‹ Notice analytique sur les travaux de M. LisfrancChapitre 2 sur 8 · Mémoire sur de nouvelles applications du stéthoscope · texte numérisé non relu

Mémoire sur de nouvelles applications du stéthoscope

(Août iSaS, chez Gabon.)

Tous les praticiens savent combien il est difficile, dans certain cas, de

moires de l’Académie de chirurgie en fournissent la preuve. On sait aussi combien les malades souffrent des manœuvres multipliées que les chirurgiens sont obligés de faire pour établir leur diagnostic. L’application du stéthoscope, en produisant beaucoup moins de douleur, dissipe facilement tous ces doutes. L’auteur, après avoir exposé les règles générales de l’emploi de cet instrument, appliqué aux fractures en général, passe à l’examen de chacune d’elles en particulier.

M. Lisfranc a tiré également un parti avantageux de l’usage du stéthoscope pour reconnaître les calculs de la vessie, les calculs biliaires, la tympanite, l’hydarthrose et les corps étrangers dans les articulations.

la même méthode, lorsque le squirrhe e’était développé à la suite de l’ablation d’un cancer.

i5. Mémoire sur la tumeur et la fistule lacrymales, guéries sans opération. (Revue médicale, 1826.)

Avicennes, Pott et Louis avaient guéri sans opération ; mais leurs méthodes incomplètes étaient abandonnées. M. Lisfranc les a modifiées, et, en faisant de la chirurgie médicale, trop négligée même de nos jours, sur dix malades il en a préservé huit de l’opération.

M. Lisfranc a fait des recherches nouvelles, relatives aux variétés anatomiques du canal nasal et du tendon du muscle naso-palpébral, il a ainsi rendu l’opération beaucoup plus facile.

t6. Mémoire sur V emploi du chlorure d'oxyde de calcium et de sodium

dans le traitement des ulcères simples. ( Revue médicale, 1826.)

L’auteur établit que la production des ulcères simples sur les jambes, et l’inégalité de leur fréquence sur l’une et sur l'autre, tiennent à des causes anatomiques très-différentes de celles qu’on avait imaginées avant lui. R déduit de là des méthodes curatives nouvelles, dont l’efficacité a été démontrée par de nombreuses observations. Parmi ces méthodes, la plus importante est l’emploi du chlorure d’oxyde de sodium ou de cal-

l usage du chlorure d’oxjde de sodium contre les brûlures. (Revue médicale, iSaS.)

'a résection de la reine contre les ulcères rebelles. (Revue médicale, 1827.)

! M. Lisfranc consiste h laisser couverts par la peau les [uels la veine est réséquée.

■r les amputations pratiquées sur des tissus lardacés ion squirrheux. (Revue médicale, 1826.)

dans l’épaisseui- des parois de l’estomac, de la poitrine et de l’abdomen, M. Lisfranc pensa que les cancers n’avaient .pas toujours une profondeur en rapport avec leur ancienneté, leurs adhérences et leur volume ; il imagina de pénétrer dans leur épaisseur en les divisant couche par couche, comme s’il voulait mettre à découvert un sac herniaire. Il est parvenu ainsi à constater sur le vivant que des cancers très-volumineus de la verge s’étaient arrêtés aux corps caverneux, qu’ils avaient laissés intacts. Il les a disséqués et a conservé ces organes chez des malades sur lesquels les préceptes de l’art commandaient, avant lui, d’en pratiquer l’ablation. Ces nouveaux principes ont aussi été appliques par l’anteuraux cancers de la langue, du vagin, du rectum, etc., et les mêmes résultats ont été obtenus.

Cette méthode, quoique toute nouvelle encore, est déjà admise et réputée très^avantageuse par les chirugiens anglais.

a4. Mémoire sur texcision de la partie inférieure du rectum devenue carcinomateuse. à l’Académie des sciences. Gazette médicale, i83o.)

Cette opération, que l’autorité de Morgagni et de Desault avait fait proscrire de la chirurgie, a été pratiquée avec succès par l’auteur, d’après des procédés fondés sur de nouvelles recherches anatomiques, ayant pour objet de déterminer et les rapports et la structure de la région périnéale et du bassin. Les premiers succès ayant dépassé l’attente du chirurgien , l’opération a été exécutée heureusement sur des cancers s’élevant à plusieurs pouces dans l’intérieur du rectum.

25. Mémoire sur un nouveau procédé pour pratiquer la rhinoplastie, ou l’art de refaire le nez. ( Lu à l’Académie des sciences, qui en a ordonné l’insertion dans les Mémoires des savants étrangers; le malade a été présenté guéri à cette société savante. )

à l’Académie royale de médecine une pièce très-remarquable qui vient à l’appui de l’opinion d’Ambroise Paré.

29. M. Lisfranc a imaginé les procédés nouveaux suivants pour la ligature des artères. (Voyez Coster, Manuel des opérations chirurgicales, d’après les leçons de M. Lisfranc, 3’édition, Paris, 1829; Malgaigne, Manuel de médecine opératoire, Paris, i834-1

i” Ligature de l’artère radiale.

2“ Id. de l’artère cubitale.

3" Id-. de l’artère axillaire dans l’aisselle.

4° Id. Id. au-dessous de la clavicule,

5“ Id. de la sous-clavière.

6° Id. de la tibiale antérieure.

7“ Id. de la tibiale postérieure.

8» Id. de la péronière.

9“ Id. de la fémorale,

30. Note sur la résection de 1 extrémité supérieure de thumérus. ( Ar¬

chives générales de médecine, 1823. )

M. Lisfranc a imaginé un procédé nouveau pour cette opération.

31. Nouveau procédé opératoire pour [amputation du poignet, par M. Lisfranc. (Voyez Coster et Malgaigne, ouvrages déjà cités. )

32. Nouveau procédé opératoire pour [amputation de [os maxillaire

inférieur, pasM. Lisfranc. (Voyez Malgaigne, ouvrage cité.)

33. Nouveau procédé opératoire pour la résection du premier et du cinquième métaturaien, par M. Lisfranc. (Voyez Coster, ouvrage cité.)

34. Nouveau procédé pour enlever séparément quelques os du tarse,

parM. Lisfranc. ( Archives générales de médecine, 1823.)

35. Amputation de là jambe modifiée, par M. Lisfranc. (Voyez Malgaigne, déjà cité.)

36. Tumeurs des paupières. (Gazette médicale et ouvrage cité de'

M. Malgaigne.)

Il se développe souvent dans l’épaisseur des paupières des tumeurs constituées par l’induration du tissu cellulaire. Les chirurgiens conseillent de les extirper pour peu qu’elles soient anciennes et volumineuses. M. Lisfranc a prouvé qu’elles étaient causées par des ulcérations superficielles ou par des inflammations circonscrites de la face postérieure des paupières. Il a attaqué ces inflammations, ces ulcérations par une cautérisation légère faite avec le nitrate d’argent fondu , et le succès a couronné ce nouveau moyen thérapeutique.

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