol. 215''-216, la lettre formée par laquelle Notger recommande son clerc Rothard qui vient d'être nommé évêque de Cambrai, à son métropolitain l'archevêque de Reims, Adalbéron. Ce document est daté du 11 des nones (4 avril) d'avril 980,

AiibirroNi^ i:t coniiECTiONs. 301

indiclion 8. On eu trouvera le le\le ci-dessous, ù rup[)eudicc VII, Catalogue des actes de Xotger, mais pour no pas euconiJjrer ce dernier, je crois devoir présenter ici les observations que me sut^gcre le document notgcrien.

Il s'écarte des types qu'on trouve dans de Rozièrc, Recueil général des formules usitées dans l'empire, pp. HOÎ) et suivantes, ainsi que des s[)écimcns fournis par les lettres formées adressées à Francon, évètfue de Liège. (V. Al^"" jNloncliamp, Cinq lettres formées adressées à Francon, évèque de Liège, BARLi, 1903, pp. 421-431). Selon la formule ordiluiirc, les évaluations numériques de l'ensemble desquelles devait résulter le chiffre total placé à la fin de la lettr-e formée devaient comprendre, ajirès les nond^rcs représentés par les lettres grecques II = 80. Y = 400, A -= 1, Il -= 80; total : oGl, ceux qui représentaient a) la valeur immérique en grec de la première lettre du nom de l'expéditeur; h) celle de la seconde lettre du nom du destinataire; c) celle de la troisième lettre du nom du porteur; d) celle de la quatrième lettre du nom de la ville épiscopalc de l'expéditeur; e) celle de lindiction.

Ces règles produisaient, dans le cas présent, la combinaison NDTD VIII = '50 -f 4 + 300 + 4 - 3G6,

qui, ajoutée à la somme oC»! des quatre lettres ci-dessus indiquées et à la somme 90 formée par la valeur numérique des lettres d'AMHN, donnerait un total de 102G, alors que la lettre formée de Notgcr ne donne qu'un total de OGl. Le texte lui-même a soin de nous montrer comment procède l'auteur : au-dessus de toutes les lettres qui entrent en ligne de compte, on a eu soin de placer leur valeur numérique, à savoir :

A, première lettre du nom d'Adalbéron = 1

r, (^ R latin) j)remière lettre du nom de RoUiard -^ 100

rs', première lettre du nom de Notger = oO

P, première lettre du nom de Reims (en grec) = 100

L, première lettre du nom de Liège = 30

K, ju'emière lettre du nom de Candirai (en grec) = 20

3ÔÎ

;»()2 ADMITIO.NS ET COUHKCTIONS»

Ce c-lii!Tre, plus celui Je oGl et celui de 99, nous donne le total de i>r>I ({ui est indique*, en cdet, à la fin de la lettre fornu;e. Vn d'autres termes, au lieu de prendre respectivement la 1"', la 2% la 3" et la 4^ lettre des noms de Texpcditeur, du destinataire, du porteur et de la ville épiscopaîe de rexpéditeur, en y ajoutant le cliillre de Tindiction, on a pris la ])remièrc lettre de cliacun de ces noms, plus la première du nom de la ville épiscopaîe du destinataire, et on a omis le chiilVe de l'indiction. On voit cjue la cryptographie des lettres formées variait selon les temps et les lieux.

P. 81 infra. M. F. Lot, dans ses Études sur le règne de Hugues Capet, p. 11, dont je n'ai pu avoir connaissance qu'après l'impression de ce volume, émet l'idée que la lettre de Gerbert qui porte dans l'édition de J. Havet le numéro 182 ]>ourrait bien être adressée à Xotger. Cette conjecture est dillicile à contrôler. La lettre ne porte pas de nom de destinataire et on ne sait au nom de qui elle est écrite; il semble qu'elle soit adressée à un prélat, voilà tout, et la date daoùtseptembre que lui donne Ilavet ne repose sur aucune preuve positive. « Je songe, écrit M. Lot, c[ue ce destinataire, lequel est un étranger (?) et un évoque, pourrait bien être Notger. Sa qualité d'évéque de Liège le mettait en relation (cf. lettre 31) avec Charles, duc de Basse- Lotharingie [qui semble désigné dans la lettre sous l'initiale K], dont le domaine s'étendait de Liège à Bruxelles, et le disposait peut-être en sa faveur. Cette attitude ne surpendrait pas de la part de ce ]>crsonnage jadis ])artisan de Henri de Bavière (Derniers Carolingiens, p. 143) ». Cf. ci-dessus, p. 121, note I, oîi j'ai infirmé l'argument que M. Lot croit avoir trouvé en faveur de son hypothèse qui fait de Notger un partisan de Henri de Bavière.

P. Si, note 10. Fisen, I, p. 154, induit en erreur par le ]iassage du Viia Notgcri, qu'il prend d'ailleurs, avec tout le monde, pour l'œuvre de Gilles d'Orval, se donne beaucoup de mal pour concilier ce témoignage avec l'instoire. « Extra dioecesim etiam exeruit se ejus religio, constituto Wilikae ad Rhenuui ex adverso Bonnae sanctimonialiuin monasterio, quemadmodum constare testatur Aegidius e commcntariis

Annrrio;

i;r (::('»i;r.r:(:rroxft. 3(i^'>

cjusdem p;n-l]ienonis pubîicà iule c(ni.sigiKiliri. Hodie uihil ('iusinoili c uionasterii liibulario poluil cj-iii. Nam ({iioil lial)flui' OUoiiis rcscriptum hoc soliini inc'.icat eoeiiobium illiul auto conclituiu, jam Nolgci-i alioi'unuiue praesuluin ac j)riuc-ipuiu eonsilio ab Oltone l'uisse (•onCu'iiialuin. Nisi inalis Noli;erinn, qui puoritiac i-egiac lulor i'iierat, OUone jaiu in ItaîiaDi prolecto, Imperii vicariiun l'iiisse, càque inslruclviui aufloi'ilatL', ^^'ilikae ({uidpiam conslituisse ».

P. 1U8. Je nie suis trompé ou idcnliliant le Souvcrain-Ponl nxcc le Ponl «.les Arelies. Il est assez diliicile de savoir au juste ce qu'était le Souveraiu-Poiit, mais il est certain i\n"d ne doit pas être conlbndu avec l'autre. V. là-dessus Th. Oobert, III. pp. 0-4 et suivantes.

P. 193. L'église cathédrale de Liège célèbre tous les ans, le 'iO octobre, l'oliicc double majeur de saint Gaprais, et ce culte y est plus ancien que le XX'l" siècle. Grâce au lien étymologique établi entre Caprais et Caprimons, l'histoire de la Iranshition de ce culte de Chèvremont à Saint-Paul, bien (]ue postérieure à Jean d'Outremcuse, a passé néanmoins dans le bréviaire de Liège. Voici comment, dans ce bréviaire, se terminent les leçons consacrées à saint Gaprais :

lUijus claris.-iini iiiiu-tyris vcnoratio Capi'imoiilanis ai)a(l l^'huronos ciliiu celélii'iTima fuit, teinplo in iilins hoiioreni ihidoin licdicaîo; vcrnm arec solo hMT.is por Xotgcraiii antisUlciii orailicatà, is ciilliiiii Laalu luai'tyri (l'iiitiiin ail hasilicain saneti Pauli Leodii, laui recoiis oreclaiii, l'oligioso transforendimi riu'avit : eajus rei gostao ineiuoriam, i!iai'):-niii Iraditioiic accoplaiii, solouuii nllii-in cl poster] sei-varc iiitunfur.

P. 242, note 2. Il est à remarquer que la ville de Liège ne possède pas une seule abbaye de l'emmes sous le pontilicat de Notger, alors qu'à la même é[)oque on en rencontre deux à llatisbonne : Obermûnster et Niedermûnster (Vila s. Wolfgang-'i, c. 17, p. ol33) et une à Toul (Vita s. Gerardi, c. o, p. 494), C'^ sont, si je ne me trompe, les recluses et les béguines qui, au moyen-àge, représentent les plus anciennes l'ormes de la vie religieuse chez les femmes de Liège.

P. 330. Il eût fallu dire quelques mots de la numismatique notgérienne, si l'on pouvait prendre au sérieux ce qu'en a écrit le comte de llenesse-Breidbach dans son Histoire nainin-

3Gi ADDITIONS KT COKlîKCtiONS.

maliqiie de l'é\>cché et principaiiic de Liège (1831), pp. 2-o, y compris lu première de ses i)lanches. Mais, des monnaies décrites, la plupart sont de Raoul de Zahrini^en, et celle qui porte le nom de Notg-ei'iis est fausse. Les [)lus anciennes monnaies liégeoises à elîigie épiseopale sont de Réginard. La monnaie frappée par Notger a donc porté relSigie impériale : il n'en serait pas moins intéressant de l'étudier, s'il existait des pièces qu'on put attribuer avec certitude à Notger. Mallieureusement, les plus anciennes monnaies liégeoises à elîigie impériale ne sont que de Henri II (1002- 1024), et Notger n'a régné que jusqu'en 1008. Au reste, comme le dit M. le baron de Cliestret, à qui j'emprunte ces renseignements, « la série épiseopale liégeoise, par son ancienneté, sa suite non interrompue et la richesse de ses premiers types, n'a pas de rivale en Belgique. Mieux que cela : durant les XF, XIP et XIIP siècles, nous osons allirmer qu'elle est sans égale dans aucun pays ». Xamismatlque de la principauté de Liège et de ses dépendances, MCAltli, t. L (1890), p. 4.

TABLE DES NOMS PROPRES

CITÉS DANS l'ouvrage

Aclalbéron , archevêque de

Reims, 27, 71, 72, 74, 78,

Adalbéron II, évêque de Metz,

Adalbert (saint), évêque de

Prague, 98, 99, 102, 165,

Adalbold, évêque d'Utrecht,

Adalelm, archidiacre liégeois,

Adélaïde, impératrice, 57,80,

Adeliu,v. Vie de saint Addin, Adelman, 276, 277, 288, 297.

Adeltrude (sainte) de Wiuters-

hoveu, 233.

Adige (F), tieuve, 96. Adrien (saint) de Wintersho-

ven, 233.

Agilfrid, évêque de Tongres-

Liège, 15.

Airs (rue des), v. Liège.

Aix-la-Chapelle, 11,51,54,57,

(Yais-le-Grain), 297, 308,

L'église Notre-Dame, 152,

Aix-la-Chapelle (le concile d'),

Albéric, patrice de Rome, 31.

Albert, archidiacre liégeois,

Albert, comte de Namur, 119.

Alboin, comte de Maestricht,

Albold, archidiacre

Alcuin d'York, 273, 289.

Aldeueyck, monastère, 16, 123 Alétran, abbé de Lobbes, 53,

Alger, écolâtre de Saiut-Bar-

thélemy, à Liège, 281, 288.

liégeois,

TABLE DES NOMS PROPRES

Allemagne, 1, 2, 3, 6, 7, 8, 9, 21, 22, 28, 55, 63, 68. 71, 72, 76, 80, 81, 90, 92, 93, 99, 102, 106, 107, 175, 185, 244, 245, 254, 289, 307, 310, 316, 322.

Allemands (les), 44, 106.

Alpes (les), 87, 99, 100, 102, 239, 296.

Alsace (1'), 111.

Amalgisile,jugede saint Lambert, 126.

Amand (saint), évêque de Tongres, 233, 236, 237. — V. Vie de saint Amand.

Amautius (saint), de Wintershoven, diacre, 233.

Ambroise (saint), évêque de Milan, 273.

Animer (1'), rivière, 106.

Ammon, avoué de Liège, 67.

Andernach, 84.

Angelico de Fiesole, 319,

Angelram, abbé de St-Riquier eu Picardie, 121.

Angleterre (1' ), 217, 297.

Angio-Saron (un), signant B,

Annales de Hildesheim (les), 35, 37.

Annales de Lohhes (les), 43,

Ans, 167.

Ansbert, évêque de Cambrai,

Anselme (le chanoine), chroniqueur liégeois, 35, 39, 44, 47, 48, 141, 150, 151, 186, 188, 190, 195, 198,199,211, 247, 248, 255, 261, 265, 266, 297, 298, 350, 351, 352.

Ansfrid, comte de Huy, 117.

Ansfrid (saint), évêque d'LTtrecht, 3, 80, 84, 95, 242,

Anson, moine de Lobbes, 253.

Ansterus, abbé de St-Arnoul,

à Metz, 305.

Anvers, 169.

Aquilée, 88.

Arator, poète latin, 273.

Arches, aujourd'hui Charle-

ville, 15, 27, 123.

Ardenelle, 90.

Ardenne (T), 13, 27, 218, 231,

282, 303. - V. aussi Clodefroi

d'Ardenne.

Ardevoor, 119.

Ardouin, roi d'Italie, 106.

Ai^eudonck, 11, 12.

Argenti, 40.

Ai'istote, 281.

Arles, 21.

Arnoul Berthoud, avoué de

Malines, 181.

Arnoul de Carintbie, roi d'Allemagne et empereur, 6, 15,

Arnoul, comte de Flandre,

Arnoul, comte de Hainaut, 61,

Arnoul, duc de Bavière, 134.

Arnoul d'Oudeubourg (saint),

Arnoul, archevêque de Reims,

Arnoul, seigneur de Rumigny,

Ai-ras, 351.

Artaud, archevêque de Reims,

Athènes. Le Pécile, 318.

Athènes du Nord (P), 297. Athéniens (les), 318.

Augsbourg, 106, 107, 134, 244.

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