‹ Notice analytique sur les travaux de M. LisfrancChapitre 1 sur 8 · I. Serres, il donné la pr · texte numérisé non relu

I. Serres, il donné la pr

avaient échappé aux investigations des anatomistes. L’auteur, dont le procédé opératoire a été admis par les chirurgiens nationaux et étrangers, a signalé beaucoup de variétés anatomiques de l’articulation tarsométatarsienne.

Quant à l’amputation partielle du pied, par la méthode de Chopart, M. Lisfranc a établi aussi quelques données nouvelles pour la pratiquer plus sûrement et plus promptement. L’anatomie des enfants, que les chirurgiens ont négligée, a servi encore ici à des applications pratiques qui sont généralement adoptées.

8. Mémoire sur tangine laryngée œdémateuse. (Lu à la Société de Médecine, iSnS. Nouvelle Bibliothèque médicale, 1828.)

L’angine laryngée œdémateuse était presque toujours mortelle ; M. Lis-

tranc a imaginé de scarifier la partie supérieure du larynx, que l’anatomie pathologique a démontrée œdémateuse. L’auteur a guéri, par ce moyen, plusieurs malades qui avaient épuisé toutes les ressources de l’art, et qui étaient voués à une asphyxie certaine.

9. Nouvelles considérations physiologiques et pathologiques sur la luette. (Lues à l’Acad. royale de Médecine. Revue Médicale, iSaS.)

L’auteur a montré des anomalies nouvelles de la luette. Il a prouvé que, quand cet organe est très-mince, on n’y rencontre aucune trace de fibres musculaires, ce qui rend sa procidence essentiellement incurable,

I. Nouvelles considérations sur la saignée du bras. (Bibliothèque médicale, iSaS.)

M. Lisfranc signale une variété remarquable dans les rapports de barre humérale ; il l’a vue couverte, dans l’étendue de trois travers de doigts au-dessus de l’articulation du coude, par le faisceau musculaire superficiel et interne de l’avant-bras, qui, par une anomalie singulière, se prolongeait jusqu’à la hauteur que nous venons d’indiquer.

De cette vérité bien démontrée, que les nerfs cutanés sont plus nombreux au côté interne de l’avant-bras qu’au côté externe, M. Lisfranc a conclu, contre l’opinion des auteurs, qu’il est préférable d’ouvrir les veines radiales plutôt que les cubitales.

Le nerf musculo-cutané ne se dégage d’entre le brachial antérieur et le biceps qu’à la moitié de la hauteur du tendon de ce dernier muscle ; circonstance qui n’avait pas encore été notée, et d’où l’auteur a tiré le précepte, pour éviter la lésion dangereuse de ce nerf, d’ouvrir la veine médiane céphalique au-dessus de la moitié inférieure de ce tendon.

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